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DMGDescription générale et nature de la DMG

La diméthylglycine (DMG) a un rôle important dans le métabolisme humain; du point de vue biochimique, c'est un métabolite intermédiaire.

Des études américaines récentes ont démontré la valeur et l'innocuité de la DMG en tant qu'élément nutritif anti-stress à large spectre.

La DMG possède les effets suivants:
-stimule la réponse immune
-améliore l'utilisation de l'oxygène
-aide les fonctions cardio-vasculaires
-stimule l'utilisation de l'énergie par l'organisme
-améliore le métabolisme du glucose

Par conséquent, la diméthylglycine peut améliorer les performances physiques et mentales des individus soumis au stress et aider l'organisme dans les processus de régénération et de récupération, que ce soit suite à une maladie ou à un effort physique intense.

Les études sur l'innocuité de la diméthylglysine

Une série d'études portant sur des animaux effectués à la Medical University de Californie du Sud ont montré que la diméthylglycine est une substance alimentaire d'une parfaite sécurité d'emploi.

La diméthylglycine est un composé endogène qui est efficacement converti par le système enzymatique en métabolites qui sont soit utilisés par l'organisme soit excrétés de façon inoffensive.

Des études nutritionnelles à long terme portant sur des doses raisonnablement élevées de DMG ont montré qu'elle est inoffensive à long terme.

Une étude nutritionnelle de deux ans portant sur le rat n'a pas entraîné de problèmes de santé anormaux, même lorsque les animaux recevaient des doses quotidiennes de1/10 de la LD 50 (740 mg/kg de poids par jour).

La diméthylglycine est hypoallergène et non-mutagène.

Un rapport récent publié par Herbert et Coleman a établi l'existence d'un effet mutagène possible de la DMG lorsque mélangée avec des quantités anormalement élevées de nitrite de sodium. La Bioassay Corporation de Woburn, MA, a depuis démontré que les conclusions de ce rapport étaient erronées. Cette firme a en effet montré, en effectuant des essais répétés, que la DMG n'est mutagène ni en elle-même ni lorsque associée avec des nitrites.

La diméthylglycine est une substance alimentaire inoffensive qui est utilisée par des milliers de cliniciens et de médecins depuis bientôt une décennie sans que des effets secondaires nocifs aient été observés.

Importance de la diméthylglycine pour la santé

La recherche a montré que la diméthylglycine (DMG) est un élément nutritif qui possède les propriétés physiologiques suivantes:

-Combat le stress et peut stimuler de manière significative la performance physique et mentale.
-Peut améliorer et stimuler l'utilisation de l'oxygène par les tissus de l'organisme, réduisant ainsi les états d'hypoxie (déficience en oxygène).
-Peut stimuler la résistance à la maladie et aux infections en renforçant les deux composantes du système immunitaire que sont la production d'anticorps et de lymphocytes.
-Aide à la désintoxication.
-Peut améliorer de façon significative l'état des patients souffrant d'insuffisance circulatoire d'angine de poitrine.
-Améliore le métabolisme du glucose chez les athlètes, les diabétiques et les hypoglycémiques.
-Peut réduire les taux élevés de cholestérol et de triglycérides et améliorer la circulation sanguine.
-Peut abaisser une tension artérielle élevée.
-Réduit la fatigue due à l'entraînement et raccourcit la période de récupération après un exercice fatigant.
-Augmente le niveau d'énergie physique et mentale en réduisant l'accumulation d'acide lactique pendant l'effort physique ou mental.
-Peut retarder le développement de la cataracte chez les animaux de laboratoire.
-Peut améliorer l'éveil mental et le fonctionnement du cerveau.
-Possède des propriétés lipotropiques qui facilitent le fonctionnement du foie.
-Peut agir comme donneur indirect de méthyle et apporter des unités de construction utiles à la biosynthèse des vitamines, hormones, neurotransmetteurs, anticorps, acides nueléiques et autres molécules à activité métabolique telles que la choline, la créatine et la méthionine.

Absorption et conservation

La diméthylglycine est absorbée de façon très efficace au niveau du tube digestif, y compris la cavité buccale. L'ingestion sublinguale de DMG donne lieu à une absorption efficace et rapide dont les effets sont souvent apparents dans les 20 minutes après la prise.

Le complexe aminoacide qui effectue le transfert de la DMG à travers la paroi intestinale a été identifié et figure dans la presse scientifique. Selon les chercheurs, la DMG est rapidement métabolisée par le foie; par conséquent, l'organisme ne la stocke pas en quantités appréciables. Selon des études alimentaires, l'absorption d'une dose élevée de DMG n'entraîne pas l'apparition de quantités appréciables de produit dans l'urine, ce qui est en accord avec le métabolisme rapide de la DMG en unités à un et deux carbones.

Domaines d'application clinique

La recherche clinique menée au Canada et en Union Soviétique indique que la diméthylglycine peut être utilisée comme un supplément nutritionnel dans le traitement d'un grand nombre de troubles et de maladies reliés au stress tels que :


-maladie cardio-vasculaire
-diabète
-hypoglycémie
-arthrite
-allergies
-fatigue chronique
-emphysème
-troubles hépatiques
-alcoolisme et toxicomanies
-problèmes respiratoires
-déficiences du système immunitaire




Nutrtion et Stress
par
Jean Zin 11/04/03
La mauvaise digestion du stress (Jean Zin 11/04/03)


Bien que je vais présenter ici une synthèse inspirée des conseils de nutrition pour l'enfant autiste, je ne crois pas comme Willis S. Langford le laisse entendre que l'autisme résulte seulement d'un déficit nutritionnel mais bien plutôt que l'autisme constitue un aboutissement extrême des maladies du stress. C'est en tant que tel que l'autisme peut nous intéresser et nous permettre de déterminer les problèmes alimentaires liées au stress.

La cause des maladies du stress est le plus souvent sociale et les maladies du stress se caractérisent par un déficit en dopamine ou sérotonine plus ou moins grave, de la dépression à la schizophrénie, qui peuvent se traiter assez efficacement par la Ritaline ou des anti-dépresseurs, bien qu'il ne soit pas si facile d'ajuster les doses. On n'évoquera pas ici ces traitements neurologiques, ni la résolution sociale de ces maladies, ce qui est pourtant la finalité de ces réactions d'alarme, manifestations de détresse, d'inhibition et d'épuisement. On a vu précédemment que les différentes panacées apportant oestrogènes et monoxyde d'azote (NO, Oxyde Nitrique) peuvent compenser en partie cette déficience neurologique. Cependant, ne prenant pas le problème à sa source, ces remèdes n'ont souvent qu'un effet provisoire s'épuisant avec le temps, ce pourquoi il faut les alterner régulièrement.

Une autre voie qu'on ne peut pas négliger, est celle d'une amélioration de la nutrition. La diététique est à peu près inutile quand on est en bonne santé, c'est quand on est malade qu'il faut faire attention à ce qu'on mange. En effet le dérèglement neurologique et hormonal se répercute immédiatement au niveau digestif aggravant encore le déséquilibre des humeurs et du système immunitaire dans un cercle vicieux qui peut être fatal, entamant une dramatique dégénérescence de toutes les capacités vitales. Le rétablissement de la fonction digestive est donc indispensable au rétablissement de la santé, en premier lieu pour lutter contre les allergies alimentaires.

Les difficultés de digestion et d'assimilation engendrées par le stress sont bien connues, gaz, hypoglycémie, hyperammoniémie, hypotension après les repas, diarrhées, colon irrité, allergies, etc. D'après Willis S. Langford on pourrait imputer ce déséquilibre immunitaire, en partie au moins, à un déséquilibre de l'acidité de l'estomac (manque d'acide chlorhydrique ou du bicarbonate de soude qui doit y réagir). Le manque d'acidité entraînerait un déficit de digestion des nitrates qui provoque un déficit de production de NO et l'excès d'ammoniaque dans le sang (hyperammoniémie), avec pour conséquence à la fois un brouillard mental et une mauvaise circulation sanguine se traduisant, entre autres, par une hypotension digestive. La mauvaise digestion se répercuterait aussi sur la production des acides aminés et le passage de grandes molécules dans le sang provoquant des allergies et des perturbations neurologiques. En fait, cette hypothèse d'un manque d'acidité doit être contestée dans la plupart des cas. Il semble que l'excès d'acidité soit beaucoup plus courant, provoquant à peu près les mêmes symptômes (!) en favorisant le développement d'une candidose (invasion de champignons de type candida albicans dans le système digestif, de l'intestin jusqu'à la langue qui devient noire, jaune ou blanche, ce qu'on appelle le "muguet"). En effet, la candidose chronique polysystémique (CCPS) souvent associée à un état diabétique s'accompagne de difficultés de digestion, ballonnements, diarrhées, colite, allergies, hypotension, fatigue chronique, dépression, angoisse, cyclothymie, vision brouillée, etc. Il y a par contre sans doute surproduction de NO dans ce cas, aggravant les processus oxydatifs.

- Complexité et déséquilibres en chaîne

Je ne suis en rien un spécialiste de diététique, seulement un lecteur qui rend compte de ce qu'il a compris. La difficulté de ces questions est grande à cause de la variabilité biologique. Chacun est différent, ce qui est déficit pour l'un peut être en excès pour un autre (ainsi il peut y avoir un excès de NO chez certains alors qu'il manque à la plupart). D'autre part, on ne peut trop attendre d'une meilleure nutrition car la diversité alimentaire est indispensable ; on peut tout de même obtenir des améliorations radicales, surtout en supprimant des substances qui provoquent des allergies. Ce qui est le plus fascinant, c'est la complexité de la digestion et tous les phénomènes de rétroaction, de compensation, d'interdépendances qui font qu'en corrigeant une déficience, on peut en créer une autre. La vertu du juste milieu se situe là plus qu'ailleurs entre deux vices opposés, excès ou déficit. Le déséquilibre du système immunitaire entre inflammation et allergie peut résulter comme on le verra d'une mauvaise digestion, mais l'inverse aussi peut se produire de même qu'il est difficile de savoir si le déséquilibre des neurotransmetteurs comme la dopamine ou la sérotonine est la cause ou la conséquence des dysfonctionnement digestifs. Ce sont des processus circulaires qui s'autoentretiennent en l'absence d'intervention extérieure.

On peut donc essayer de briser le cercle infernal de la dégénérescence, mais au vu de la complexité en jeu on a aussi de grandes chances de dérégler encore plus le système digestif au lieu de l'améliorer. Il est impossible de tout doser, il faudrait prendre toutes les vitamines, tous les acides aminés, toutes les protéines, toutes les huiles... sauf celles qu'on a en trop ! Cela ressemble à la culture hydroponique (sans terre avec juste de l'eau et des produits chimiques) et ne se justifie qu'en cas de maladie ou de stress prolongé. Manger de tout est la meilleure nutrition, à condition de privilégier fruits et légumes sans oublier le poisson, quand on est en relativement bonne santé, ce n'est pas la même chose si on est handicapé par une fatigue persistante ou des allergies très perturbantes.

Beaucoup plus que l'âge, c'est la plupart du temps un stress trop long ou trop intense qui va dérégler l'équilibre immunitaire en renforçant les réactions allergiques notamment alimentaires. On peut distinguer dans notre système immunitaire les lymphocytes de type T qui se divisent en Th1 (inflammation locale, immunité cellulaire directement dirigée contre les virus, champignons et bactéries) et Th2 (allergies globales, immunité hormonale, aide les lymphocytes de type B à produire des anti-corps pouvant être auto-immunes et provoquant asthme, eczéma, etc). Les stratégies globales (Th2) sont parfois indispensables mais étant moins ciblées elles engendrent de nombreuses perturbations systémiques affectant toutes les fonctions, surtout sur la durée. Il faut presque toujours préférer les interventions ciblées (Th1) quand on peut éviter une mobilisation générale déstructurante. L'équilibre entre ces deux stratégies dépend des niveaux de cortisol, donc du stress, ou de la production de NO qui favorisent les stratégies globales (Th2). Le cortisol étant un antagoniste de la DHEA, entre autres, il diminue sa production mais aussi celle des globules blancs Th1 au profit des Th2. Le déséquilibre du système immunitaire peut avoir d'autres causes que le stress. Certains accusent les vaccinations (qui favorisent Th2), l'empoisonnement par les métaux lourds, une infection intestinale, une mauvaise alimentation ou l'abus des antibiotiques. Une surcharge du foie se traduisant par un manque continu de glutathion fait que les cellules TH1 s'empoisonnent au NO en attaquant les cellules parasitées par des fongi ou des virus.

En tout cas, ce déséquilibre mène à toute une série de maladies chroniques multiformes qui peuvent s'aggraver dramatiquement dès lors que cela aboutit à une malabsorption des aliments et donc à de graves déficiences alimentaires (acides aminés, vitamines, acides gras). En effet, dans un cercle vicieux, mauvaise digestion ou infections chroniques favorisent la candidose qui renforce encore Th2, au détriment de Th1, en augmentant les IgE responsables des allergies mais aussi de la multiplication de candidas qui produisent des neurotoxiques et détruisent les vitamines B, diminuant ainsi la production de sérotonine et de mélatonine. Ce dérèglement des humeurs retentit à son tour sur la digestion et le système immunitaire, jusqu'au niveau mitochondrial... Il y a en retour une boucle entre les cytokines du système immunitaire qui influencent la production de dopamine, noradrénaline ou sérotonine, constituant le lien entre stress et anxiété, en diminuant encore Th1 par cette voie.

Les maladies chroniques associées à la prédominance des Th2 vont des allergies, intolérances chimiques, douleurs, fatigue, insuffisance hépatique, colon irrité, hypothyroïdisme jusqu'aux maladies auto-immunes : psoriasis, sclérose en plaques, arthrite rhumatoïde, etc. On peut rattacher à ces maladies du stress l'ADHD ou TDA/H (hyperactivité avec difficulté d'attention) et même certaines formes d'autisme ou de schizophrénie.

