Rizen Sans Gluten Sans Caseine


Récits

L'autisme d'Eléonore est guériParu dans : Santé et Bien Etre
Écrit par Catherine Keller La Grande Époque - Genève
26-07-2008
Suite à un vaccin contre la rougeole Eléonore, âgée alors de 15 mois, a régressé psychologiquement et a eu de gros problèmes intestinaux ainsi que des bronchites de type asthmatiforme. Avec courage et persévérance sa maman s’est dévouée pour qu’elle puisse retrouver une vie normale. Stimulation et diète, le tout avec beaucoup d’amour, ont fini par donner ses fruits, Eléonore est une jeune fille comme toutes les autres. Son histoireJusqu’à ce fameux vaccin Eléonore était un bébé qui mangeait et buvait tout ce qu’on lui donnait sans souci. Elle avait une excellente santé et manifestait sa joie de vivre. Puis sa vie a basculé après s’être fait vacciner. Eléonore restait prostrée, renfermée sur elle-même. Elle ne touchait plus rien, ne réagissait plus aux stimulations de ses parents. En même temps, elle développa une otite bilatérale carabinée, des troubles intestinaux permanents et des toux épouvantables qui l’empêchaient de dormir. Ses débuts à l’école furent catastrophiques. Eléonore restait à l’écart de ses camarades, ne s’intégrait pas aux cours et parfois se comportait violemment. Eléonore nous raconte « J’étais toujours toute seule car je n’osais pas aller vers elles. » Les maitresses ne savaient que faire. A 6 ans, un test psychologique révéla qu'elle ne dépassait pas un âge mental de 2 ans. Pourtant, Eléonore est très observatrice, a une excellente mémoire et des dons pour la musique. Elle redoubla sa première année (CP) en accord avec l’inspecteur. « Quand je me trouvais devant une épreuve, je remplissais 3 ou 4 questions sur 20, je me sentais bloquée, je n’arrivais pas à sortir les réponses. »Dès ce moment, ses parents ont entrepris des démarches en médecine naturelle. Les tests sanguins d’Eléonore ont établi une intolérance totale aux protéines de lait et au gluten. De plus, ses neurotransmetteurs révélèrent des traits autistiques. Une enzyme responsable de recycler les acides gras pour le cerveau était au plus bas (la delta-6 désaturase). Les aliments incriminés furent immédiatement supprimés et des substitutions pour les vitamines et minéraux manquants furent apportés, particulièrement des omégas 3 et 6 en grande quantité. La toux cessa rapidement.La maman d’Eléonore ne se contenta pas seulement d’un régime draconien, elle la stimula sans cesse. Cette stimulation passait principalement par l’affect. Par exemple, pour apprendre à compter, elle chantait. Heureusement, Eléonore ne se lassait pas d’apprendre et travaillait tous les jours durant des heures. Il y a une grande complicité entre elles car cette épreuve les a unies, sans doute parce que la maman a toujours montré de la patience et de l’amour à sa fille ce qui la beaucoup sécurisée.Côté école, Eléonore a eu la chance d’avoir des enseignants dévoués. Par exemple, la maitresse tenait la main d’Eléonore pour l’aider à lire et écrire. Elle devait être constamment stimulée pour avancer. Il fallait beaucoup de patience car Eléonore était très lente et au moindre relâchement, elle repartait dans son monde. Ce n’est qu’à partir de la 3ème année (CE2) qu’Eléonore démontra de l’intérêt pour ses camardes mais elle ne réussissait pas à atteindre le niveau requis pour son degré. Les médecins étaient formels : pour progresser, Eléonore avait besoin d’un milieu stimulant comme l’école publique. Placée dans un milieu protégé, elle aurait régressé. Malheureusement, l’école publique ne pouvait plus la prendre en charge, elle continua sa scolarité dans une école privée où les effectifs sont réduits. Les cours sont les mêmes qu’au public mais les enfants peuvent aller à leur rythme ensemble sans jugement.Eléonore a alors 10 ans, elle pouvait enfin courir, sauter et vivre comme les autres enfants. Fini les gestes chaotiques. Stimulée, elle répondait normalement. Maintenant qu’elle a 12 ans qu’elle peut se prendre en charge de manière indépendante. Elle va rentrer en 6ème, elle n'a donc pas un retard énorme. (Une année par rapport aux autres enfants). Elle a très bien réussi sa 5ème (CE2) et les progrès se font sentir dans toutes les branches. En chant, elle a énormément progressé en suivant des cours avec une cantatrice en dehors de l'école. Concernant la lecture elle lit des ouvrages pour adultes. Quant au calcul mental, il s'avère de plus en plus aisé. « Maintenant j’arrive mieux à répondre, je suis plus concentrée et j’ai des amis que j’invite volontiers. Je me sens comme tout le monde et je suis bien dans ma peau. Je souhaiterais plus tard être thérapeute pour soigner les gens. »Sa institutrice actuelle Katia a une longue expérience professionnelle derrière elle. Elle nous parle d’Eléonore « En deux ans, elle a progresse du tout au tout. Quand elle est arrivée, elle travaillait lentement et elle n’aimait pas qu’on se moque d’elle. Elle se fâchait mais ça va beaucoup mieux maintenant. Intellectuellement ça va très bien, elle a besoin d’être prise comme elle est. Elle arrive a être sûre d’elle avec les adultes. Avec les enfants désagréables, elle a plus de peine de ne pas se fâcher mais elle apprend petit à petit à prendre ses distances. Elle a acquis une joie de vivre. »Que vient faire le vaccin de la rougeole dans cette histoire ?C’est un fait controversé et pourtant des milliers de parents ont constatés les mêmes symptômes qu’Eléonore suite au vaccin de la rougeole. En fait, c’est l’apport du mercure dans le vaccin qui est en cause. Il faut préciser que ce n’est pas la seule cause de l’autisme.Selon soignez-vous.com « Les métaux lourds, en s’accumulant dans l’organisme, ont en effet une action inhibitrice sur une classe d’enzymes, les peptidases, destinées à la dégradation complète d’un ensemble de protéines alimentaires provenant du gluten (les céréales et la plupart des produits alimentaires : conserves de viande, charcuterie, moutarde, mayonnaise, sauces, bière, chocolats, mais aussi certains médicaments) et de la caséine (présente dans les produits laitiers et dans la viande de veau et de bœuf). » .Les chercheurs Karl Reichelt en Norvège et Paul Shattock en Angleterre avancent qu’il manque à une certaine catégorie d’enfants autistes un enzyme qui normalement rend les peptides digestes. De ce fait, elles passaient dans le sang et une fois arrivées au cerveau, elles l’affectaient de la même manière que les drogues hallucinogènes. Cela va amener à dérégler le comportement de l’enfant prédisposé aux maladies telles que l’autisme, l’hyperactivité voir certaines schizophrénies. On pourrait imaginer que l’autisme régressif provient d’une hyper perméabilité de l’intestin grêle qui est serait éventuellement provoqué par le vaccin de la rougeole. Christian Andres est chef d’équipe au sein de Inserm dans l’U619 (Dynamique et pathologie du développement cérébral) à Tours, France est comme la majorité des spécialistes. Il remet en cause le régime en disant « Il n’y a pas de preuve scientifique. Les familles se soumettent à un régime sans gluten et sans caséine. Il est contraignant, onéreux et qui plus est, il pourrait être délétère pour l’enfant, car la variété et la qualité de l’alimentation sont extrêmement réduites. » À ces craintes s’ajoute le fait qu’en se basant exclusivement sur ce régime, on passe à côté de l’encadrement nécessaire au développement psychologique d’un enfant autiste.»Emmanuelle, la maman d’Eléonore répond à cet argument : « vu que notre alimentation est tellement modifiée chimiquement (métaux lourd, pesticide et engrais de synthèse, OGM, colorant, anti agglomérant et conservateur) reprendre en main leur alimentation en leur offrant des aliments plus sains et compenser les manques par des compléments alimentaires ne peut que leur apporter un mieux être. C’est en tout cas mon expérience. D’ailleurs les analyses de sang d’Eléonore ont révélé qu’elle n’avait aucune carence. Mon souhait le plus est que la recherche scientifique se penche davantage sur la paroi de l’intestin grêle plutôt que de se centrés sur le cerveau. Particulièrement en ce qui concerne l’autisme régressif. »






L'histoire d'un
Enfant qui a
vaincu une
maladie
Incurable
Mon fils Lee Ahmad était âgé de 4 ans lorsque les médecins m’ont annoncé qu’il était atteint d’autisme. Selon les différents experts qui l’ont examiné à l’automne 1983, ses chances de guérir étaient tellement minces que c’est avec beaucoup de difficultés qu’il a été admis à la West End Creche, un centre provincial pour handicapés du développement.

À cette époque, la seule alternative était l’internement et l’intervention médicamenteuse massive.

Aujourd’hui, Lee est un garçon intelligent et autonome avec un Q.I. dans la normale. Il est sociable et ouvert, possède le grade de ceinture jaune en karaté et se prépare à entrer en sixième année à l’école normale. Il n’est plus autiste.

Refusant de croire que l’autisme était une maladie "incurable", mon épouse Monica et moi avons mis sur pied un programme unique qui a aidé à guérir Lee ainsi que des douzaines d’autres enfants au Canada et aux Etats-Unis. Un certain nombre de professionnels du domaine de l’autisme connaissent les résultats remarquables que nous avons obtenus. Cependant, rares ont été ceux qui ont voulu continuer les recherches, nous référer d’autres parents ou utiliser l’information que nous leur offrions gratuitement.

On sait aujourd’hui bien peu de choses sur la nature de l’autisme et la façon de le traiter. Cette maladie affecte surtout les enfants de sexe masculin. À mon avis, cela s’explique par les différences qui existent entre le développement du cerveau de l’homme et de la femme.

On pense qu’un enfant sur 5,000 est atteint d’autisme, mais ce nombre est encore plus élevé si on considère le nombre d’enfants qui présentent des comportements aux limites de l’autisme.

Au début, les chercheurs (Bettelheim et coll.) croyaient que l’autisme était une réaction de l’enfant envers ses parents. Ce syndrome de "ressentiment envers les parents" ou de "manque d’affection maternelle" était à la mode jusque récemment, surtout parmi les psychiatres d’orientation freudienne. Même si je reconnais que cette théorie "environnementale" contient une part de vérité (surtout en ce qui concerne l’environnement amniotique), on ne doit pas ignorer la possibilité d’un rôle joué par les stades antérieurs à la naissance et par une vie antérieure sur le développement du cerveau. Tant pis si cela semble incroyable ou très "Nouvel Age". Je crois que si nous voulons un jour comprendre cette maladie déconcertante (et supposée incurable), nous devons tenir compte de la dimension spirituelle.

Les chercheurs plus éclairés (Rimland et coll.) pensent que l’autisme est relié à un défaut biochimique du cerveau qui peut affecter un sous-groupe significatif d’enfants autistes. Les données plus récentes révèlent des lésions cérébrales spécifiques et localisées, dont l’origine peut être génétique ou plus vraisemblablement physiologique. Cette découverte soulève une question: est-ce que ce sont les lésions cérébrales qui provoquent le déséquilibre biochimique ou bien est-ce l’inverse?

Le travail difficile

Quand mon épouse était enceinte, la rupture de la poche des eaux a été prématurée et le travail a duré 36 heures. Notre enfant a donc fait l’objet d’une indication de carence en oxygène et de lésion cérébrale à la naissance, surtout que l’accouchement a été difficile.

Le développement de Lee a été normal, bien qu’à l’âge de 4 ans et demie il ne parlait pas encore. De plus, il manifestait dès 18 mois les principaux symptômes de l’autisme. Lee faisait des crises de colère fréquentes le jour, pleurait, se tordait, était hyperactif, chantait de façon monotone, évitait le contact visuel faisait des grimaces et des sons bizarres, avait des rituels, fixait des objets, se cachait des siens et des étrangers. Il n’avait pas d’amis et jusqu’à l’âge de 5 ans et demie nous étions, avec quelques autres parents, ses seuls contacts sociaux.

Les premiers traitements

En 1982, alors que Lee avait 3 ans, nous avons commencé à travailler avec lui de façon intensive. Nous passions en revue l’alphabet chaque jour, l’amenions voir les magasins(même si son comportement était toujours déplacé) et nous lui parlions d’une foule de sujets: histoire, géographie, religion, etc.

Nous nous sommes livrés avec lui à des exercices verbaux et physiques huit heures par jour pendant deux ans (ensuite, le nombre d’heures a sensiblement diminué). Nous utilisions les méthodes Speak & Read, Speak & Spell, Speak &Math. Ce n’est que plus tard que nous avons entendu parler du livre Son-Rise de Kaufman et du traitement d’interaction intensive avec les enfants du Dr. Lovaas.

Au cours de notre travail quotidien avec Lee, nous mimions ses gestes, chantant et tapant dans nos mains avec lui. Cette réponse par rétroaction qu’il recevait en retour le faisait rire. La stimulation sensorielle augmente le nombre de connexions entre les neurones, et c’est pourquoi les enfants autistes s’auto-stimulent. Ils essaient par-là d’augmenter l’activité de leurs neurones. L’exercice physique et une meilleure oxygénation du cerveau semble aussi avoir un excellent effet en augmentant la rétroaction au niveau du cerveau.