Les déficiences alimentaires causées par le stress et une perturbation de la digestion sont innombrables : zinc, sélénium, vitamines (A, C, E, B1, B3, B6, B9, B12, B15), acides aminés (glutamine, arginine, ornithine, histadine, tyrosine, tyramine, phenylalaninecystéine, glycine, taurine), balance entre acides gras oméga-3 et oméga-6, équilibre bactérien de l'intestin. Notre alimentation habituelle génère de toutes façons un déficit en vitamines, d'une part lorsqu'elle est déséquilibrée, d'autre part du fait de l'appauvrissement en vitamines des aliments raffinés et des légumes actuels, enfin parce nous mangeons moins que nos ancêtres (Sciences et avenir, no 678, août 2003). Il semblerait que ce qui manque le plus soit le zinc (mais aussi magnésium, chrome, silice) et la vitamine A (carottes, huile de foie de morue, melon), surtout en cas d'hypothyroïdie, mais il peut aussi y avoir une hypervitaminose par excès de vitamine A, il ne faut absolument pas en prendre trop. Le zinc est nécessaire à la formation de l'hormone thyroïdienne T3 (diarrhées, pâleur, acné) ainsi qu'à l'acidité de l'estomac, il protège aussi du cadmium. Zinc et B6 seraient universellement déficients bien qu'on s'en aperçoive seulement quand on va mal ! Pour le stress, ce sont les vitamines B qui manquent le plus (et qu'on trouve dans la levure de bière).

- Le rétablissement du cycle digestif (Acidité-bicarbonate de soude)

Il y a donc plusieurs niveaux d'intervention : réduire le stress (régler une contradiction sociale), réduire la production de cortisol (en prenant du chrome, du ginseng, de la DHEA, des anti-dépresseurs), se protéger du stress oxydatif (anti-oxydants, vitamines C et E), stimuler Th1 (prendre du glutathion, des composés soufrés comme le sel marin, l'acide aminé L-glutamine ou 4 cuillères par jour d'huile d'olive réfrigérée), rétablir les apports déficitaires en probiotiques, vitamines et acides aminés, enfin rétablir le système digestif par un régime approprié dont il faut limiter en premier le sucre (c'est le plus important) mais aussi le pain (gluten) et les produits laitiers (caséine, lactose). L'apport d'acides gras, d'acides aminés et de vitamines est essentiel. Pour ceux qui auraient une acidité déficiente (personnes âgées le plus souvent, et surtout pas si on a une candidose chronique, maladie hélas beaucoup trop sous-diagnostiquée), il semble que dans ce cas le préalable soit un rétablissement de l'acidité de l'estomac. En effet, une insuffisance d'acide chlorhydrique empêche l'assimilation et surtout la décomposition des grandes molécules de protéine ou d'acides gras qui provoquent des allergies en passant dans le sang. Je garde ce chapitre pour sa description des mécanismes digestifs bien que je déconseille désormais de suivre un régime acidifiant, pour en avoir éprouvé les dangers ! Il semble plutôt qu'un corps basique soit un gage de bonne santé bien que tout soit une question de mesure (la bioélectronique met aussi en avant les propriétés électriques du corps mais je ne suis pas sûr que ce soit utilisable).

Ce sont les récepteurs H2 de l'histamine dans l'estomac qui déclenchent la production d'acide chlorhydrique. Malgré les allergies alimentaires, il faut donc éviter les antihistaminiques (Tagamet) et antiacides qui ne font qu'aggraver les problèmes d'assimilation en soulageant les symptômes dans l'immédiat. Il vaudrait mieux, au contraire, un apport d'histamine (L-histidine) mais c'est l'antagoniste de la methionine nécessaire à la cystéine et donc à la production d'acide alpha-lipoïque et du glutathion. Une boisson acide en début de repas est sans doute préférable (citron). Là encore, tout est une question d'équilibre. Boire de l'eau est le meilleur antihistaminique, la déshydratation aggravant les allergies, mais boire abaisse aussi le niveau d'acidité de l'estomac, il ne faut donc pas boire n'importe quand si on a déjà une acidité insuffisante. En particulier, il n'est pas souhaitable dans ce cas de boire pendant les repas, ni de prendre une tisane juste après. Il est préférable d'attendre la fin de la digestion, 2h après le repas, pour se désaltérer abondamment.

Les causes d'une insuffisance d'acide chlorhydrique peuvent être multiples, liées au stress, à l'âge, au niveau élevé de prostaglandines E2, aux allergies et antihistaminiques, aux maladies autoimmunes, à des déficiences en vitamines, calcium, acides gras (oméga-3 ou acide gamma-linolénique), mais aussi à l'effet du cannabis ou des opioïdes. Les groupes sanguins de type A seraient prédisposés à ce déficit d'acidité. Les effets de cette insuffisance se répercutent sur la production de sécrétine et recouvrent de nombreux symptômes : fatigue, détresse gastrique après les repas, reflux, oesophagites, inflammation gastrique ou du duodénum, gaz, langue chargée, nausée, diarrhée du matin et apparition de nourriture non digérée dans les excréments[1] (l'embêtant c'est que les symptômes d'une candidose due à un excès d'acidité sont quasiment identiques!). Pour rétablir l'acidité certains préconisent des tablettes de HCl, de l'hydrochloride de Bétaïne ou glutamique. Le Coleus Forskolin, stimule aussi HCl ainsi que les hormones thyroïdiennes T3 et T4, l'adenylate cyclase et la sécrétion d'insuline tout en diminuant l'agrégation des plaquettes et les opioïdes (en particulier ceux produit par le gluten et la caséine).

Lorsque l'intestin est irrité et liquide (par manque ou excès d'acidité!) il devient poreux et permet à des nourritures non digérées de passer dans le sang (gluten), activant le système immunitaire et donc les opioïdes (endomorphines) qui provoquent un brouillard mental (indifférence, baisse du glutathion, hypothyroïdisme), inactivant l'adenylate cyclase et donc l'AMP cyclique ainsi que la production de sérotonine à partir du tryptophan. Le brouillard peut être du à d'autres dysfonctionnements comme l'hyperammoniémie par échec de production de NO (ou excès de viandes) et transformation en GABA, ou bien encore à cause de l'hypotension digestive suite à l'insuffisance de NO justement. Lorsque la somnolence post-pandriale (après digestion) est précoce (entre 30 et 60 mn après le début du repas), on doit plutôt mettre en cause l'excès de sucre (y compris l'alcool) stimulant l'insuline qui transforme l'albumine en sérotonine. Il est difficile de faire la part des choses. En tout cas prendre du sucre fait dormir (ne pas manger de sucreries quand on conduit la nuit).

L'acide chlorhydrique (HCl) est le seul stimulus connu de la sécrétine, sécrétine souvent déficiente (également lorsqu'on a une candidose) mais qui doit justement arrêter la production d'acide chlorhydrique et déclencher celle de bicarbonate de soude et de bile ainsi que de l'acide arachidonique et du GABA. Pour rétablir ces automatismes, on peut prendre 1/2 petite cuillère de bicarbonate de soude un peu plus de 2h après la fin du repas. Le bicarbonate combat aussi la candidose, diminue l'excès d'ammoniaque (hyperammoniémie) en général associé à un excès de lysine (antagoniste de l'arginine), et permet la digestion des glucides mais il faut l'utiliser avec beaucoup de prudence car il provoque rapidement de l'hypertension (comme le sel). Pour soigner une candidose, outre le bicarbonate, il faut bien sûr éviter tout ce qui est acide et sucré ainsi que tomate, alcool, vin, fromages. Il vaut mieux ne pas prendre trop d'aliments crus, ni trop de carottes ou de maïs (trop sucrées), de lait, d'oeufs, de pain, de café, de fruits... Sur les dangers de l'acidité voir "The pH miracle" de Robert O; Young (Warner) ou le Dr Kousmine. Avant de se lancer dans une correction d'acidité, il faudrait tester son urine avec des papiers pH (après les repas. Le pH normal est 7-8. Au réveil l'urine est plus acide).

- Additifs alimentaires

Comme on l'avait vu dans un texte précédent, une des premières réponses au stress peut être l'utilisation de panacées, la plupart du temps rétablissant la production de NO avec l'apport d'arginine (ginseng, Sargenor®). Le manque d'arginine empêchant la conversion de l'azote en gaz (NO), provoque en effet une hyperammoniémie (excès d'azote, ou de nitrates, ou d'ammoniaque) qui augmente le niveau de GABA (Gamma-AminoButyric Acide) responsable d'une sensation de "brouillard", 1 heure après le repas. Cette hyperammoniémie liée au cycle gamma-glutamique implique aussi un déficit dans la formation de glutathion, chaînon indispensable des processus anti-oxydants. L'acide butyrique (ou le beurre ou la thréonine) atténue les anormalités du métabolisme de l'Azote ainsi que la L-glutamine et l'aspartate. Il faut faire attention là aussi à ne pas tomber dans l'excès, surtout sur le long terme, car l'excès de NO nuit agissant comme les radicaux libres et favorisant les réactions auto-immunes.

La prise de probiotiques est sans doute aussi une des premières choses à faire puisque l'équilibre intestinal est perturbé par le stress (et les antibiotiques présents dans la viande ainsi que par l'alcool ou le tabac). C'est sans doute le meilleur remède en cas de diarrhée et d'inflammation du tube digestif. L'efficacité reste incertaine pourtant car cela dépend du problème initial, des différentes souches, des conditions de prise... Il est sidérant de constater comme on sait très peu de choses sur l'équilibre de la flore intestinale, comme les données sont rares et contradictoires. Il semble bien pourtant que cela ne fasse aucun mal même si cela ne sert à rien parfois. En tout cas il n'y a pas recolonisation de l'intestin comme on pourrait le croire. Les probiotiques affectent surtout le haut de l'intestin, contrairement aux bactéries résidentes colonisant le bas et le côlon. De plus, les probiotiques n'intègrent pas la flore intestinale et ne restent qu'entre 2 à 20 jours maxi dans l'intestin avant d'être évacués. Multiplier les prises devrait en augmenter l'efficacité (prendre au début du repas car l'acidité tue 90% des bactéries). Prendre au mois 5 milliards de bactéries par jour. Les yaourts brassés ont très peu de bactéries, pour les autres yaourts il vaut mieux les prendre au début du repas. Il faudrait vraiment plus de recherches car il semble bien que dans certains cas cela puisse être très bénéfique.

On peut ensuite compenser les déficits les plus importants et rétablir le système immunitaire qui prend le relais de la digestion avec l'acide arachidonique (substance irritante des araignées, la digestion est une irritation) qui est une composante des réponses immunitaires inflammatoires, aggravant arthrite, diabète, sclérose en plaque, dépression, allergies, etc. L'acide arachidonique est normalement contrôlé par les prostaglandines E1. L'élément clé ici se trouve être les acides gras Oméga-3 et Oméga-6. Il faut 4 fois plus d'Oméga-6 que d'Oméga-3 dans les régions tempérées, mais le rapport peut être couramment de 25 pour 1 ce qui est très excessif. Cholestérol, eczéma, asthme, fibrose, arthrite, urination et soif excessive sont souvent le signe d'un déficit d'une enzyme transformant les Oméga-6 en acide gamma-linolénique (déficit que l'alcool ou le tabac peuvent aggraver).

L'huile d'onagre, qui appartient aux Oméga-6 est pourtant un des meilleurs remèdes semble-t-il avec l'huile d'olive et l'huile de foie de morue (Oméga-3 et Oméga-6, mais ne pas abuser de celle-ci qui stimule aussi la thyroïde et peut apporter trop de vitamines D). La raison semble-t-il, c'est que l'huile d'onagre contient (tout comme l'huile de bourrache) de l'acide gamma-linolénique (précurseur des prostaglandines E1) dont le déficit d'une enzyme ou les huiles saturés ordinaires (et margarines ou bien le stress, la vieillesse, l'alcool) bloqueraient la nécessaire transformation à partir de l'acide linoléique. La plupart du temps ce ne serait pas seulement le rapport Oméga-3 / Oméga-6 qui poserait problème mais cette conversion en acide gamma-linolénique (AGL). Ce qui est le plus mauvais, ce sont les Oméga-6 non transformés et avant toute supplémentation en Oméga-3 (dont le stockage est souvent suffisant) il faudrait rétablir l'AGL avec l'huile d'onagre, en lui associant la vitamine E, pour ses propriétés anti-oxydantes. A part l'huile d'onagre il faudrait minimiser les autres Oméga-6 (ainsi que les huiles ordinaires saturées) et les équilibrer avec des Oméga-3 pour produire plus de prostaglandines E1 et diminuer les E2 (liées à l'acide arachidonique), ce qui stimule la production de bicarbonate de soude. Il faut donc manger du poisson gras (sardine, thon, maquereaux, saumon), des graines de lin ou de chanvre, du fromage de brebis ou de chèvre, du soja, de la spiruline (plus controversée car sa vitamine B12 serait inactive et antagoniste à la véritable B12 active), des noix et huiles de noix (pas l'huile de carthame, de tournesol ou de sésame qui contiennent aussi des oméga-6 et pourraient augmenter le niveau de triglycérides dans le sang). A noter que l'huile de lin s'oxyde trop vite pour être utilisable et que l'huile de chanvre qui est une des meilleures huiles s'oxyde assez rapidement aussi (il ne faut pas utiliser de vieilles huiles ni la faire chauffer). Sinon, il faut réduire au maximum laitages, sucres et autres carbohydrates, viandes (sauf le foie qui est recommandé, surtout de volailles). Encore une fois, tout est une question d'équilibre, de balance entre Oméga-3 et Oméga-6. Il faut être dans la "zone" (Enter the zone, Barry Sears) pour contrôler l'équilibre de l'acide arachidonique, mais trop d'anti-oxydant par exemple peuvent bloquer le fonctionnement des prostaglandines et il est bien difficile d'arrêter de prendre de l'huile d'onagre au bout de quelque temps après avoir été convaincu de ses bienfaits quand on en manquait. C'est donc très compliqué, il faut se méfier des excès mais il y a heureusement toujours une marge importante, régulation et stockage par le corps. L'équilibre des acides gras semble de plus en plus important pour la santé, une véritable panacée agissant sur le système immunitaire mais aussi sur l'agrégation des plaquettes, la production de NO, la tension, la vision, la production de sérotonine et dopamine (dépression), etc. Ceci dit, tous les repas devraient être équilibrés entre gras, sucres (ou hydrates de carbone) et protéines.