Nous placions souvent Lee devant un miroir et lui disions :"Ça, c’est toi Lee." Un jour, il a répondu; il savait désormais qui il était, alors qu’avant il ne le savait pas.

Après tous ces exercices, Lee n’avait toujours qu’un vocabulaire de 20 mots centré sur ses désirs. Il continuait de crier après les étrangers et gardait ses gestes bizarres.

C’est alors que nous avons reçu cette nouvelle renversante :les médecins ont diagnostiqué l’autisme et nous ont dit que c’était incurable. Monica, qui avait travaillé pendant si longtemps avec lui, était consternée. Je me souviens seulement de m’être dit à moi-même : "Cette maladie n’est pas incurable."

À la recherche d’une alternative

Depuis quelque temps, nous nous intéressions aux méthodes de santé alternatives, et nous avons donc commencé à les étudier. Ayant constaté que Lee avait un certain nombre d’allergies alimentaires, nous l’avons soumis à un régime de rotation des allergies(blé, produits laitiers et oeufs) et avons éliminé le sucre, les colorants et les additifs alimentaires. Les allergies ont par la suite été confirmées par les docteurs Cutler et Rona de Toronto.

Il n’avait jamais été immunisé. Pourquoi risquer d’autres lésions cérébrales? Il buvait de l’eau de source ou distillée seulement parce que le chlore et le fluor présents dans l’eau de robinet sont toxiques. Jusqu’à l’âge de 9 ans, nous lui avons interdit de manger de la "junk food".

Le Dr. Cutler nous a suggéré d’essayer l’ efamol (onagre) pour réduire ses allergies, en prise orale suivie de frictions abdominales. Ça marchait! La recherche en Irlande a montré que l’onagre prévient les lésions cérébrales dues à l’alcoolisme. Je crois qu’elle empêche les allergies de traverser la barrière hémato-encéphalique. Combiné à son régime, ce traitement a eu pour effet de réduire son hyperactivité à un niveau plus facile à contrôler.

Il est aussi important, cependant, de stimuler le système immunitaire, étant donné qu’il semble atrophié chez les autistes. Une fois que le système immunitaire de Lee s’est améliorée, il a été en mesure de tolérer un certain nombre d’aliments qui lui causaient auparavant des problèmes.

Le Dr. Rimland, doyen des chercheurs sur l’autisme en Amérique, publiait en 1978 les résultats d’une étude à double insu qui montraient que des mégadoses de vitamine B6 avaient un effet bénéfique sur les enfants autistes. Lorsque Lee prenait de la vitamine B6 seule, elle augmentait son hyperactivité; mais nous ne nous rendions pas compte alors que cela pouvait être un bon signe. Cependant, nous lui donnions des vitamines du complexe B (50-75 mg), de la vitamine C, de la dolomite, du zinc, du bêta-carotène, du manganèse et de l’efamol, que nous pensions donner les meilleurs résultats. Pour soulager les mini-crises d’épilepsie fréquentes chez les autistes, nous utilisions la choline et l’inositol qui, avec les autres vitamines, avaient un effet calmant. Grâce aux vitamines B12 et à l’acide folique, Lee est devenu plus joyeux et plus intelligent.

La guérison

Nous avons donc continué de faire beaucoup de recherches, et c’est à l’automne l984 qu’eut lieu la grande découverte, grâce à un article du magazine Let’s Live. Le regretté Dr. Charlton Fredericks y rapportait les effets spectaculaires d’une vitamine appelée octacosonol sur des enfants avec lésions cérébrales. D’après lui, cette vitamine stimulait la réparation des cellules défectueuses du cerveau. Nous savions également qu’on avait rapporté, au Brésil, une augmentation du quotient intellectuel (QI) d’enfants retardés mentaux ayant suivi un traitement à la vitamine E. L’octacosonol extrait de l’huile de germe de blé, n’est autre que 1’ingrédient actif de la vitamine E !

Nous avons noté une différence presque dès le premier jour. Peut-être qu’avec tout le travail fait jusque là, Lee n’avait besoin que d’une petite stimulation de plus. Au bout d’une semaine, il n’utilisait plus de couches et allait aux toilettes, même à l’école. Il me dit aussi qu’il était prêt à monter sur sa bicyclette sans les roues d’appoint. Lee monta à bicyclette et prit son envol sans s’arrêter. Il avait 5 ans et demie.

Peu après, Lee commençait à parler, à tel point qu’il ne s’arrêtait plus ! Ses professeurs étaient très surpris. Dans un rapport du mois de mai 1986, le Dr Blackstock, célèbre expert canadien en autisme, notait que le QI de Lee avait progressé de 47 à 104. De plus, il nous confirma en privé que, d’après lui, Lee n’était plus autiste. Nous ne sommes pas censés avoir de dossiers médicaux, mais nous avons des preuves de l’état de Lee en 1983, et de son état actuel.

En 1986, la Société ontarienne des autistes communiqua nos résultats au Dr. Rimland, aux Ètats-Unis. À la suite de ma discussion avec lui, je trouvai que ce médecin était un homme chaleureux et encourageant. Il nous adressa immédiatement à un père d’enfant autiste de Toronto. Lorsque l’enfant est venu, Lee se mit à lui parler.

Le père se mit à pleurer. Son fils aussi avait été guéri en 48 heures. Il était aujourd’hui complètement changé. Même s’il n’était pas complètement guéri il avait au moins la possibilité de mener une vie normale.

Traitement à l’octacosonol et à la DMG

Curieusement, nous avons appris que le fabricant d’octacosonol avait, au début, ajouté à son produit un ingrédient appelé diméthylglycine (DMG).Lorsqu’il a commencé à retirer ce produit de l’Octa-Pollen, nous avons tout de suite remarqué une différence. Nous avons donc commencé à donner à Lee de la DMG en plus des autres produits. Il s’améliorait de nouveau.

Le Dr. Rimland commença à tester les vitamines sur ses patients américains et m’adressa ses patients canadiens. J’avais déjà aidé un groupe de parents canadiens en tant que volontaire. Les parents des deux côtés de la frontière commencèrent à rapporter toutes sortes d’histoires étonnantes à propos de l’amélioration de l’état de leurs enfants. Les enfants qui avaient débuté le traitement en plus jeune âge bénéficiaient des améliorations les plus marquées.

Pendant ce temps, certains parents interrompaient le traitement aux vitamines parce qu’ils pensaient que leurs enfants devenaient hyperactifs. Mais nous croyons que les enfants devenaient en fait plus alertes, plus conscients de leur entourage et essayaient de communiquer. Les parents étaient tellement habitués à ce que leurs enfants ne s’améliorent pas qu’ils se décourageaient et arrêtaient le traitement.

L’amélioration mentale a souvent lieu par étapes; l’enfant arrive à un plateau, puis il y a stagnation? puis de nouveau progrès. Il peut y avoir régression en cas de maladie, ou parfois sans aucune raison. Or, même si l’enfant ne régresse jamais jusqu’à l’état initial, un grand nombre de parents ont tendance à abandonner le traitement. Nous savions que ce n’était qu’un plateau, et Lee nous récompensait en faisant de nouveaux progrès.

Les parents sont malheureusement conditionnés par les médecins et par d’autres personnes à penser en termes de fatalité. Une femme dont l’enfant s’était amélioré interrompit le traitement aux vitamines sous la pression de son mari un médecin. D’autres parents ont eu à faire face à ce genre de pressions de leur entourage. Néanmoins, des douzaines d’enfants au Canada et aux Etats-Unis ont pu être aidés par le Dr. Rimland et moi-même. Je possède des lettres et de la documentation pour le prouver, et le Dr. Rimland aussi qui continue de me référer des parents.

Le manque de support de la médecine traditionnelle

En 1986, le gouvernement canadien interdit la vente d’octacosonol mais pas la vente de DMG, considérée comme un aliment. Notre gouvernement, qui a intérêt à interdire les vitamines et encourager l’industrie pharmaceutique, a basé sa décision non pas sur des raisons médicales, mais sur le fait que "les résultats obtenus avec l’octacosonol sont dépourvus de fondement médical". Aujourd’hui l’importation destinée à la consommation privée est légale, mais pas celle destinée au marché des aliments de santé.

L’Institut Clarke de Toronto m’a fait savoir qu’il n’avait pas pour mandat de faire de 1a recherche sur des "traitements non orthodoxes". L’Institut fait cependant de la recherche sur les médicaments classiques contre l’autisme tels que la fenfluramine, la ritaline, et le haldol qui sont des amphétamines et peuvent causer la paranoïa et des complications cardiaques. On y fait également de la recherche sur l’autisme causé par les "parents abusifs". De plus, un certain nombre de médecins m’ont dit ne pas pouvoir nous référer de parents ni conseiller notre thérapie jusqu’à ce qu’elle ait fait l’objet d’une recherche et de publications médicales.

Le chroniqueur médical du Globe & Mail a refusé de discuter quoi que ce soit qui n’ait pas été sanctionné par les autorités médicales. Un reporter du Toronto Star avait un enfant qui suivait un traitement à la ritaline. Le Toronto Star refusa de publier l’histoire. Je n’ai pas pris la peine de contacter le Toronto Sun.

Le Dr. Rimland est aujourd’hui la plus grande autorité en ce qui concerne l’autisme. Il était le consultant en chef pour la réalisation du film Rain Man, et est l’administrateur du "Stallone Fund" (Stallone est père d’un enfant autiste).

J’ai souvent encouragé le Dr. Rimland à publier ses résultats, mais il est aujourd’hui à la retraite et pense qu’une telle recherche serait attaquée ou ignorée par la profession médicale. Il pourrait aussi subir des sanctions légales pour traitement non autorisé. Alors que nous avons un profond respect l’un pour l’autre, nos opinions divergent sur le rôle des vitamines. D’après lui, seule la DMG a un effet sur l’autisme, tandis que je crois que c’est plutôt la combinaison d’octacosonol et de DMG. Il y a plus de25 ans de recherche sur les bienfaits de la DMG sur l’autisme, mais la seule recherche sur l’octacosonol est celle qui traite de ses effets bénéfiques sur les lésions cérébrales.

Il a été démontré que l’octacosonol augmente la concentration d’oxygène dans le sang et par conséquent l’apport d’oxygène au cerveau. C’est là le résultat des recherches du Dr Fredericks, et je crois qu’on doit continuer dans la même voie. En attendant, les parents d’enfants autistes devraient essayer les deux.

Les noms commerciaux de ces deux produits sont Octa-Pollen et Di-Methylglysine, fabriqués au Vermont par Food Science Laboratories. On doit commencer le traitement par un quart de comprimé d’Octa-Pollen avec un comprimé de DMG par jour, puis augmenter la dose jusqu’à un comprimé d’Octa-Pollen avec 3 comprimés de DMG par jour. Les enfants en bas âge en profiteront mieux, parce que leur cerveau n’est pas aussi développé que celui des adultes, et donc possède des capacités de guérison supérieures. Plus l’enfant est jeune, mieux il répond au traitement.

Le Dr. Rimland s’est prononcé en faveur de la DMG dans son bulletin du mois de juillet 1990. Il lui a fallu beaucoup de courage pour le faire. Cependant, comme il ne révèle pas toute l’histoire, et que je pense que l’octacosonol ne devrait pas être ignoré, j’ai décidé d’en présenter le reste au lecteur. Les implications de cette découverte concernent non seulement les lésions cérébrales, mais aussi les maladies du système immunitaire et nerveux, la sclérose en plaques et même l’anémie falciforme.

Il est temps de prendre notre responsabilité par rapport à notre santé avant que la cupidité du milieu médical et de l’industrie pharmaceutique entraîne la faillite de l’économie. Les méthodes de santé alternatives doivent être intégrées à la médecine traditionnelle avant que nous ne perdions l’accès aux thérapies de notre choix.

Voilà pourquoi je pense que c’est l’association Octa-Pollen et DMG qui donne les meilleurs résultats: elle a donné d’excellents résultats avec notre fils et l’efficacité des deux vitamines a dépassé tout ce qui avait été publié avec le traitement par la DMG seule. Les effets d’Octa-Pollen sont discrets au début; il agit en réparant les lésions des cellules du cerveau et les connexions entre elles, tandis que la DMG agit immédiatement sur le langage, les crises et le système immunitaire. Peut-être la guérison de Lee s’explique-t-elle aussi par notre amour et par toutes les autres choses que nous avons essayées, et même par quelques professeurs merveilleux qu’il a eus à l’école. Peut-être était-ce notre travail avec des énergies bénéfiques ou, si vous voulez, la puissance de la prière. Le lecteur en jugera. Le fait est qu’un trop grand nombre de parents d’enfants autistes ou atteints d’autres maladies abandonnent l’espoir. Nous voulons leur dire qu’il existe peut-être un remède, ou tout au moins la chance d’une amélioration significative. Il n’existe sûrement pas de maladie incurable.