Le métabolisme des acides gras essentiels

Une fois que l'apport en acides gras est assuré, on peut améliorer leur rendement, leur transport dans la cellule qui est assuré par la Carnitine. La L-carnitine qu'on trouve dans la viande et qui peut manquer aux végétariens procure l'énergie aux mitochondries. Il faut donc la compléter avec des acides gras (huile d'onagre ou huile de foie de morue), mais en accélérant leur métabolisme elle augmente l'oxydation et le vieillissement des cellules, en plus des niveaux d'acetylcholine, ce pourquoi il faut toujours l'utiliser modérément et l'associer à des anti-oxydants comme l'acide alpha-lipoïque et la vitamine E. Le corps produit normalement la carnitine à partir de la lysine, la methionine, la niacine et la vitamine B6.

Il ne reste plus ensuite qu'à restaurer la fonction déprimée des neurotransmetteurs. Parmi les conséquences d'une candidose, d'une diarrhée chronique ou des défauts de sulfatation (phenol-sulfotransferase), il y a en effet un déficit en vitamines B qui retentit sur le métabolisme du glucose et la production des neurotransmetteurs (dopamine ou sérotonine), en particulier le déficit en Niacine (vitamine B3 ou PP, Nicobion®) qui peut venir du stress, de l'âge, de la fatigue ou d'un régime végétarien (surtout maïs) ou encore du sucre raffiné. On trouve la niacine dans la levure, les champignons, le foie, le thon, les dates, le gingembre, les petits-pois, l'abricot, la banane, le café, etc (la levure de bière constitue le meilleur apport des différentes vitamines B, au coût le plus bas, et les vitamines B agissants en synergie il vaut mieux prendre un complexe de vitamines B qu'une vitamine comme la B1 ou la B3). Ce déficit produit appréhensions, peurs, agressivité et dépression en diminuant la production de dopamine et de noradrénaline. Les symptômes en sont : irritations de peau, manque d'énergie, vertiges, langue rouge, nausées. La niacine peut augmenter aussi la production d'hormone de croissance, ce qui est largement bénéfique surtout aux personnes âgées. C'est la drogue des scientologues, sensée "purifier" mais dont certains abusent, ce qui n'est pas sans risques au-delà de 2g par jour. A des doses supérieures à 16mg, elle protège du diabète et du cholestérol, augmente la sérotonine et réduit les dépendances (tabac, alcool). On la préconise pour l'arthrite. On l'a utilisé aussi, avec des fortes doses de vitamine C, dans le traitement de la schizophrénie (Dr H. Osmond et le Dr A. Hoffer) avant la découverte des neuroleptiques. Le manque de dopamine et/ou norepinephrine, ou trop d'acétylcholine, cause diarrhée, colon irrité, crampes, estomac nerveux, salivation excessive, insuline élevée, baisse de la circulation cérébrale, jambes agitées. Il faut préférer la niacinamide (ou nicotinamide) à la niacine (ou acide nicotinique) car au-delà de 2g la niacine peut donner des démangeaisons, élever l'acide urique (goutte), être toxique pour le foie (mais la niacine est plus efficace contre le cholestérol et le diabète). Les formes NAD (nicotinamide adénine dinucléotide) ou NADH sont sans doute préférables encore.

La vitamine C est indispensable en complément, c'est la vitamine dont l'effet excitant est le plus évident, bien qu'avec une certaine nervosité (voire anxiété). Comme il n'y a pas de surdose et qu'elle apporte de nombreux bienfaits, il ne faut pas s'en passer mais si certains prétendent qu'elle n'empêche pas de dormir ce n'est pas du tout mon expérience et la nervosité est le signe qu'on en a pris trop ! Sinon c'est une véritable source de bienfaits, antioxydant, antiviral, anticholestérol, production de dopamine et de collagène, protection des fumeurs du monoxyde de carbone. Elle favorise l'absorption du fer, la formation des globules blancs, la production d'interféron. Elle est enfin indispensable à la formation du cerveau et du système nerveux du nourrisson. Une telle palette manifeste le caractère archaïque de la vitamine C dans le fonctionnement biologique, comme facteur de transition entre les hormones et les vitamines. Seulement contrairement aux autres mammifères, depuis 55 millions d'années les primates (et le cobaye) ont perdu la capacité de synthétiser la vitamine C, devenant dépendants de l'apport externe de cette substance essentielle. Il se peut que ce soit l'abondance de vitamine C dans leur alimentation qui a provoqué la perte de sa production intrinsèque mais on peut y voir aussi un facteur de régulation des populations en fonction des ressources alimentaires. Dans ce cas l'apport de vitamine C serait vraiment vital et, comme en d'autres domaines, ce qui caractérise les hominidés c'est bien leur fragilisation, leur sensibilité exacerbée plutôt que leur adaptation au milieu.

On peut aussi remédier au manque de dopamine par la L-Dopa de certaines fèves (vicia fava ou féveroles) ainsi qu'avec la plante indienne Mucuna pruriens, mais l'effet à long terme de la L-Dopa est problématique, pouvant asphyxier les neurones. Certains conseillent pépins de courge et graines de tournesol (à vérifier).

Il n'y a pas que les vitamines B3 qui manquent à des systèmes déprimés ou vieillis. Avec l'âge ou le stress (ou l'alcool ou des problèmes intestinaux) on peut manquer d'acide folique (B9) qu'on trouve dans les noix, le foie, les lentilles, le soja, le melon, la banane, le fromage, la salade, les oeufs, les champignons et, comme la plupart des vitamines B, dans la levure de bière. Son déficit, plus marqué chez les femmes enceintes, se traduit par des troubles digestifs, neurologiques et sur les muqueuses (gencives, langue). Ce déficit aurait un rôle dans la sclérose en plaque (avec celui des vitamines D et B12) et serait responsable de certaines migraines et de dépressions causées par l'homocystéine normalement éliminée par l'acide folique. Au niveau cérébral, la vitamine B9 participe directement à la synthèse de nombreux neuromédiateurs, dont la dopamine, l'adrénaline et la noradrénaline. Elle est donc nécessaire au développement harmonieux et au bon fonctionnement du système nerveux (on en donne pour le TDA/H). Ne pas dépasser 5 mg par jour et prendre avec des vitamines B12, B1 et B6. Certains prennent de la quinine et des vitamines E avec (pour jambes agitées). Ce qui est sûr c'est qu'il peut y avoir démyelination en cas de déficience en acide folique ou B12.

Les vitamines B12 ont besoin pour être absorbées de l'acidité de l'estomac, de vitamine B9, de pas trop de graisses, et d'une glycoprotéine appelée "facteur intrinsèque" déficiente en cas d'inflammation de l'estomac (la maladie de Crohn ou bien l'anémie pernicieuse dite de Biermer ou d'Addison, maladie auto-immune après 40 ans, avec achlorydie, baisse des globules rouges et atrophie fundique, inflammation de la langue, fourmillement dans les jambes, anorexie). On en trouve surtout dans le foie mais aussi dans les oeufs, le poisson, le crabe, les volailles, les escargots, les levures et la bière. Elle est recommandée dans l'anémie, la fatigue chronique, l'asthme, l'allergie, la sclérose en plaque, les douleurs rhumatismales, les crampes, les tendinites, les colites, le diabète, les troubles de l'équilibre et la dépression. La prise de vitamine C exige un apport supplémentaire de B12. Lorsqu'on n'est pas végétalien c'est plutôt son absorption qui peut être déficiente (achlorydie, candidose, colite, alcool, pilule). Des tests biologiques peuvent mettre en évidence ce déficit mais pas toujours au niveau du cerveau.

On devrait privilègier d'abord les vitamines C et B6 (ou levure de bière) qui constituent avec le magnésium le premier niveau de compensation du stress. Les remèdes les plus employés ne sont pas les moins efficaces même s'ils sont souvent insuffisants et mal utilisés. Normalement il ne faut pas dépasser la dose de 1g de vitamine C et de 10mg de B6 (mais en cas de maladie ou stress intensif les quantités de vitamine C peuvent être multipliées par 10 s'il le faut !). On ne peut passer tout en revue sans noyer le lecteur et perdre tout repère. La complexité est infinie. Il faut savoir dégager l'essentiel et s'y tenir tout en ayant conscience de la complexité des équilibres en jeu. On devrait sans doute parler des glycoprotéines (Ambrotose®), dont l'importance n'a été découverte que très récemment, mais elles ne sont pas encore disponibles facilement, au contraire de la plupart des autres produits cités (et sans ordonnance). Ces complexes de différents glucides sont sensés améliorer les communications inter-cellulaires avec des bénéfices qui ne sont pas négligeables puisque c'est un produit qui a été envisagé comme protection contre une guerre bactériologique. Ce qui s'en rapproche le plus c'est l'Aloes (Aloe vera) qu'on peut essayer, si le besoin s'en fait sentir après tout le reste mais dont l'efficacité est controversée. Bien d'autres produits peuvent améliorer la digestion : Bethanecol, stimulants pancréatiques, DMSO (panacée surtout pour arthrites, colites et colon irritable), etc. Il semble bien pourtant qu'une alimentation équilibrée à base de fruits et légumes avec un peu de poisson rende inutiles une bonne partie de ces additifs alimentaires (dans une étude récente seuls les hommes auraient profité de la prise de vitamines en baissant de 30% l'incidence des cancers, preuve de leurs carences alimentaires, alors que les femmes en auraient moins besoin car elles se nourrissent mieux en général. Selon Science et Avenir d'août 2003 des suppléments de vitamines seraient toujours bénéfiques car on mange moins que les singes et de la nourriture de moins bonne qualité. Par définition, les vitamines peuvent nous manquer puisqu'elles ne sont pas produites par le corps).

- Exemples de cures

L'amélioration de l'état physique dépend en grande partie de la qualité du sommeil (la privation de sommeil augmente insuline et cortisol) ainsi que de l'activité physique qu'on ne peut séparer de l'alimentation constituant le 3ème pôle impliquant le corps biologique. L'amélioration de la situation de stress et la reconnaissance sociale constituent la solution sociale, non corporelle, d'un malaise corporel, et sans doute la seule véritable solution mais le rétablissement de la digestion permet de retrouver une grande partie de ses moyens et d'abord de ne pas sombrer après chaque repas soit par hypotension au moment de l'afflux de sang dans l'intestin, 1 heure après le début du repas, soit par brouillard et sommeil plutôt 1h1/2 ou 2h après, causé par une hyperglycémie, une hyperammoniémie, une candidose, un excès d'opioïdes ou des allergies alimentaires.

On a vu que l'apport en arginine pour améliorer le métabolisme du NO est sans doute la première chose à essayer (Sargénor®) avec la baisse du cortisol (ginseng) et la prise de probiotiques. Boire beaucoup est aussi essentiel, du moins entre les repas car il vaut mieux éviter pendant pour ne pas perturber l'acidité de l'estomac. 1h avant le repas il est recommandé de boire un grand verre d'eau (pas trop de fluor qui aggrave l'hypothyroïdisme), on peut éventuellement prendre aussi un peu d'argile au début. Pour être en forme il faudrait boire 8 verres d'eau par jour (2 litres !), améliorant notamment la circulation sanguine et les réactions allergiques :

Manger peu et bien mâcher sans trop boire d'eau (faites ce que je dis, pas ce que je fais!).

Eviter laitages, pain et céréales (allergies), maïs, sucres (candidose, sérotonine). L'insuline (sucres) diminue l'hormone de croissance entre autres. Ne pas consommer trop de protéines (hyperammoniémie).

Privilégier :

huile d'olive (mieux : huiles de noix ou de chanvre)

beurre (un petit peu)

herbes aromatiques et gingembre

poisson (huile de poisson, sardines, thon, saumon)

foie de volaille (pas trop à cause des antibiotiques, de la vitamine A et du cholestérol), tripoux, andouille

haricots ou féveroles, choux, lentilles, soja, riz (varier les légumes, limiter pâtes et pommes de terre)

Eviter par contre les desserts (et boissons) sucrés

Pour le reste tout dépend des gens et des moments, ce ne sont que des exemples qu'il faut adapter.

Sans le recommander spécialement, j'ai trouvé cette recette curieuse sur Internet :

préparer deux verres.

L'un contient de l'eau plate avec un jus de citron sucré ou non.

L'autre contient de l'eau avec du bicarbonate de soude (1/3 de cuillerée à café pour 20 centilitres d'eau). Il suffit de prendre successivement une gorgée de chaque verre, et cela plusieurs fois par jour. Dans l'estomac, au contact de l'acidité du citron, le bicarbonate se décompose et libère du gaz carbonique (sous forme de bulles). Le gaz carbonique a des propriétés sédatives, calmant les spasmes de l'estomac. Une préparation similaire était utilisée autrefois sous le nom de Potion de Rivière.