Naseer Ahmad est l’éditeur et l’auteur de "Man from Atlan". Le présent article est extrait de son livre à paraître: "Not an Incurable Illness, the story ofLee Ahmad".






Adrien :EXPERIENCE DU REGIME AVEC ADRIEN :
J'ai mis Adrien au régime sans gluten sans caseine alors qu'il avait 5 ans.
Des témoignages de parents ayant eu de bons résultats suite au régime m'ont donné envie de démarrer ce régime.
De plus, l'attirance excessive d'Adrien pour des aliments à base de lait et farine ( à l'age de 2 ans, il ne mangeait QUE des yaourts et des pâtes ou des gateaux ) le situait dans la population à risque.
J'ai été convaincue par le taux élevé de peptides issus du gluten et de la caséine mesuré dans ses urines ...

Les peptides issus d'une digestion incomplète du gluten et de la caseine auraient sur le cerveau l'effet d'une drogue ...
J'ai donc décidé de faire suivre à Adrien un régime sans gluten, ni mais, ni soja, ni lait et produits laitiers, ni conservateur ou colorants ...
Au bout de 6 mois de régime strict, Adrien à commencé à comprendre les mots qu'il entendaient alors qu'il atteignait un palier avec l'éducatif ( ceci dit, je n'ai pas la preuve que c'est le régime qui l'ai aidé, juste mon intime conviction de maman ) .
Au bout de 10 mois de régime, j'ai décidé de ralentir : Adrien avait fait d'énormes progrès et j'était un peu fatiguée.
Les conséquences ne se sont pas faites attendre longtemps! Après seulement quelques morceaux de chocolat au lait et une assiette de croquettes de pomme de terre avec de la farine de blé, nous avons observé:
- la reprise de stéréotypies (l'auxiliaire qui s'occupait de lui à cette époque depuis 4 mois ne l'avait jamais vu dans cet état ! ) ;
-l'apparition de problèmes moteurs (marche les pieds rentrés à l'intérieur à se faire tomber par terre ) alors qu'il n'avait jamais eu de tels problèmes ;
- la perte de la propreté en cours d'aquisition ;
- l'instauration d'un comportement d'automutilaton ( il se frappait le visage ) : c'était une nouveau comportement jamais constaté avant l'arrêt du régime ;
- des problèmes pour se concentrer ..
etc...
le maitre d'école m'a demandé se qui ce passait.
Il faut bien noter que nous n'avions alors changé aucun autre paramètre ...
J'estime qu'à ce moment il a régressé de près de 2 ans en terme de symptômes autistiques . Heureusement, ces facultés cognitives n'ont pas été touchées !
J'ai donc bien vite remis en place un régime strict (tout fait entièrement maison ! ) et les symptômes ont disparu au bout de 4 mois : il remarche normalement, ne se frappe plus, n'a plus de stéréotypies, ...






PaulJe suis maman d'un enfant de 10 ans avec comportement autistique et surtout avec hyperactivité. Depuis 6 mois, il suit un régime alimentaire sans : phosphate, conservateurs, colorants, produits laitiers, sucre (le fructose remplace) + des compléments alimentaires. Au bout 1 mois et demi j'ai pu supprimer les neuroleptiques et son comportement s'est nettement améliorer. Hélas, des écarts alimentaires l'ont fait régresser dans ses progrès.

Il était beaucoup moins absent dans son monde et n'avait plus du tout d'agressivité. Des analyses de cheveux, sang et urine ont révélé une intoxication au mercure et aluminium. Je pense qu'il serait vital que l'information passe et que les parents puissent être au courant de cette nouvelle piste et surtout que les professionnels développent ces recherches.

Ma plus grande tristesse est que nous parents sommes tellement affligés par cette maladie et par dessus tout nous devons parfois lutter à contre-courants des idées de certains professionnels (institutions) pour avoir de l'aide, des informations, de l'ouverture d'esprit et l'humilité d'accepter l'expérience de méthodes qu'ils ne connaissent pas.






Marie" Je ne raconterai pas tout mon parcours, qui est très long. Mon témoignage est un petit peu différent des autres puisque ma fille est autiste de naissance. C'est une enfant qui depuis la naissance présente de graves troubles absolument dans tous les domaines. Autant dans le domaine de la communication, du contact visuel que des troubles musculaires. Elle a eu des raideurs et atrophies musculaires depuis la naissance. On la posait sur la table à langer et elle ne bougeait pas. On aurait pu la retrouver le lendemain à la même place sans qu'il n'y ait eu le moindre mouvement. Nous avons donc tout de suite compris qu'il y avait une difficulté et je précise que la difficulté n'était pas que musculaire puisqu'elle avait également une allergie gravissime. C'est une enfant qui a atterri très souvent aux urgences à Necker. Le service dermatologie se souvient très bien d'elle. Elle arrivait pleine de croûtes de la tête aux pieds, purulente, au bord de la septicémie très souvent. Elle était dans un état catastrophique dans tous les domaines. Elle a commencé sa scolarité en contrat d'intégration, dans cet état. Elle était dans un tel état de souffrance physique que l'on n'a pas tout de suite vu l'autisme : on a cru que c'était une conséquence psychologique de cet état physique catastrophique.

Cependant son état physique s'est amélioré avec un régime hypoallergénique. Nous avons donc tout de suite connu les régimes, mais hypoallergéniques, pas encore sans gluten, sans caséine. Son état de peau s'est amélioré mais par contre le problème de l'autisme était réel et s'est maintenu malgré tout. On nous a conseillé de consulter une psychiatre où bien entendu, comme tout le monde, j'ai été accusée (comme beaucoup de parents d'enfants autistes) de maltraitance. On a eu un vécu terrible dans ce domaine là, jusqu'au jour où j'ai appelé ma sœur qui est médecin pour lui demander de l'aide car on m'accusait de maltraitance. Elle m'a envoyé ses cours d'internat sur l'autisme. J'ai lu tout le parcours (problèmes musculaires, problèmes de communication, etc.) et je me suis dis, oui, Marie est autiste (elle avait alors un peu plus de 4 ans).