- Suppléments :

Levure de bière (apport de vitamines B complet et peu onéreux, B1, B2, B3, B5, B6, B9)

Huile d'onagre (evening primrose)

Vitamine C +

B6, magnésium, calcium

zinc (plutôt 2h après le repas)

De façon plus mesurée et ponctuelle (préférer les apports alimentaires), un complexe de vitamines ou :

vitamine A et D (huile de foie de morue) attention à l'hypervitaminose !

vitamine E, acide folique (B9), B12

vitamine B3

L-carnitine, acide lipoïque

sélénium, B15 (acide pangamique)

acides aminés

gentiane, papaye, lécithine

On peut compléter avec Ginseng, Ginkgo biloba, Gomphrena, Aloès, Mucuna pruriens

vanille?

Quinine (Schwepps) is still used in modern herbal medicine to treat urinary infections, edema, gastric disorders, and rheumatism. (Ody 1993, Schar 1993). Ne pas prendre de la quinine tout le temps.

Régime acidifiant (achlorhydrie) :

Le café en début de repas peut être bénéfique ici, ainsi que la vitamine C renforçant l'acidité

Un peu avant le repas prendre un café pour couper l'appétit (il vaut toujours mieux manger peu) et ne pas dormir après le repas (une sieste d'un quart d'heure est toujours bénéfique). Le café en fin de repas est agréable mais ne sert pas à grand chose. Trop de café dérègle la digestion (et le sommeil), l'acide caféique a une activité anti-vitamine B1, plus de 200ml de café aggrave l'inflammation et favorise les maladies cardiaques. Prendre du café doit sans doute perturber l'assimilation et il ne faut pas se détraquer l'intestin alors qu'il est essentiel d'en rétablir un bon fonctionnement, il vaudrait donc mieux s'en passer en dehors du café du matin qui a l'avantage de stopper la production de mélatonine, mais je trouve que c'est un bon truc quand on en a besoin.

Commencer par boire 1/2 citron

Des fruits en début de repas sont une ancienne et bonne tradition (on dit "entre la poire et le fromage") bien que ce soit une habitude perdue.

On peut boire 2 verres de vin (ou mieux de la piquette!)

crudités (carottes râpées, ail, poireaux)

fruits (bananes, éviter les pommes dont l'arabinose favorise hypoglycémie, candidose et allergies), noix

pas trop de fromage (préférer les fromages de chèvre ou de brebis)

Ce régime est destiné à rétablir une acidité déficiente. Trop prolongé, il provoque une candidose !


Régime alcalinisant (candidose) :

La plupart du temps, et surtout en cas de candidose, il faut au contraire baisser l'acidité de l'estomac, ce qui implique d'éviter les boissons acides, le vin, les laitages, le café, les fruits acides ou trop sucrés, les crudités, le pain, le fromage, les fruits de mer, les champignons. La question des agrumes et principalement du jus de citron n'est pas très claire. Il semble que malgré leur acidité ils provoquent une réaction basique du corps, mais tout dépend des doses, etc. Une candidose est causée par des antibiotiques, une déficience immunitaire ou le plus souvent par un diabète (une hyperglycémie). Pour éviter de nourrir les champignons, il faut supprimer sucre, thé, pistaches, noix, charcuteries et réduire les graisses. Il reste la soupe et les légumes cuits, la salade, le céleri, (les carottes malgré le sucre?), le soja, le riz complet, la choucroute, les poissons, les yaourts, l'ail, le gingembre, la cannelle. L'ail est un véritable remède antifongique, mais il est irritant et donne une mauvaise odeur inistante. On peut préférer la cannelle, le gomphrena, la sauge, de l'huile d'onagre. Les probiotiques sont fortement recommandés. Il est le plus souvent indispensable, en cas de candidose déclarée, de prendre un médicament antifongique (Triflucan®) mais l'extrait de pépins de pamplemousse est très efficace, aussi étonnant que cela puisse paraître.

Le bicarbonate de soude est utile mais assez vite cela déclenche une hypertension à cause du sodium (de 1825 à 1875 les pastilles Vichy ne contenaient que du bicarbonate...) et il faut se méfier des effets rebonds ou des doses trop fortes. Sauf ponctuellement (2h après la fin du repas, 1 petite cuillère pas trop pleine) on ne l'utilisera donc qu'en bains de bouche. Il vaut mieux boire beaucoup d'eau, avec un pH de 8 (ou de l'eau de Vichy). Le test urinaire avec des papiers pH est indispensable pour arrêter le traitement dès que le milieu est assez basifié.

Le difficile secret est de garder la mesure (tout excès sera puni) et de s'adapter aux réactions du corps sans renoncer à explorer prudemment de nouvelles voies. Même la suppression de tout excès est excessive. Ce n'est pas parce que tout dépassement des limites exige une compensation qu'il serait préférable de rester impassible tout le temps, nous avons besoin de sensations fortes mais passé les bornes il y a encore une limite, il faut savoir s'arrêter à temps, ne pas être figé dans une habitude et ne pas dérégler les équilibres (je m'y suis laissé prendre moi-même...).

Le régime du Sud-Ouest est considéré comme un des meilleurs pour la santé, proche du régime de référence qui est le régime crétois. Le jeûne est très bénéfique, aussi on peut préférer le "régime orthodoxe" qui est un régime crétois avec de nombreux "jeûnes" religieux ou plutôt de "jours maigres" privilégiant les produits de la mer.


Le syndrome prémenstruel et l’alimentation« Syndrome prémenstruel » (SPM) est une expression qui sert à identifier plusieurs symptômes — autant émotionnels que physiques — qui se présentent quelques jours avant les menstruations1. Bien que 70 % des femmes éprouvent des inconforts à l’approche des menstruations, seulement 3 % à 5 % d'entre elles répondent vraiment au diagnostic de SPM.

Les symptômes du SPM

Rétention d'eau (prise de poids, jambes lourdes, transpiration abondante, seins douloureux, gonflés et tendus).
Tension nerveuse, humeur changeante, irritabilité, dépression, anxiété, agressivité.
Fringales d'aliments sucrés ou salés.
Maux de tête ou migraines.
Douleurs physiques, en particulier aux reins, à l'estomac et dans la région pelvienne.
Fatigue souvent accompagnée de troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie).
Problèmes cutanés (acné, peau grasse, pilosité accrue).
Augmentation ou diminution de la libido.


Les causes du SPM ne sont pas connues. À ce jour, la recherche se concentre sur trois aspects : le déséquilibre hormonal, les carences nutritives et les désordres chimiques au cerveau. L'hormonothérapie est utilisée dans le traitement des déséquilibres hormonaux. Mais il faut savoir qu’une saine alimentation joue aussi un rôle déterminant dans l’équilibre fragile qui s’opère au sein du système hormonal et du cerveau.

Dans cette fiche, il sera question des habitudes alimentaires à adopter afin de réduire les symptômes du syndrome prémenstruel. En effet, les aliments fournissent à l'organisme féminin ce dont il a besoin pour son bien-être.

Consommer du calcium
Un bon apport quotidien en calcium réduirait les symptômes prémenstruels2 en agissant sur les réactions chimiques du cerveau.

Voici différentes façons d’obtenir 1 200 mg de calcium par jour. (Vous pouvez aussi consulter notre Palmarès des nutriments sous Calcium).

100 g (2/3 tasse) de tofu (avec sulfate de calcium, à retrouver dans la liste d’ingrédients)

250 ml (1 tasse) de lait 1 %*

125 ml (1/2 tasse) de jus d’orange enrichi de calcium


100 g (2/3 tasse) de saumon en conserve avec arêtes*

175 g (3/4 tasse) de yogourt

1 tasse de chou chinois cuit

50 g (1/3 tasse) de fromage mozzarella


60 ml (1/4 tasse) d’amandes brunes

250 ml (1 tasse) de boisson de soya enrichie*

250 ml (1 tasse) de doliques à oeil noir

125 ml (1/2 tasse) de fromage ricotta


*Également source de vitamine D.

Réduire la consommation de caféine
La caféine pourrait contribuer à faire augmenter l’irritabilité, l’anxiété et l’insomnie ainsi que la sensibilité des seins. Une recherche a démontré que plus les répondantes consommaient de caféine, plus elles risquaient de souffrir du syndrome prémenstruel3.

Aliments et boissons riches en caféine
Solutions de rechange

Café, thé, chocolat, boissons gazeuses, boissons énergétiques (contenant du guarana), maca, suppléments destinés aux sportifs ou aux gens en perte de poids (lire les étiquettes).
Café décaféiné méthode suisse, thé déthéiné, caroube, café de chicorée, café de céréales, tisane, jus de fruits sans sucre ajouté, eaux gazéifiées, jus de fruits gazéifiés, eau.


Manger davantage de légumineuses et de céréales entières
Fournissant beaucoup de glucides lents et de fibres alimentaires, les légumineuses et les produits céréaliers permettent d’éviter l’hypoglycémie. Ils favorisent aussi la fabrication de sérotonine au cerveau, ce qui peut avoir un effet positif contre les états dépressifs, la tension, l’agitation et la fatigue4,5. D’ailleurs, une diète riche en produits céréaliers complets, en légumineuses ainsi que faible en matières grasses, comme l’alimentation végétarienne, semble efficace pour diminuer la durée du syndrome prémenstruel et l’intensité des crampes menstruelles6.

À PRIVILÉGIER
À LIMITER



pain de grains entiers (contenant de 2 g à 3 g de fibres par tranche)
céréales à déjeuner riches en fibres (contenant 3 g de fibres par portion et moins de 5 g de sucre)
crème de blé entier, de riz brun et d’orge
boulghour, riz brun, riz sauvage, quinoa, orge et millet
pâtes alimentaires de blé entier, de kamut ou d’épeautre
craquelins de seigle
craquelins multigrains ou de blé entier
muffin au son fait maison
petit pain pita de blé entier
bagel de blé entier, d’épeautre, de kamut ou multigrains
pain hot-dog ou hamburger d'épeautre ou de blé entier
pain kaiser de blé entier
légumineuses : lentilles, pois, haricots.


pain à la farine blanche (pain tranché, à hamburger ou hot-dog, baguette, croissant, pita, bagel, etc.)
biscottes et croûtons à la farine blanche
tortillas et croûtes à pizza à la farine blanche
pâtes alimentaires blanches
couscous
riz blanc instantané ou précuit
risotto
vermicelles de riz
gnocchis
céréales sucrées
crème de blé commerciale
fruits en conserve ou en compote
pomme de terre sans la pelure
croustilles (de pomme de terre ou de maïs)
bière
tapioca
chocolat au lait
biscuits secs (petits-beurre)
fécule de maïs
desserts sucrés
barres tendres sucrées.


Réduire la consommation de sodium
Principale composante du sel, le sodium peut causer des ballonnements, de la rétention d’eau et une sensibilité des seins7. Choisir des aliments qui contiennent moins de 140 mg de sodium par portion. Consulter le tableau d’information nutritionnelle sur l’étiquette des produits alimentaires.

Trucs pour réduire le sodium

Remplacer le sel de table par des fines herbes ou des épices.
Consommer avec modération le fromage, le jus de tomate et de légumes ou choisir des produits faibles en sel.
À défaut de légumes frais, préférer les légumes congelés et toujours rincer les légumes en conserve.


Aliments salés à éviter
Sel de table, sauce soya, sauce tamari, charcuteries, poissons fumés, marinades, olives, choucroute, sauces et soupes commerciales, aliments enrobés de sel, chips salées, noix salées, repas congelés, sels d’ail et d’oignon, soda, poudre à pâte, sel de mer, eau minérale contenant plus de 23 p.p.m. de sodium (mg par litre).

Obtenir l’apport nécessaire en magnésium
Les femmes devraient avoir un apport en magnésium de 300 mg à 400 mg par jour. Celui-ci pourrait réduire l’inflammation, et donc les douleurs menstruelles8-10, ainsi que la nervosité, les sautes d’humeur, la sensibilité des seins. Un apport adéquat pourrait aussi contribuer à limiter la prise de poids.

Pour atteindre ses besoins en magnésium, il faut manger des noix, des graines, des céréales à grains entiers, des légumineuses, des légumes ainsi que du poisson. Il faut également réduire la consommation d’alcool, de caféine et de boissons gazeuses parce qu’ils contribuent à l'élimination du magnésium.

Voici des idées d'aliments qui, pris dans une même journée, fournissent 400 mg de magnésium. (Pour d’autres sources de magnésium, voir notre Palmarès des nutriments sous Magnésium.)

60 ml (1/4 tasse) de noix du Brésil

30 g (1/4 tasse) de céréales de son, de type All Bran

100 g (2/3 tasse) de thon

125 ml (1/2 tasse) d’épinards cuits


Favoriser les plats végétariens
Il semble qu’un régime végétarien faible en matières grasses puisse aider à atténuer le syndrome prémenstruel6. Sans devenir complètement végétarien, on peut certainement remplacer, plusieurs fois par semaine, les viandes par des légumineuses, du tofu, du poisson et des fruits de mer. Les noix et les graines peuvent aussi compléter l’apport en protéines.

Voici le programme proposé :

Sources de protéines
Nombre de repas par semaine

Légumineuses (haricots, pois, lentilles)
3 à 4 repas

Tofu
1 à 2 repas

Poisson
3 repas

Fruits de mer
1 repas

Volaille
3 à 4 repas

Beurre d’arachide
1 à 2 fois

Oeufs
1 repas de 2 oeufs

Viande (boeuf, porc, veau, agneau, viandes froides, etc.)
1 à 2 repas

Noix et graines
plusieurs fois


Prendre trois repas équilibrés et des collations
Il est bien démontré que les femmes qui souffrent du syndrome prémenstruel consomment davantage de nourriture avant les menstruations qu’après11. Le simple fait de manger équilibré, à heures régulières, peut permettre d’éviter les fluctuations du taux de sucre sanguin, responsables des rages de sucre et de l’augmentation de l’appétit durant cette période.

Prendre une collation riche en glucides complexes, deux à trois heures après les repas, peut aider à éviter les rages de sucre ainsi qu’à diminuer l’irritabilité, la confusion, les sautes d’humeur et les symptômes de la dépression12. On peut donc consommer de deux à trois collations par jour.