Il s'est ensuite passé quasiment 9 mois avant que je puisse obtenir un diagnostic d'autisme en milieu hospitalier et nous avons commencé un long parcours pour essayer d'améliorer le plus possible la situation. Nous avons pris contact bien entendu avec Autisme France et avons été en contact avec beaucoup d'adhérents qui étaient au courant du régime. Nous avons donc mis en place ce régime (en plus du régime hypoallergique qu'elle avait déjà) en supprimant le gluten et les produits laitiers. Notre enfant était en redoublement de moyenne section de maternelle en vue d'un placement en établissement spécialisé (elle avait quasiment 5 ans). Alors que nous attendions d'un jour à l'autre son placement, la maîtresse m'a convoquée en me demandant " Que lui faites-vous, elle va de mieux en mieux, j'attrape son regard, elle commence à donner la main aux autres enfants et j'ai entendu quelques mots dans sa bouche ? Arrêtez le placement, je la garde ". Elle était alors scolarisée le matin. Tout doucement, elle s'est tellement améliorée avec les compléments vitaminiques, que la maîtresse a dit " non seulement je la garde mais on va aussi introduire une après-midi ". Puis une deuxième après-midi… Elle est donc restée à l'école, et en fin de grande section de maternelle, il a été décidé qu'elle rentrerait au CP. Aujourd'hui, elle est au CP. D'une enfant qui était sans langage, complètement prostrée sur le plan physique, qui ne pouvait pas tenir un crayon (elle tremblait tellement, elle avait une atrophie musculaire - le crayon était quasiment impossible pour elle à 5 ans), aujourd'hui elle écrit, compte, apprend à lire. Elle n'est scolarisée que 4 matinées par semaine mais lorsque je lis sur le cahier de liaison quasiment tous les jours RAS (rien à signaler), je suis ravie. Je la vois jouer avec et aller vers les autres enfants, se fondre complètement dans la masse et ne pas perturber les cours. La maîtresse me dit qu'elle fait un effort au niveau du comportement qui est énorme. J'entends encore la CDES me dire " jamais on aurait pu imaginer que Marie un jour rentrerait au CP avec toutes les grosses difficultés qu'elle a pu avoir dans quasiment tous les domaines ". Elle parle, elle compte, elle commence la lecture, les syllabes commencent à venir. L'alphabet est venu depuis bien longtemps et on est dans l'espoir et la construction.

Je tenais à rassurer les parents et leur dire qu'à chaque fois que nous avons mis en place quelque chose de nouveau, notamment le régime sans gluten/sans caséine, on a eu l'impression que ce n'était pas efficace. On mettait cela en place pendant 2-3 mois, j'en parlais à la maîtresse qui me disait qu'elle ne voyait pas grand progrès malgré tout. Mais dès que j'arrêtais les vitamines, je voyais la maîtresse me convoquer au bout de 5 jours et me dire " je n'ai plus son regard, ça ne va plus, qu'avez-vous fait ? ". Lorsque je lui répondais que j'avais simplement diminué ou arrêté les vitamines, la maîtresse me répondait " Vite, recommencez ! ".

Donc, vous avez parfois l'impression que ce n'est pas extrêmement efficace, mais lorsque vous arrêtez, vous vous dites " non, on y revient ". En fait, l'efficacité n'est pas immédiate, elle est sur le moyen, voire le long terme. On a l'impression en regardant tous les jours que les progrès ne sont pas extraordinaires, mais lorsque je regarde un an en arrière, je me dis que là, on a franchi des pas de géant. C'est comme cela qu'il faut voir toutes les propositions qu'on va vous faire aujourd'hui, durant cette Conférence. Ca n'est pas un miracle mais lorsque l'on regarde un an en arrière et l'état de votre enfant aujourd'hui, on se dit que c'était vraiment inespéré."






BloufSi je vous fait part de mon témoignage concernant le régime sans gluten et sans caséine, c’est parce qu’il a transformé ma vie. Je ne suis pas autiste mais les symptômes lié aux aliments en question y ressemblent étrangement.

Apres 20 ans d’enfer où je devais me forcer pour tout en ne récoltant que des miettes de bonheur, j’ai enfin un avenir. Sans le régime, je ne sais pas où j’en serais à l’heure actuelle.
Quand j’etais petit, il y avait des périodes où je disais à ma mère : " je m’ennuie ". On tentait alors de passer en revue toutes les activités que j’aimais faire en temps normal, mais bizarrement plus rien ne semblait m’intéresser ou me faire envie. Je m’installais alors devant mon ordinateur en réfléchissant à ce que je pourrais bien faire comme programme. Mais tout etait soit trop long, soit trop compliqué, soit inutile. Tout les arguments etaient bons pour ne pas commencer une activité. Quand je n’avais pas école, je passais mon temps devant la télé, seule activité pas trop fatigante qui arrivait à me distraire. J’étais mort de peur pendant tout ce temps car je savais que j’allais me faire gronder car je n’avais pas fait mes devoirs. Mais j’etais incapable de me sortir de cet état là. Le reste du temps, je le passais assis sur mon lit a penser à des trucs que j’aimais sans jamais rien faire concrètement. Elaborer des projets que je ne réaliserai jamais, c’est tout ce dont j’étais capable de faire.

En grandissant, le cauchemar continuait mais comment aurais-je pu m’en rendre compte ? J’avais des insomnies régulièrement, on me répondait que c’est parce que j’angoissais ou que je réfléchissais trop à toutes mes idées. Je descendais souvent boire un grand verre de lait dans ces moments là. J’avais parfois mal à la tête, mais je refusais de prendre un cachet. Je parlais rarement lors des discussions, j’avais l’air triste en permanence même quand j’etais censé être joyeux. Une fois que j’avais exécuté toutes les contraintes de la vie (levé, école, trajets, devoirs), il ne me restait plus aucune énergie pour faire les choses que j’aimais. Mon temps libre servait en majeur partie à me reposer et je ne profitais, en fait, de rien.

Plus j’avançais dans les études, plus les contraintes étaient fortes. Je n’avais jamais le courage de faire mes devoirs et j’avais peur en permanence d’aller à l’école. Tout des petits détails me paraissaient insurmontable. La veille des jours où je devais me raser, je dormais très mal rien que d’y penser. Le plus dur était de se forcer soi même à faire les choses malgré tout. C’est comme si je m’auto-torturais. Je devais me forcer pour faire les activités que j’aime malgré les obstacles tels que les trajets en bus ou la fatigue. Cela finissait par me saboter mes propres envies, et je ne savais même plus ce que j’aimais ou pas au bout d’un moment. Une musique que j’adore arrivais à me soulager un peu. Mais arrivait un moment où cela me demandait trop d’effort pour écouter. La gêne prenait alors le pas sur la beauté de la musique. Si je continuais, je finissais par ne plus aimer cette musique, qui devenait comme associé à mon état de fatigue excessive. J’allais voir les gens pour me déconcentré de mon état lamentable. J’écoutais les conversations sans jamais intervenir. Dans les pires moments, faire un simple sourire m’aurait coûté trop d’énergie. Je me rappelle avoir passé ma première semaine de vacance sans mes parents dans un brouillard. Je mangeais n’importe quoi (des yaourts, des tubes de lait concentré), je passais des nuits blanches à regarder la télé. J’étais comme un zombie.

Apres le bac, je commençais à supporter de moins en moins les contraintes de la vie de tout les jours, surtout que je n’avais plus mes parents pour faire à ma place. Je séchais systématiquement tout les cours des que c’était autorisé. Mais l’augmentation de mon temps libre ne changeait strictement rien. Je ne sais pas si mon état empirait à cause de l’augmentation des difficultés de la vie due à ma prise d’indépendance, ou si c’est le fait de manger mal vu mon manque d’énergie pour cuisiner ou si c’était plutôt un ras le bol général. Je commençais à douter sérieusement de mon avenir. J’attendais toujours ce paradis promit où les études seraient fini et où tout irait bien. C’était à tel point que j’ai failli redoubler ma dernière année parce que je n’arrivais pas à me mettre à faire un petit rapport d’anglais de trois pages après avoir largement dépassé les délais. J’ai du payer quelqu'un pour le faire. Mon état commençait à devenir vraiment alarmant. Quel est l’intérêt de passer sa vie dans la peur et la fatigue à tenter de survivre jusqu’au lendemain et résister jusqu’aux vacances sans craquer ? Et moi dans tout cela ? Que faisais-je pour mon propre plaisir ? la réponse était rien.

On a longtemps cru que j’avais des problèmes psychologiques ou que je faisais de la dépression. J’ai cherché longtemps moi même pourquoi je n’allais pas bien. Apres la psychologie, la méditation, le sport, les vacances, après avoir éliminé l’école, les bruits, les trajets, les contraintes de toutes sortes, j’ai fini par me retrouver dans un appartement avec une réserve d’argent pour plusieurs mois. Je dépensais jamais d’argent, non pas par économie mais simplement parce que j’avais jamais le courage de sortir ou de faire quoi que ce soit. Je n’avais encore jamais eu de longue période sans aucune contraintes, et je pensais en ce temps là que j’avais besoin de liberté totale pour pouvoir réaliser des choses qui me tenait à cœur. Le premier mois passa dans la brume. J’ai enfin pu me mettre à mes activités le deuxième mois. Je reprenais espoir. Puis au troisième mois, ce fut la catastrophe. Je recommençais à passer mon temps à essayer de dormir alors que je n’y arrivais pas. Je ne faisais plus du tout la cuisine, j’avais arrêter toutes mes activités et je restais simplement devant la télé ou à réfléchir sans bouger. Trop fatigué pour faire quelque chose, mais privé du droit au sommeil. J’avais l’impression de pourrir sur place. Il fallait me rendre à l’évidence, tout était une contrainte, même les choses dont j’avais le plus envie ou que je décidais au plus profond de moi même.

Enfin j’ai entendu parlé du régime. La liste des aliments en question correspondait exactement aux aliment que j’adorais justement. Je me suis rappelé que le fameux troisième mois d’enfer était justement un mois où j’avais recommencer à manger des tonnes de produits laitiers pour me consoler ou me remonter le morale. Je me suis rappelé que lorsque je suivais un régime pour perdre du poids, je me sentais anormalement en forme malgré des petits maux de tête. Ces tout petits indices m’ont convaincu d’essayer ce régime au moins pendant une semaine. De toute façon, d’un point de vu logique, il ne restait plus grand chose qui aurait pu me causer du mal à part la nourriture. Au bout de trois jours, des effets incroyables ont commencé à se faire sentir. Il faut bien comprendre que pour moi, ce fut une révélation sur ce que pouvait être la vie chez les autres gens. J’étais comme cela depuis tout petit, et je n’aurais jamais pensé que les autres ne passait pas leurs temps à se forcer comme je le faisais. En effet, interrogez les gens, tout le monde vous diront qu’ils n’aiment pas se lever le matin ni se raser ni aller au boulot, ni débarrasser la table. Personne n’aime aller faire ses courses quand il y a trop de monde, personne n’aime les trajets, personne n’aime faire ses devoirs ou rédiger un long projet. Tout le monde est fatigué après une journée de travail et a besoin de vacances pour se reposer. Comment aurais-je pu me rendre compte que j’etais différent et que chez moi c’était, en fait, bien pire à cause d’un manque d’énergie incroyable ? J’essayais de mener ma vie tant bien que mal en croyant fournir les mêmes efforts que tout le monde. Comment aurais-je pu savoir que la vie pouvait être un plaisir ?

Je ne pouvais pas être heureux avant. Je ne pouvais que me sentir moins mal tout en étant ballotté d’une contrainte à l’autre. Je subissais ma vie. Non, je n’étais pas fainéant comme tout le monde le croyait, moi y compris. La réalité est que je déployais des efforts surhumain pour atteindre l’honorable niveau de " personne un peu fainéante qu’il faut secouer un peu " .


Le déroulement du régime

En une semaine, je ne me reconnaissais plus. J’ai rangé toute ma chambre alors que je n’y avais pas touché depuis des mois. Je chantonnais sous la douche, J’étais plus souriant, je répondais volontiers quand on me posait une question alors qu’avant, il fallait tout m’arracher. C’était un nouveau moi-même. Je sentais encore quelques réflexes de peur pour tout un tas de chose mais je me rendais compte qu’ils n’avaient pu lieu d’être. J’avais soudain envie de sortir et de bouger. J’ai pu apprécier pour la première fois le plaisir d’une grasse matinée passée à s’étirer dans son lit. C’est comme si je disposais tout d’un coup d’une source d’énergie infinie qu’il suffisait simplement de canaliser. J’avais juste à prendre des simples décisions sur les choses à faire pour pouvoir les réaliser immédiatement. Je ne passais plus mon temps à tenter de me motiver pour tout ou à devoir organiser les corvées et les pauses dans ma journée. Je ne stressais plus à l’avance pour les corvées, j’y pensais que le moment venu.

Au début du régime, j’avais tendance à ne rien manger. Bien souvent, j’étais pris de fringale mais quand je regardais ce que j’avais le droit de manger, bizarrement je n’avais plus vraiment faim. J’appelle cela des fringales sélectives. Il est clair que ce n’est pas de la faim, c’est du manque. Ma sensation de faim était complètement étouffée. Je devais me fier aux gargouillis de mon ventre pour savoir si j’avais réellement faim. Il a bien fallu 5 jours pour que la sensation de faim réapparaisse. Quand on a vraiment faim, on mange n’importe quoi, tout paraît bon au goût !
Au fur et à mesure que je respectais le régime, mon goût s’ouvrait aux autres aliments. Je devenais capable d’apprécier les saveurs des aliments et les produits laitiers me semblaient moins important ou " vitale ". Avant la nourriture était un peu le seul plaisir de la journée. Maintenant ce n’est plus le cas du tout. Par contre, le moindre écart au régime devenait fatal. Je restais couché pendant trois jours complet. Je n’avais jamais eu de crise aussi forte auparavant même avec tout ce que je mangeais.