Collations riches en glucides complexes

Craquelins de seigle avec hoummos
Muffin au son fait maison et yogourt
Galettes multigrains et boisson de soya
Barre tendre peu sucrée et pouding de soya
Carrés aux dattes et lait de chèvre
Bol de céréales riches en fibres et lait de vache oméga-3


Augmenter l’apport en oméga-3
Les acides gras oméga-3, d'origine végétale et marine, favorisent la production de molécules anti-inflammatoires, ce qui réduit la contraction des muscles de l’utérus et les douleurs13-14.

Pour obtenir un bon apport en oméga-3 marins et végétaux

Chaque semaine, deux à trois repas de 150 g de poisson parmi les suivants : saumon, truite, maquereau, sardines, thon, flétan, hareng. L’huile de krill serait particulièrement intéressante pour réduire le SPM13.
Chaque jour, l’une ou l’autre des options suivantes :
Oméga-3 végétal
Quantité

Graine de lin moulues
1 c. à thé

Graines de chanvre
1 c. à table

Huile de canola
1 c. à table

Huile de chanvre
1 c. à thé

Huile de lin
½ c. à thé

Noix de Grenoble
2 à 3




Augmenter l’apport en certains nutriments
La prise d’un comprimé de multivitamines et minéraux chaque jour peut combler, à l’exception du calcium, les différents nutriments qui peuvent être manquants.


Fer. En cas de pertes sanguines abondantes, il est important de refaire ses réserves de fer après chaque période de menstruation, sinon la fatigue se chargera de le rappeler. La mélasse verte constitue une excellente source de fer, de magnésium et de calcium. En plus, elle saura peut-être calmer les envies de sucre durant la période prémenstruelle. Outre la mélasse, les viandes, les légumineuses et les légumes verts constituent les meilleures sources de fer.
Pour d’autres sources, voir notre fiche Fer dans le Palmarès des nutriments.

Zinc. Une déficience en zinc diminue la production de progestérone et d’endorphines, de merveilleuses hormones qui procurent une sensation de bien-être. Les graines de citrouille, les abricots, les huîtres, les légumineuses et les céréales entières en sont d’excellentes sources.
Pour d’autres sources, voir notre Palmarès des nutriments, sous Zinc.

Vitamine E. La vitamine E réduirait l’inflammation, et donc les douleurs menstruelles10,14. On ne peut toutefois pas obtenir cet effet uniquement par les aliments, il faut prendre un supplément.

Vitamine B6. Les recherches sur les effets de la vitamine B6 pour réduire les symptômes d’anxiété et d’irritabilité reliés au syndrome prémenstruel sont contradictoires. Un manque de vitamine B6 est rare, mais la prise de certains médicaments en diminue l’absorption, dont les anovulants et les antidépresseurs de type IMAO. Dans ce cas, prendre un supplément (100 mg maximum)10 et voir si cela apporte des bienfaits.

De bons trucs
En faisant l’épicerie, prévoir au moins trois repas de poisson et trois repas de légumineuses par semaine. Ce sera une bonne base.
Ajouter de la boisson de soya dans les céréales. Fabriquée à partir d’une légumineuse, la boisson de soya est riche en calcium et en vitamine D.
Cuisiner, chaque semaine, une recette de muffins, de galettes ou de pain santé afin d’en avoir pour les collations.
Cuisiner des barres granola à base de graines de lin et de chanvre pour combler les besoins en glucides et en oméga-3.
Utiliser le vinaigre, le jus de citron et les fines herbes pour assaisonner afin de réduire la consommation de sodium.
Remplacer le café ordinaire par du décaféiné.
Fiche créée le : 6 mars 2006






Maïs OGM

Vidéo à voir vite
Etonnant
regardez vite ça, pendant qu'on peut encore.
Voici le lien vers un documentaire d'investigation très instructif..
Sans Doute trop pour certains.
Il a été produit par Canal + mais interdit d'antenne.
Sa diffusion sur le net est provisoire.
Il faut donc le visionner rapidemment.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886






Un champignon redonne espoir aux personnes intolérantes au glutenSANTE. La société genevoise FunZyme BioTechnologies s'attaque à un marché estimé à plusieurs milliards de dollars.


Ghislaine Bloch
Mardi 3 octobre 2006

Dans la campagne genevoise, une maison villageoise a été réaménagée en laboratoire de haute technologie par la société FunZyme BioTechnologies. Celle-ci a pour spécialité d'étudier les champignons pathogènes, entraînant des mycoses qui s'attaquent aux ongles. «Comment exploiter cette puissance destructive à des fins positives?» s'est interrogé RetoStöcklin, CEO et fondateur de FunZyme BioTechnologies. Le scientifique semble avoir trouvé une réponse. Ces champignons pathogènes pourraient traiter la maladie cœliaque qui se caractérise par une intolérance au gluten, une protéine que l'on retrouve dans le blé et d'autres céréales (seigle, orge, froment, épeautre). Cette maladie auto-immune qui touche 1% de la population, ne dispose d'aucun traitement.

Reto Stöcklin et deux chercheurs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) – Michel Monod et Eric Grouzmann – ont analysé la sécrétion de ces champignons pathogènes. Ces enzymes très puissants, appelés protéases, sont capables de faire fondre un ongle. «Nous avons séquencé ces protéases, les avons clonées dans de la levure pour les produire en grande quantité et avons découvert qu'elles possédaient un certain nombre de fonctionnalités. Elles sont notamment capables de couper d'autres protéines et de les décomposer en simples acides aminés.»

Dans le cas de la maladie cœliaque, le gluten n'est pas dégradé par le système digestif comme il se doit. Le gluten est mal digéré et une accumulation de produits toxiques (les gliadines, petits peptides dérivés du gluten) intervient au niveau de l'intestin, ce qui déclenche des réactions inflammatoires. Les symptômes sont très variés: douleurs abdominales, diarrhées chroniques, anémie, grande fatigue. «Les enzymes de champignons que nous avons étudiés sont capables de dégrader ces morceaux de gluten en acides aminés.»

La preuve de concept a déjà été réalisée. Prochaine étape: encapsuler ces enzymes et les proposer comme médicaments ou additifs alimentaires. Manger du pain, des pâtes ou tout autre aliment à base de farine serait alors possible.

Fondée en avril 2005 et figurant parmi les lauréats du Prix Venture, FunZyme BioTechnologies va demander une procédure simplifiée de mise sur le marché de son produit, étant donné qu'il n'existe aucun traitement actuellement disponible. Mais un tel médicament ne devrait pas être disponible avant six à huitans. «Nous cherchons des investisseurs pour compléter les études précliniques et lancer les phases cliniques. Six millions de francs dans l'immédiat et 12 millions supplémentaires d'ici à deux ans. Des contacts avec des industriels et des investisseurs sont déjà en cours, souligne Reto Stöcklin. Nous espérons mener à bien les essais cliniques jusqu'à la phase II. Après notre société sera probablement rachetée.»

Le marché est en tout cas de taille: 4 à 5 milliards de dollars par année. Quelques concurrents planchent également sur un traitement s'attaquant à la maladie cœliaque. Une société américaine travaille sur une molécule, actuellement en phase clinique II. «La concurrence est saine», note confiant Reto Stöcklin.

Les enzymes des champignons pathogènes ont d'autres applications possibles. Par exemple, dans le domaine de la dermatologie. Comme ces champignons pathogènes attaquent les tissus morts (l'ongle) sans affecter les tissus vivants (peau), on peut imaginer une crème dermabrasive qui gommerait la cicatrice, considérée comme un tissu mort. Des applications pour la décontamination (élimination du prion dans le cas de la maladie de la vache folle), le recyclage des déchets industriels (plumes, cornes, cheveux) sont également des cibles potentielles.






Mac DoCHICAGO (AP) - La chaîne de restauration rapide McDonald est l'objet d'au moins trois poursuites depuis l'annonce de l'entreprise, la semaine dernière, que ses frites contenaient de la farine et des produits laitiers.

Debra Moffat, de l'Illinois, réclame un dédommagement non précisé dans une poursuite déposée vendredi, dans laquelle elle accuse l'entreprise d'avoir trompé la population. Son avocat, Thomas Pakenas, a affirmé que sa cliente souffrait de la maladie coeliaque. Cette maladie, qui affecte l'intestin (grêle), est provoquée par l'ingestion d'aliments contenant du gluten."On ne peut pas vendre des frites sans gluten lorsqu'elles contiennent du gluten", a dit M. Pakenas. L'objectif de la requête de Mme Moffatt est d'obtenir le statut de recours collectif.
Le 13 février, McDonald a affirmé que de la farine et des produits laitiers étaient utilisés pour aromatiser ses frites. Ces substances peuvent causer des réactions allergiques ou d'autres problèmes de santé chez certaines personnes qui les consomment.

La chaîne de restauration rapide a aussi reconnu, au début du mois, que ses frites contenaient 33 pour cent plus de gras trans que ce qu'elle croyait précédemment. Ces résultats ont été obtenus grâce à de nouvelles méthodes utilisées pour tester ces produits.

Dans un communiqué, le vice-président principal de McDonald, Jack Daly, a affirmé que l'entreprise n'a pas encore étudié la poursuite et qu'elle continue ses tests de gluten sur ses frites.

Vendredi dernier, Mark et Theresa Chimiak ont intenté une poursuite contre l'entreprise en soutenant que leur fille de 5 ans souffrait d'intolérance au gluten. Mercredi, Nadia Sugich, a elle aussi déposé une poursuite contre McDonald, affirmant qu'elle est végétarienne et n'aurait pas mangé de frites si elle avait su qu'elles contenaient des produits laitiers.

Jusqu'à récemment, la chaîne soutenait que ses frites ne contenaient pas de gluten ni de produits allergènes du lait ou de la farine et qu'elles étaient sans danger pour les personnes ayant des problèmes avec les produits laitiers.


Mc Donald's, pas très clair sur la fabrication de ses frites
Posté le 21 février 2006 à 04:00:00 CET par ben
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JCL a écrit : Mc Donald's est régulièrement la cible de consommateurs américains poursuivant le n°1 du fast-food pour sa malbouffe. Plusieurs plaintes déposées concernent la fabrication des frites : du lait et de la farine dans des frites, c'est possible ?

Ce n'est malheureusement pas un gag, 3 américains amènent Mc Donald's devant les tribunaux. Selon eux, lait et farine sont présents dans la composition des pommes de terres frites. Jusqu'ici, cet élément n'était pas signalé par Mc Do, mais depuis quelques semaines une correction est apparue sur son site web.

Si ces éléments sont complètement naturels, ils peuvent être dangereux pour certaines personnes, notamment pour les allergiques au gluten et c'est le cas d'un des plaignants. D'autre part, la présence de lait peut gêner ou révolter les végétariens.

L'affaire reste obscure, le site web de Mc Donald's ne signale pas les frites comme aliment pouvant provoquer des réactions allergiques, alors que le jus d'orange Minute Maid apparaît.

Aux dernières nouvelles, la firme utiliserait ces ingrédients pour relever le goût de ses frites.






La candidose

le TRAITEMENT
Action lytique sur le candida :

Acide caprylique, Ail, Extrait de pépin de pamplemousse, Berberis vulgaris, Hydrastis canadensis, Lapacho...

L'acide caprylique (octylique) est traditionnellement utilisé contre la prolifération du candida albicans. L'acide caprylique (octylique) est un acide gras qui se produit naturellement, capable de désagréger les parois cellulaires des levures, ce qui contribue à en contrôler la prolifération et à normaliser la flore intestinale.

Ail :
L'ail s'est révélé être un puissant anti-fongique naturel contre une grande variété de champignons, et un puissant antiseptique très efficace pour tuer les parasites. L'ail est particulièrement efficace contre le candida albicans, bien plus que ne le sont les anti-fongiques synthétiques chimiques. Essayez d'en manger cru tous les jours, mais vous aurez de meilleurs résultats en prenant régulièrement des capsules d'extrait d'ail.
On peut également le frotter sur la peau pour empêcher les démangeaisons mais c'est tout de même un peu irritant et peut brûler. Pour réduire cet effet faire une solution avec de l'eau et de l'ail en pulpe, passer par un passoire. Utiliser pour laver l'endroit.

Extrait de pépins de pamplemousse :
Il y a une quinzaine d'années environ, le Dr Harich, médecin et physicien (Lauréat du prix Einstein), remarquait que les pépins de pamplemousse qu'il avait jeté dans son compost ne pourrissaient pas.
Il fit immédiatement des recherches et découvrit que l'extrait obtenu en pressant les pépins se révéla être un puissant germicide capable à lui seul d'inactiver des virus, des levures, des champignons, des parasites, des vers aussi bien que des bactéries.
L'extrait de pépins de pamplemousse s'est avéré efficace sur une grande quantité de micro-organismes :
Bactéries gram négatives
Bactéries gram positives
Champignons et levures (candida albicans)
et quantité d'autres...
La très large action thérapeutique de cet extrait est étonnante. En effet, les antibiotiques conventionnels ne tuent que les bactéries. Il apparaît même que l'extrait de pépins de pamplemousse n'affecte aucunement la flore bactérienne saine de l'intestin, et respecte en particulier les bifidobactéries et les lactobacilles. De plus, le produit n'a aucun effet secondaire, et n'est pas toxique aux doses prescrites.
L'efficacité de l'extrait de pépins de pamplemousse s'exerce également au niveau immunitaire grâce aux biflavonoïdes qui le composent, aux glucosides (narginine), quercétines et à l'hespéridine.
C'est donc avec le plus grand avantage que cet extrait peut être employé dans le traitement de la candidose digestive.
A l'état pur, la posologie sera de 5 à 10 gouttes deux fois par jour dilué dans de l'eau.

Dans le passé, certains produits ont présenté des teneur non négligeable de divers toxiques chimiques dus au mode de culture. Il faut donc toujours exiger des marques garantissant des extraits de pépins de pamplemousses dont les fruits proviennent de l'agriculture biologique.

Chlorophylle
Responsable de la coloration verte des végétaux et participant à la photosynthèse, la chlorophylle est indispensable à la croissance des plantes. Sa structure chimique se compare à l'hémoglobine, exception faite de l'atome central qui est un atome de magnésium (Mg) au lieu de l'atome de fer (Fe).
Ses propriétés thérapeutiques ont bien été étudiées :
La chlorophylle bloque les agents carcinogènes alimentaires au niveau intestinal.
Elle combat les germes, les levures, et désodorise.
Elle favorise la cicatrisation des plaies
Elle favorise la régularité intestinale et protège le foie
Elle a des propriétés anti-oxydantes
Elle aide à lutter contre l'anémie.

L'algue chlorella est une excellente source de chlorophylle.

Berberis vulgaris:
L'épine-vinette a été utilisée en tant qu'anti-diarrhéique efficace, et en tant qu'agent anti-infectieux dans les médecines traditionnelles. Son action thérapeutique est due à sa forte concentration en un alcaloïde : la berberine.
L'activité antibiotique et anti-fongique de cet alcaloïde est très connue.
C'est un agent antimicrobien contre une grande quantité de micro-organismes dont le candida albicans.

Son action sur le candida est semblable à son action sur les bactéries. Elle empêche en particulier le développement du candida qui survient normalement après un traitement par antibiotiques. Elle a une puissante action de normalisation du contenu bactérien de l'intestin, en agissant à la fois sur les bactéries pathogènes et sur les champignons.
La diarrhée est un symptôme fréquent chez les sujets porteurs d'une candidose chronique. La berberine a une activité antidiarrhéïque remarquable même dans les cas sévères.
Elle a montré des résultats cliniques incontestables dans les cas de gastro-entérites sévères de diverses origines : cholera, amibiase, giardiase, entérites à colibacilles, à klebsielles ou à shigellae, salmonellose, et également dans les cas de diarrhée à candidose intestinale.
Un autre symptôme commun chez les patients porteurs de candidose chronique est un affaiblissement des fonctions immunitaires. La berberine est dans ces cas très utile par son activité immuno-stimulante. Son action la plus caractéristique sur ce plan concerne la rate dont elle renforce l'activité, et contribue ainsi a augmenter l'activité immunitaire du système réticuloendothélial. La berberine a également montré une action sur les macrophages qui luttent contre le développement des virus, des cellules tumorales, des champignons, et bactéries.
D'autres plantes contiennent également de la berberine : HYDRASTIS CANADENSIS et BERBERIS AOUIFOLIUM.

Le Lapacho :
Tabebuïa Avellanedae - est un arbre à la floraison resplendissante, originaire du Brésil et de l'Amérique tropicale.
On l'appelle aussi Pau d'Arco (dérivé de palo d'arco qui signifie "bois d'arc"), ou encore : Ipe roxo, Taheebo, Tecoma.
Parties utilisées : Écorce interne
C'est le seul arbre de ces régions qui est complètement immunisé contre les infections provenant des champignons, c'est pourquoi on l'utilise avec succès pour toutes les infections fongiques (Candida Albicans), parasitaires, bactériennes et virales.

En Amérique du Sud, l'écorce interne du Lapacho a été utilisée depuis des siècles pour traiter une foule de maladies. Selon des experts en remèdes exotiques traditionnels, il a prouvé son efficacité dans le traitement du cancer, mais aussi pour éliminer les radicaux libres, diminuer la douleur et l'inflammation lors de problèmes rhumatismaux et arthritiques, et bien d'autres... Il contient seize quinones qui se sont avérés efficaces dans le traitement de l'anémie, la leucémie, la maladie de Hodgkin, la maladie de Parkinson, l'artériosclérose, les problèmes gastriques, colite, polypes, les inflammations du système reproducteur, leucorrhée, cystite, prostatite, et les problèmes cutanés tels que lupus, eczéma et psoriasis.

Le Dr Meyer a été le premier a en étudier la composition chimique et a en isoler les principes actifs. Il a ainsi mis en évidence la Xyloidine, agent antibiotique et antiviral très puissant. Depuis, plusieurs chercheurs et médecins ont permis de définir d'autres propriétés, telles que sa teneur en fer assimilable, qui aide à l'ingestion d'autres substances médicamenteuses, permettant entre autre l'élimination de déchets et toxines, l'épuration de la composition sanguine et la modification profonde du métabolisme; il permet également de palier à certaines carences et agit comme puissant analgésique.
Selon les travaux du Pr W. D'Acorsi, et d'autres médecins et chercheurs, voici quelques affections pour lesquelles le Lapacho s'est révélé apporter une aide efficace : Anémie, Artériosclérose, Arthrite, Asthme, Bronchites, Candidose, Cystites, Diabète, Eczéma, Gastrite, Leucémie, Maladie de Parkinson, Maladies de la peau, Polypes(intestins et vésicule), Prostate, Psoriasis, Pyorrhée, Rhumatismes, Ulcères gastriques et duodénaux, Ulcères variqueux, etc....

La Complémentation nutritionnelle
... est très importante. Compte tenu du régime alimentaire nécessaire au traitement de la candidose, une complémentation adaptée doit être mise en place pour éviter les carences et pour protéger contre l'oxydation, mais il est souhaitable que le protocole de complémentation soit mis en place par un thérapeute formé en nutrithérapie orthomoléculaire.
En voici les grandes lignes, mais doit être personnalisé pour chaque cas :

complémentation en protéines végétales
Burgerstein "Protein plus", ou Herbalife "Formule 1"
la vitamine A } de 20.000 à 40.000 UI / jour - pour éviter les excès possibles,
préférer les précurseurs (toute la famille des carotènes)
la vitamine C } entre 500 et 2000 mg / jour
la vitamine E } Indispensable. 400 à 800 UI / jour
la vitamine B6 } doit être pris "en couple" avec le magnésium. les vitamines B
travaillant en synergie, préférer les complexes "B"
le magnésium } privilégier la forme "orotate" ou "chélate"
le zinc } 15 à 30 mg / jour
Le calcium } préférer un complexe
le sélénium } détoxifiant majeur, entre 100 et 200 mcg / jour
les acides gras poly-insaturés } Indispensables !
l'acide folique (vitamine B9)
le fer } ATTENTION, à manier avec précaution : le fer en excès est PRO-oxydant...
le coenzime Q10 } antioxydant majeur présent dans TOUTES les cellules.


A suivre : un dossier d'explication et présentation des divers anti-oxydants est en cours de préparation...

En résumé : prescription pour les 6 premières semaines :

1 ------> Traiter d'abord les symptômes (c'est l'urgence, pour sécuriser le patient)
2 ------> Traiter ensuite le "terrain" (pour qu'il n'y ait pas de rechute)

Impératif et incontournable :


correction du régime alimentaire
hygiène intestinale (irrigation colonique)
les probiotiques

ensuite :


Un draineur généraliste (Pekana)
Les remèdes isopathiques (Sanum)
1 ou 2 produits lytiques
les draineurs digestifs et hépatiques
un alcalinisant ("mélange de base" chez Burgerstein)
mise en place d'une complémentation nutritionnelle

On me demande souvent ce qu'il faut prendre pour éliminer la candidose, "est-ce que le régime alimentaire est obligatoire, est-il indispensable de faire des irrigations coloniques, est-ce que prendre l'extrait de pépins de pamplemeousses suffit", etc... etc...

J'insiste : NON Il ne sert à rien (ou presque) de suivre un traitement seulement en partie... si vous voulez VRAIMENT vous débarrasser du candida albicans, il est indispensable de suivre complètement, et à long terme, la totalité du traitement.

Je déconseille malgré toutes ces informations, de se lancer tout seul dans ce traitement. La candidose est un problème sérieux, et il est préférable de chercher un thérapeute compétent formé dans ces disciplines, qui puisse vous conseiler, vous suivre, et contrôler l'évolution et les résultats obtenus...












Huile d'onagre et ADDL'huile d'onagre est-elle une alternative valable aux médicaments stimulants chez les enfants atteints de syndrome d'hyperactivité avec déficit d'attention ?

M. Ryffel, Münchenbuchsee
(Traduction : R. Tabin, Sierre)

La SSP a été orientée que dans diverses pharmacies et drogueries l'on vantait de l'huile d'onagre sous la forme d'EFAMOL comme une aide naturelle pour les enfants hyperactifs (ADHD). L'entreprise Sidroga, représentante en Suisse n'a pas pu en réponse à notre demande mettre à disposition les travaux cités sur le prospectus, malgré la promesse de cet envoi, complété par celui de nouvelles études, ceci même après un délai de 7 semaines. L'entreprise donne comme explication qu'en Suisse l'indication " hyperactivité chez les enfants " ne serait pas du tout enregistrée par l'OICM ! Dans l'information spécifique à disposition des médecins il est expliqué que les acides gamma-linoléiques (AGL) présents dans l'huile d'onagre sont présents dans une composition favorable et que les acides gras essentiels (AGE) jouent un rôle important dans de nombreux processus biologiques (formation de structures membraneuses, rôle dans la synthèse des prostaglandines et des leucotriènes). De vraies carences surviennent rarement dans le monde occidental, mais la préparation industrielle de nombreux aliments conduit à une carence d'AGE biologiquement actifs. Comme indications à la prescription d'AGL sont cités l'hyperlipidémie, les maladies de la peau, le syndrome prémenstruel, l'arthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, le diabète sucré, l'alcoolisme et justement l'hyperactivité. La seule étude anglaise mise à disposition par l'entreprise (1) rapporte que des nourrisson principalement atteints d'atopie, de grandes variations d'humeur, de troubles du sommeil et de coliques, auraient parfois de manière spectaculaire répondu à l'administration d'huile d'onagre. De même pour des enfants avec une anamnèse familiale positive pour des affections allergiques, dépression, toxicomanie et alcoolisme.

Les enfants classiquement hyperactifs ont visiblement beaucoup moins bien réagi, il est cependant peu clair si ces enfants ont été diagnostiqués selon les critères du DSM-III valables à cette époque.

Il est bien connu que l'EFAMOL n'est depuis longtemps pas le seul traitement alternatif qui ait été instauré lors d'ADHD. Lors de la " conférence de consensus sur l'ADHD " de l'Institut National de Santé Mentale (NIMH) au cours de laquelle parmi d'autres ont été revues de manière scientifique le diagnostic et les traitements médicamenteux (2) L.E. Arnold a publié un article extrêmement intéressant (3) avec une bibliographie extensive sur les traitements alternatifs qui sont proposés avant tout aux USA. Nous rapportons brièvement les résultats de cette revue ci-après.

En complément aux traitements à l'efficacité prouvée à maintes reprises : médicaments (4) et méthodes de thérapies comportementales, les traitements alternatifs les plus fréquents sont décrits de manière extensive, commentés et finalement attribués à 4 catégories :

1. Méthodes pour lesquelles jusqu'ici aucune efficacité claire ne peut être ni démontrée ni admise par manque d'expérimentation scientifique :

- l'administration d'acides gras essentiels, comme p.ex l'EFAMOL !
- l'administration de monosaccharides comme du glucose, ou du mannose, etc.
- l'administration de préparations vitaminées
- la phytothérapie
- l'homéopathie
- l'acupuncture au laser
- le Biofeedback-EEG
- le feedback avec miroir
- les méthodes de stimulation perceptives, comme p.ex l'intégration neuro-sensorielle
- la stimulation vestibulaire
- les traitements antimycotiques et certaines immunothérapies


2. Méthodes qui sont vraisemblablement sans effet, voire même dangereuses
les méga-vitamines
l'administration de certains acides aminés
les restrictions de l'apport en sucre


3. Indication claire lors d'étiologie particulière
traitement chélateur lors d'intoxication au plomb
correction d'une dysfonction tyhroïdienne lors d'insuffisance thyroïdienne prouvée (environ 2-5 % de tous les enfants avec ADHD ??)
administration de zinc, fer, magnésium ou de vitamines lors de carences prouvées. Il est possible que ces carences soient plus fréquentes qu'admis jusqu'ici !


4. Méthodes à l'efficacité prouvée
diète pauvre en antigènes pour les enfants avec intolérance alimentaire prouvée (environ 5 % de tous les enfants avec ADHD)
désensibilisation contre certains allergènes alimentaires · biofeedback avec EMG
méditation ! (a bien démontré son efficacité dans 2 petites études… !)


Les 4 méthodes mentionnées en dernier sont étonnantes pour nous européens et ne correspondent que peu à notre expérience, mise à part la diète pauvre en antigènes. Pourtant le travail d'Arnold doit nous stimuler à un grand nombre de nouvelles démarches qui selon la situation peuvent être mises en pratique dans notre pratique et qui rendent encore plus passionnantes les investigations et la prise en charge des enfants avec ADHD. Il faut ici observer que les critères du DSM-IV utilisés aux USA et également de plus en plus dans le reste du monde pour diagnostiquer un ADHD (5) ne correspondent pas entièrement aux critères suisses-alémaniques du " POS ".(6)…..Il manque également des informations sur les traitements populaires chez nous comme la psychomotricité, l'ergothérapie, la kinésiologie, la POL-thérapie, etc.

Mon expérience durant de longues années avec beaucoup de familles qui parfois avaient des années durant suivi des odyssées avec des traitements alternatifs pour éviter un " traitement avec de la chimie ", m'ont engagé à instaurer si possible le traitement par des stimulants, qui fait aujourd'hui partie du " gold standard " scientifique, de manière objective mais également pragmatique, en utilisant des informations adaptées au public (7,8), ceci afin d'obtenir un traitement optimal : traitement individualisé et, lors de bonne réponse, à long terme, sans interruption. Cette méthode, que les praticiens expérimentés utilisent depuis de nombreuses années, a également été prouvée scientifiquement dans les premiers résultats de la plus grande étude pédo-psychiatrique à long terme effectuée jusqu'ici (9) avec environ 600 enfants qui a été publiée et qui a pu démontrer qu'un " traitement médical " correct est décisif pour le soulagement de la symptomatique de l'ADHD.



Références :
1. M.Blackburn: Use of Efamol for Depression and Hyperactivity in Children, Kap 26, S 345-49 in „Omega-6-Essential Fatty Acids, Pathophysiology and Roles in Clinical Medicine", 1990, Alan R.Liss.,Inc
2. NIMH Concensus Conference on ADHD, Nov. 1998, http://odp.od.nih.gov/consensus/cons/110/110_statement.htm

3. L.E.Arnold: Treatment alternatives for ADHD, Journal of Attention Disorders, Vol 3, No.1, 1999, 30-48
4. Practice Parameters for the Assessment and Treatment of Children, Adolescents and Adults with ADHD. J. Am. Acad. Child. Adolesc. Psychiatry, 1997, 36.10 Supplement 85 ff
5. Diagn. und Statist. Manual Psychischer Störungen DSM IV, Hogrefe Verlag, 1996
6. Ryffel M.,Kind C.: „Das POS-Kind wird erwachsen", PAEDIATRICA, Vol 7, No 5, 4-7, 1996
7. Kapitel : „Wann und warum helfen Medikamente" in Cl.Thierstein: „Unruhige, unkonzentrierte und auffällige Kinder im Alltag POS, ADS und HKS", Eine Hilfestellung, P.Haupt Verlag, 2.Auflage, 1999
8. Die „AKOS-Brille" in www.psychologie-online.ch/add.htm
9. MTA Cooperative Group: A 14 Month Randomized Clinical Trial of Treatment Strategies for ADHD, Arch Gen Psychiatry, 1999;56: 1073 - 1086, http://archpsyc.ama-assn.org/






CONSEILS DE BASE POUR UNE ALIMENTATION HYPOTOXIQUECONSEILS DE BASE POUR UNE ALIMENTATION HYPOTOXIQUE

· Choisir de préférence des produits biologiques ou organiques (dépourvus de pesticides, colorants, conservateurs, additifs);
· Supprimer tous les laitages et leurs dérivées : Yaourts, fromages blancs et autres, petits suisses, beurre, crème etc… donc pas de sauces, de crèmes etc….
· Supprimer les additifs alimentaires de synthèse glutamate, phosphate, polyphosphate (certains sont mutagènes voire cancérigènes);
· Supprimer les aliments conservés dans des boîtes métalliques (passage de bisphénol A dans l'aliment au cours de la stérilisation);
· Préférer les aliments frais ou surgelés;
· supprimer les métaux lourds (mercure des amalgames et des poissons prédateurs, plomb des vasques en cristal et goulots des bouteilles, aluminium et plomb de l'eau du robinet de certaines régions...)
· Supprimer l'eau du robinet, qui contient du chlore, des sels d'aluminium, des nitrates et du plomb (dans certaines régions);
· Eviter de chauffer les aliments dans des sachets ou des boîtes en plastique (migration de phtalates du plastique vers l'aliment) même dans un four à micro-ondes;
· Eviter de cuire les aliments dans des récipients en aluminium (migration de l'aluminium vers l’aliment);
· Supprimer les rôtisseries sauf pour les volailles dont on retire la peau après la cuisson;
· Supprimer la cuisson au barbecue (formation de benzoapyrène);
· Eviter de frire, de griller, de poêler, de saisir, de roussir, ou de faire dorer les aliments surtout les viandes (formation de produits hautement mutagènes);
· Eviter de récupérer le jus de cuisson des viandes (contenant des composés toxiques);
· Eviter les produits brunis : croûtes, fond de tartes;
· Eviter de cuire les aliments au four au dessus de 180°C (formation de produits toxiques et cancérigènes);
· Eviter de cuire les aliments à l'autocuiseur ou au four à micro-ondes (destruction de toutes les vitamines);
· Supprimer les produits à base de jaune d'œuf en poudre;
· Supprimer les produits à base d'huile raffinée ou de margarine hydrogénée (riches en acides gras trans);
· Préférer les margarines non hydrogénées voire biologiques et ne pas les cuire;
· Préférer huiles vierges, de première pression à froid et biologique (olive, colza, caméline); (Huile d’Olive sur un légumes chaud ou une purée, Colza ou Caméline sur les crudités)
· Conserver les huiles à l'abri de la lumière et de la chaleur;
· Conserver au sec et à l'abri de la lumière, au réfrigérateur après ouverture les huiles de lin, de noix, d'onagre et de bourrache;
· Consommer de préférence les fruits et les légumes crus ou très peu cuits (al dente) en dehors des repas ou cuits en fin de repas (compote).
· Cuire certaines viandes et le blanc d'œuf pour raison d'hygiène ou détruire antienzymes et antivitamines;
· Cuire le riz, les pommes de terre et les légumineuses qui sont indigestes crus;
· Boire 1 à 1,5 litres d'eau minéralisée riche en calcium et en magnésium et pauvres en nitrate :
Recommander les modes de cuisson suivants :
· marinades (dans du jus de citron et de l'huile pendant 3 à 24 h):
· au bain-marie (casseroles doubles, poêles à revêtement antiadhésif posées sur casseroles d'eau):
· à la poêle à feu doux dans un peu de jus de légumes ou un peu de bouillon, sans huile ajoutée:
· poché à feu éteint dans une poissonnière où le court-bouillon est porté à ébullition et versé sur le poisson, ou dans une casserole fermée par un couvercle après avoir coupé le feu dès que l'eau frémit:
· à la vapeur douce dans un "vitaliseur" ou un couscoussier avec un couvercle en dôme (pour supprimer que les gouttelettes ne viennent ébouillanter l'aliment):
· à l'eau minérale pour les légumineuses, les pommes de terre et le riz, dans un minimum d'eau, de manière à ce que toute l'eau soit absorbée en fin de cuisson:
· au four en papillote dans une feuille papier sulfurisé et non d’aluminium:
· au four en protégeant les aliments dans des vaisselles en terre cuite
· au four à chaleur tournante à basse température (120 à 150°C).






Intolérance au lait de vacheIntolérance au lait de vache


Le problème de l'intolérance au lait de vache est connu de longue date. Mais il semble s'accentuer à l'heure actuelle en termes de pourcentage de la population concernée, avec une baisse de la capacité de digestibilité du lactose et des protéines ainsi qu'une recrudescence des allergies aux protéines. Cette observation rejoint le phénomène plus général actuel de "l'inadaptation des fonctions digestives de l'être humain à l'alimentation moderne" (11). Question d'activité enzymatique digestive en baisse ? De flore inadéquate et de muqueuse digestive agressée par la composition du bol alimentaire ? Superposition de phénomènes acquis dans l'environnement alimentaire et de prédispositions génétiques qui expliquent la prévalence des pathologies immunitaires digestives et extra-digestives dans plusieurs membres d'une même lignée ? A ces questions fondamentales auxquelles est confronté le nutrithérapeute dans sa pratique clinique quotidienne, nous n'apporterons ici que quelques éléments de réponse à propos des seuls constituants du lait : le lactose et les protéines, caséine et b-lactoglobulines.

Ces intolérances découvertes chez certains jeunes enfants (quelques % de la population générales) préfigurent des situations pathologiques dysimmunitaires chez l'adulte. Diverses observations cliniques (H.M. Dosch notamment) ont pu faire évoquer la participation des protéines du lait de vache dans l'étiologie de différentes maladies auto-immunes, diabète insulinodépendant, sclérose en plaques, sans que l'on puisse en apporter encore la preuve incontestable.

L'intolérance au lactose, avec moindre digestibilité du lait, est physiologique. L'activité lactasique (la lactase est une glycoprotéine localisée sur la membrane des cellules de la bordure en brosse de la muqueuse intestinale) diminue progressivement avec l'âge (12). Elle se stabilise chez l'adulte à 10-20% de l'activité maximum acquise pendant l'allaitement, sauf pour quelques ethnies caucasiennes où elle se conserve en vieillissant. Mais elle peut être pathologique, particulièrement chez l'enfant, secondaire à une infection virale (gastro-entérite), à une allergie aux protéines, à une intolérance au gluten des céréales (maladie coeliaque). Le syndrome inflammatoire qui en résulte accélère le renouvellement des entérocytes, conduisant à un risque d'atrophie villositaire et à une malabsorption. Les manifestations diarrhéiques sont le résultat d'un effet osmotique intraluminal avec appel d'eau et d'électrolytes, consécutif à un croissement de la fermentation, du fait de l'accumulation de molécules de lactose non digérées dans la lumière intestinale. Les conséquences nutritionnelles sont alors très sérieuses et le pronostic vital inquiétant. Le recours à des laits sans lactose, mais aussi sans protéines dans l'éventualité d'une intolérance associée à la caséine et aux lactoglobulines, permet de nourrir correctement les enfants à risque.

L'intolérance aux protéines du lait de vache semble être en augmentation dans la population des pays industrialisés. Sa précocité chez l'enfant est difficile à identifier, du fait d'une association possible avec intolérance au lactose. La distinction du facteur causal, glucidique ou porotéique ne paraît pas envisageable dans l'état actuel des méthodes analytiques immunologiques, en pratique médicale courante. Le mécanisme envisagé pour de telles intolérances retient l'idée d'une moindre digestibilité des protéines et d'une modification de la perméabilité de la muqueuse intestinale vis à vis du transport épithélial (13, 14). Des séquences peptidiques issues des b-caséines et b-lactoglobulines, présentées aux récepteurs TCR des lymphocytes sous-muqueux, constitueraient de véritables hétéroantigènes, à l'origine de dérèglements immunitaires avec production d'autoanticorps et de lymphocytes T autoréactifs.

Une inflammation sur diverses cibles tissulaires où sont surexprimés certains caractères génétiques (prédisposition figurées par des codages HLA) en serait alors la traduction clinique (situations d'immunité croisée avec des antigènes du soi).

Le rôle de la muqueuse entérocytaire paraît déterminant dans toutes les pathologies inflammatoires qui affectent les autres tissus muqueux, endothéliaux, synoviaux, glandulaires à forte activité métabolique sécrétoire. Ces inflammations sont souvent associées entre elles comme le constatent les cliniciens, faisant évoquer une causalité systémique qui ne peut être qu'immunitaire.

Ainsi pourraient se constituer des pathologies ORL, respiratoires, cutanées chez le jeune enfant, puis plus tard urinaires, vasculaires, endocriniennes, articulaires, neurologiques chez l'adulte, dont la symptomatologie est améliorée par l'éviction des protéines du lait de vache ! Rémission plus que guérison, à l'arrêt de l'ingestion du facteur protéique qui cesse de stimuler un système immunitaire rendu autoagressif par l'effet cumulatif de divers facteurs génétiques, infectieux, toxiques et alimentaires. Eviction préventive en matière de pathologie cancéreuse, à en juger par exemple par la nette différence de prévalence du cancer du sein chez la femme entre les populations consommatrices ou non consommatrices de lait de vache (15).

Le cas de l'allergie aux protéines du lait chez l'enfant est sensiblement différent, car il correspond à une hypersensibilité immédiate, avec mise en jeu rapide de plusieurs médiateurs (histamine, leucotriennes, PAF) à l'origine des troubles cliniques. Ce sont principalement les effets musculotropes sur le tractus digestif responsables des coliques, des effets émétiques et diarrhéiques. Les conséquences extra digestives, pulmonaires avec manifestations asthmatiformes, cutanées avec prurit, eczéma, classiquement associées à un processus allergique, relèvent probablement davantage de l'intolérance "autoimmune" précédente. La détection d'anticorps IgE spécifiques signe le caractère allergique de cette intolérance.

Après une période d'éviction, la réintroduction dans l'alimentation, des protéines du lait de vache entraîne la rechute.

Dans tous les cas le régime d'exclusion des protéines de lait de vache peut s'imposer. Il doit être strict, suffisamment prolongé pour réduire les réactions immunitaires et espérer ne le considérer que comme temporaire. Il suppose non seulement la suppression du lait liquide, de ses dérivés, laitages, fromages et yaourts (et même du beurre qui renferme des traces de protéines), mais aussi de tous les produits susceptibles d'en contenir. Ce sont tous les aliments préparés ou transformés, aussi bien carnés (charcuteries, plats cuisinés...) qu'à base de poissons, de légumes, de céréales ou encore les sauces. Il s'agit d'un programme alimentaire difficile à réaliser; des substituts du lait et des laitages à base d'hydrolysats protéiques d'origine végétale ou animale, sans peptides antigéniques, doivent être source convenable d'acides aminés, de calcium, avec le bénéfice d'une réduction de l'apport d'acides gras saturés. L'utilisation de lait de chèvre et de brebis peut constituer une alternative qu'il faut cliniquement éprouver. Le recours aux dérivés protéiques du soja est envisageable. L'administration pendant plusieurs décennies de lait de soja à des bébés n'a révélé aucun effet délétère, hormis le cas d'enfants également allergiques aux globulines du soja. Le rôle éventuel des phytoestrogènes (diadzéine, génistéine dont l'effet bénéfique est reconnu chez les femmes asiatiques en prévention de troubles hormonaux péri et post ménopausiques), demeure inconnu chez les enfants consommateurs de lait de soja. Encore ne faut-il pas que ces apports protéiques entraînent à leur tour des risques d'allergie individuelle et surtout puissent créer d'autres effets pervers immunitaires en raison de modifications structurales protéiques chez les végétaux génétiquement modifiés (OGM).
Enfin, toujours dans la perspective de l'intolérance générale au lait de vache et de la sécurité alimentaire, il convient d'évoquer la présence d'éventuels "contaminants", hormones, antibiotiques, pesticides, dioxine... Les contrôles sanitaires devraient permettre de supprimer de telles contaminations, qui ne peuvent que porter atteinte aux fonctions biologiques et à la santé du consommateur. Les récentes révélations sur la présence de dioxine à des taux supérieurs à ceux admis, dans les laits de vache dans le nord de la France relance la polémique sur les conséquences de l'industrialisation et de l'hyperproduction agroalimentaire. De même l'éventualité d'une transmission de la maladie de CreutzfeldtJakob par le lait de vache atteint de ESB, demeure un problème aigu, la contamination de la vache à l'homme par des aliments issus d'animaux malades étant maintenant admise.






Les Dents du Mercure !Intoxication au mercure par les dents et le reste ....

Par le Docteur Thierry THOMAS

Intoxication au mercure par les dents et le reste ....

Depuis longtemps la polémique fait rage sur l’innocuité des « plombages ». Qu’en est-il réellement ? Quels dangers présente le mercure pour la santé ? Est-il raisonnable de supprimer l’amalgame de la bouche de toute la population ? Peut être est-il temps d’apporter des réponses scientifiques à ces nombreuses questions

Tout le monde sait que le mercure est toxique pour la santé. Le législateur a cru bon pour nous de supprimer les thermomètres au mercure parce que lors d’une casse de cet instrument les risques d’inhalation sont très importants et susceptibles de causer des troubles sur la santé. Pourtant la fréquence de casse est très basse mis à part en milieu hospitalier. (vous souvenez vous en avoir déjà brisé un ?) La toxicité du mercure étant acquise, il est utile de savoir quelles en sont les sources, les effets et les moyens de s’en protéger.

Cet article (et les suivants) n’a pas pour but d’être exhaustif au sujet du mercure, ce n’est pas son but. Il va simplement tenter d’éclairer quelques zones d’ombre. Pour cela commençons par le début...

Qu’est ce que le mercure ? C’est un métal que l’on trouve dans le sol et que l’on extrait pour différents usages. On le retrouve à l’air libre au moment du dégazage de la planète pendant les éruptions volcaniques. Dans la terre il est combiné au soufre sous forme de cinabre, un beau minerai rouge. Une fois raffiné, il est liquide à température ambiante et roule sous forme de billes brillantes.

Utilisation Le mercure est principalement utilisé dans l’industrie. En 1992 on estimait que la consommation de mercure se répartissait ainsi :

o Industrie chimique 28 % : entre autre fabrication de pesticides. o Batteries électriques 25 % o Appareils de mesure 16 % o Usage des laboratoires pharmaceutiques etc. 14 % : comme le Mercurochrome ou dibromo-hydroxy-mercuri-fluorescéine et il est également employé en ophtalmologie o Peintures 10 % o Amalgames dentaires 7 % : Sources d’intoxication humaine Nous allons passer en revue les différentes sources possibles d’intoxication au mercure Intoxication par l’environnement : Personne ne peut échapper au mercure parce qu’il est présent à l’état naturel dans l’environnement. Les habitants des villes sont plus exposés que ceux des campagnes. En milieu urbain, les concentrations mesurées sont de l’ordre de 10 à 20 nanogrammes par m3 d’air, c’est à dire 100 fois plus basses que les doses maximales tolérables pour l’air inspiré (1 µg/ m3). Intoxication par les soins dentaires :

La source la plus importante de contamination humaine au mercure métallique est représentée par les amalgames dentaires. En effet, les amalgames sont un agglomérat de limailles métalliques avec du mercure qui représente 50 % du poids. Lors de l’amalgamation, les métaux s’unissent avec le mercure pour former une masse qui durcit en quelques minutes. C’est lors de l’utilisation normale des dents avec la mastication et les variations de température, que des particules s’échappent de la reconstitution et intoxique le porteur des dents soignées. L’intoxication se fait par l’air inspiré chargé de vapeurs et par la salive où s’est préalablement dissout le mercure. Les chercheurs ont montré qu’en moyenne les amalgames re-larguent entre 10 et 500 microgrammes de mercure. Bien entendu, la quantité de mercure absorbée dépend du nombre de dents reconstituées, mais aussi des quantités de poissons consommés et du niveau d’intoxication de ces mêmes poissons et des éventuels risques professionnels supporté par la personne (fabrique de peinture, personnel de cabinet dentaire , etc.) Des études scientifiques américaines récentes montrent que mêmes des doses infimes affecteraient le système immunitaire. Les recommandations sont tout de même notées pour les populations sensibles que représentent les enfants de moins de 6 ans, les femmes enceintes et toutes les personnes atteintes de maladies du système immunitaire. Les mêmes autorités déconseillent, à juste titre, la dépose systématique des amalgames dentaires sans précautions strictes. La dépose pouvant être pire que les amalgames eux-mêmes ! Intoxication par conditions spéciales :

En ce qui concerne les pratiques religieuses particulières comme, Santeria, Vaudou, Palo Mayombe et Espiritismo, qui utilisent le mercure dans leurs rituels, l’intoxication est inévitable. Intoxication par les habitations :

Le mercure métallique est aussi utilisé dans l’habitat. Il est nuisible pour les habitants et les futurs résidents qui peuvent être intoxiqués sans le savoir par les vapeurs émanant des sols et des murs. Le mercure est présent également dans les instruments et appareils tels tubes fluorescents, baromètres etc. Le risque d’intoxication par pollution de l’air est alors grand si les contenants en verre se brisent. Intoxication par les sites pollués : Les pollutions de l’air sont plus marquées dans les sites d’incinération, les déchetteries, les crématoriums. Bien entendu ces sites peuvent contaminer l’air environnant, les nappes phréatiques et les poissons qui pourraient y vivre. Intoxication par contaminations professionnelles : Tous les employés travaillant dans l’industrie chimique utilisant du mercure ou ses dérivés sont susceptibles d’être contaminés par les vapeurs. Les professionnels de la santé des hôpitaux et les personnels des cabinets dentaires, sont susceptibles d’être exposés également. Les chirurgiens dentistes par la manipulation des produits d’obturation des caries par amalgames d’argent, leur mise en place et leur dépose, sont les plus “ contaminables ”. Cette exposition peut se faire par la peau en contact avec les matériaux et par les vapeurs émises lors des travaux en bouche. Il n’est pas rare d’avoir des cabinets dentaires dont l’air contient des concentrations de vapeurs de mercure nettement supérieures à la norme maximum de 1µg/m3 d’air, établie par l’O.M.S. (Organisation mondiale de la Santé) et l’EPA (Environnement Protection Administration). Intoxication par la chaîne alimentaire : La contamination de la chaîne alimentaire peut atteindre l’homme de façon indirecte. L’exposition au mercure, le plus souvent sous forme de méthyl-mercure, se fait par les aliments marins vivants dans une eau polluée. Une forme de contamination humaine peut aussi venir de la consommation de végétaux ou d’animaux terrestres eux-mêmes contaminés par les pesticides ou fongicides utilisés dans l’agriculture. La FDA, (Food and Drug Administration) administration Américaine qui contrôle les médicaments, estime que la plupart des individus sont exposés à une dose de mercure de 50 nanogrammes/kg/jour dans les aliments. Ceci représentait 3,5 micro-grammes par jour pour un adulte de 7O kg ! Cette dose est loin d’être sans effet sur la santé ! Depuis, des dispositions ont été mises en place pour supprimer la commercialisation, Pathologies liées au mercure La catastrophe de Minamata au Japon a permis d’étudier les symptômes de l’intoxication massive au mercure et à ses dérivés. La médecine, dans toutes ses spécialités, a réussi à présenter des tableaux cliniques de maladies en rapport avec cette intoxication importante. Par extension les scientifiques ont pu comparer les signes identiques, mais plus faibles, que présentaient des patients. Ces individus étaient soit porteurs d’amalgames dentaires soit avaient été soumis à des sources de mercure autres que les dents. Ces symptômes, quand ils sont présents, peuvent faire penser à une micro-intoxication mercurielle et permettent ainsi d’en tirer des conclusions et une démarche thérapeutique. Voici la liste des symptômes communément reconnus comme étant lié au mercure :

Troubles psychologiques et comportementaux ∑ Fatigue chronique ∑ Psychasthénie (réveil fatigué) ∑ Hypersomnie (excès de sommeil) ∑ Hypoglycémie (avec des « coups de pompe » inexpliqués) ∑ Faiblesse musculaire ∑ Manque d’énergie ∑ Troubles dépressionnaires ∑ Perte de mémoire ∑ Irritabilité ∑ Anxiété ∑ Difficulté de concentration ∑ Cauchemars ∑ Perturbations du sommeil (difficultés d’endormissement, réveil hypermatinal) ∑ Troubles psychologiques divers ∑ Indécision ∑ Tendances suicidaires

Troubles du système nerveux central

∑ fourmillement de la main ou parfois du pied ∑ légers tremblements des mains ∑ sensation de brûlure constante avec engourdissement des membres inférieurs

Les 3 précédents symptômes indiquent souvent que l’état du malade va s’aggraver.

∑ Vertiges ∑ Perte de la coordination musculaire ∑ Perturbation de la marche ∑ Rétrécissement du champ de vision ∑ Vision troublée ∑ Hallucinations auditives (acouphènes) ∑ Tremblement des membres ou des lèvres ∑ Difficultés d’audition ∑ Spasmes musculaires ∑ Crampes dans différents muscles

Perturbations du système immunitaire

∑ Rhumes à répétition ∑ Allergies diverses ∑ Asthme ∑ Sinusites ∑ Sclérose en plaques ∑ Maladie de Hodgkin ∑ leucémie ∑ Mononucléose Troubles du système endocrinien

∑ Tendances diabétiques ∑ Calculs rénaux ∑ Dysfonctionnement thyroïdien ∑ Température anormalement basse ∑ Diminution de l’activité sexuelle ∑ Perte de poids ∑ Impression de froid dans les pieds et les mains

Maladies cardio-vasculaires

∑ Hypertension ou Hypotension artérielle ∑ Douleur dans la région précordiale ∑ Angine de poitrine ∑ Perturbations de l’électrocardiogramme ∑ Troubles du rythme cardiaque (en excès ou en moins) par accumulation de mercure sur les nerfs commandant l’activité cardiaque. ∑ Souffle cardiaque

Troubles du transit intestinal

∑ Spasmes intestinaux (alternance de diarrhées et de constipations) ∑ Crampes d’estomac ∑ Ulcères gastriques ∑ Allergies alimentaires ∑ Coliques Troubles dermatologiques

∑ Dermatoses diverses ∑ Acné ∑ Sécheresses dermiques ∑ Démangeaisons inexpliquées

Symptômes intrabuccaux

∑ Goût métallique dans la bouche ∑ Sensation de brûlure de la langue et des joues ∑ Pigmentation noirâtre des gencives ∑ Gencives saignantes ∑ pertes de l’os soutenant les gencives (affection parodontale) ∑ Langue chargée ∑ Halitose (Mauvaise haleine) ∑ Formation rapide de tartre ∑ Leucoplasie (plaques blanches sur la face interne des joues et de la langue)

Afin d’être capable de savoir comparer et d’apprécier ou non la contamination, il est utiles d’avaoir des valeurs de références. Ces références ont été édictés par les organismes de santé et de protection de l’environnement. Ces organismes ont étblis des normes que je vous offre dans les lignes qui suivent : Valeurs toxiques Le tableau suivant reprend les résultats d’études scientifiques ayant porté sur la relation doses/effets pathologiques. Ces informations sont une compilation de données scientifiques faites par la société scientifique pour la protection de l’environnement aux USA (EPA). Les valeurs sont des Références de Concentrations par Exposition Respiratoire Chronique. Elles sont exprimées en microgrammes par mètre cube (µg/m3). Tous les chiffres de ces tableaux sont donnés pour une exposition respiratoire de 8 heures consécutives aux doses notées. L’effet pathologique mesuré correspond donc à cette durée d’exposition.

Doses d’exposition respiratoires Effet pathologique mesuré 9 µg/m3 Début des troubles neurologiques avec perturbations mesurables 14µg/m3 Perturbation sérieuse des tests neurologiques 25 µg/m3 Tremblement des mains (par accumulation dans le cerveau) Troubles de la mémoire Changement du tracé de l’électroencéphalogramme 30 µg/m3 Dysfonctionnement du système autonome Diminution des réflexes Diminution de la concentration et de la coordination visuelle 33 µg/m3 Temps de réponse visuel diminué 46 µg/m3 Début des atteintes rénales Début des atteintes du système immunitaire 60 µg/m3 Perturbation de la durée du cycle menstruel 500 µg/m3 Déformation crânienne chez le fœtus Insuffisance hépatique Mutation cellulaire dans le foie 800 µg/m3 Mutation des cellules cérébrales 1000 µg(1mg)/m3 Anomalie de développement des fœtus Avortements spontanés Nouveaux nés de faible poids 2500 µg(2,5mg)/m3 Atteintes graves de l’hypothalamus 6000 µg(6mg)/m3 Nécrose du foie Début de nécrose cérébrale Atteinte cancéreuse des reins 27000 µg(27mg)/m3 Mort par œdème pulmonaire sévère 35000 µg(35mg)/m3 Mort par nécrose du cerveau

En ce qui concerne les risques de cancer, l’EPA donne une concentration minimum en dessous de laquelle le risque est absolument nul. Cette dose est de 0,2 µg/m3 pour une exposition continue de 8 heures en milieu professionnel ! L’EPA ramène se chiffre à 6 µg/m3 pour un public ordinaire.

Voilà quelques informations sur ce serial killer qu’est le mercure. Dans un autre article je vous indiquerai les moyens de détection d’une intoxication et comment savoir si vos dents sont coupables ou non !

Merci de m’avoir lu jusque là. Portez vous bien

Thierry THOMAS