Il faut comprendre que ce régime avait un aspect un peu magique. Je n’arrivais pas à réaliser que des nourritures qui m’ont toujours soutenu fidèlement pendant mes moments de déprime et que surtout je mangeais depuis tout petit puissent avoir un effet aussi désastreux. Aussi je craquais de temps en temps en croyant que cela ne se verrai pas, un peu comme dans un régime pour maigrir peut-être. Hélas, le verdict était sans appel. Etourdissement dans les 20 minutes qui suivent, un peu comme si j’avais bu de l’alcool. Fortes contraction musculaire. Et BOUM, je retombe dans un état lamentable. Incapable de penser ou de me souvenir de quelque chose sans fournir un effort surhumain.

Pendant les premières semaines, mon état oscillait entre le beau fixe et le retour à l’enfer. Je pensais qu’il restait des mauvais aliments et je soupçonnais un peu tout mais c’était juste une oscillation naturelle semble-t-il. Avec le temps les crises étaient de moins en moins forte. Il ne faut donc pas se croire " guéri " trop vite. Il y avait aussi une part de fatigue qui étaient naturelle je pense. Sauf que quand c’était le cas, je tombais de sommeil, ou je faisais une courte pause pour me regonfler d’énergie. En tout cas, il fallait que je réapprenne tout sur moi même. Tout mes repères etaient faux.
A force d’être mit KO pendant trois jours pour de minuscules écarts (= un café au lait), je commençais à avoir peur des nourritures interdites. Du coup, cela me gênait de moins en moins de m’en priver. Ce n’est pas aussi frustrant comme dans un régime amaigrissant où l’on se prive de ses gourmandises préférés. Ici, il s’agissait clairement d’un poison pour mon organisme. Ce qui est difficile, c’est surtout le fait de pas pouvoir manger comme les autres au restau ou bien de se partager une pizza entre amis. Mais bon je suis tellement mieux maintenant que je ne regrette vraiment rien.


Les symptômes semblant lié au Gluten/Caseine

Pendant cette période de mise en place du régime, j’ai pu dresser une liste des symptômes qui sont lié à l’ingestion de Gluten ou de Caséine chez moi. En effet, les contrastes important permettaient une comparaison sur mon état malgré les difficultés que l’on peut avoir à s’auto-observer, surtout quand on a plus d’énergie pour le faire…

REPOS
Insomnie. Quasiment aucune influence d’une nuit blanche sur l’état générale. Déphasage perpétuel.
Le sommeille n’est pas réparateur du tout et peut être interrompu n’importe quand. C’est comme si on attendait à rien faire.
Se méfier car je gardais les yeux fermé, on aurait pu croire que je dormais.

ACTION
Tout est contrainte, même servir un verre ou pratiquer une activité adorée.
Action que sous contrainte ou menace forte.
Manque d’énergie totale

MENTAL
Difficulté pour penser dans les pires moments. (je devais tout écrire systématiquement pour pouvoir réfléchir)
Ralentissement de la pensée
Il faut se forcer pour se rappeler d’un événement. Le souvenir est bien mémorisé, mais l’ " accès " est fatiguant.
Difficulté a maintenir ses propres pensées, parfois vide
Diminution du champ visuel et auditif. Les images me paraissent plus nette comme si avant je n’avais que des approximations. Elles sont plus brillantes et subtiles aussi.
Tout ce qui dérange mon cerveau est mal. Tout dérange…

Les facultés intellectuelles semblent préservé tant qu’on ne doit pas être actif. Je n’avais pas de problème pour comprendre un cours passivement. Mais je pouvais pas faire les exercices, ou parfois je paraissais un peu embrouillé en exposant des idées. Mais je pense que ma réflexion n’était pas atteinte. Un peu comme après une nuit blanche, on fait n’importe quoi intellectuellement mais après repos on se remet à tout savoir faire ou répondre comme avant.

PHYSIQUE
Muscle contracté en permanence. Impossibilité de décrisper les muscles. Tout mouvement devient difficile et fait souffrire. Epaules recroquevillés. Il n’y a pas de position ou l’on se sent bien. Je m’en suis rendu compte que grâce au régime. Au bout de trois jours, tout mes muscles se sont mit à se détendre d’un seul coup. Je me suis sentis comme si je sortais de 80km de vélo. J’avais tendance à laisser mes coudes remonter sur les cotés en maintenant mon bras légèrement dans le vide auparavant. Pour dormir, je mettais instinctivement mon oreiller sur ma tête pour que le poids arrive à détendre un peu mon cou lorsque j’étais allongé. Sinon j’avais tendance à le redresser un peu. C’est le principal symptôme qui ne soit pas psychique et qui est " constatable " objectivement !

Visage figé et peu expressif. Les yeux souvent baissé. Je regarde par terre en marchant ou je regarde la table en mangeant, c'est plus reposant.
Parler est fatiguant
Différence de sensibilité à la température entre le corps et le visage. Si je règle la douche tiède pour mon corps, elle me paraît brûlante pour ma figure
Mettre mes lunettes sur mon nez était fortement désagréable et me demandait un effort de volonté.
Difficulté pour enfiler des vêtements à cause de la sensation tactile désagreable (j’ouvrais la fenêtre pour avoir froid, ca m’aidait à m’habiller plus vite).
Je n’ai jamais eu mal au ventre ou eu des problèmes de digestion flagrant avec la nourriture en question. Sinon j’aurais peut-être pu m’en apercevoir plus tôt.

QUOTIDIEN
Remise en cause systématique de toute habitude. Exemple, je devais me convaincre tout les matins de prendre ma douche. Il n’y a rien d’automatique car tout est coûteux en effort.
Je remet tout à plus tard, systématiquement
Je fais jamais les choses par plaisir, mais pour me sentir moins mal.
Je me laissais embarqué dans des sorties ou des activités sans pouvoir dire non alors que j'etais mal.

PLAISIR
D’une façon générale, la perception du plaisir est complètement étouffé. C’est comme si je ne percevais que l’aspect neutre ou négatif de toute choses.
Je percevais presque pas les émotions des visages. Un sourire me semblait hypocrite par exemple.
Pas de plaisir à prendre une douche chaude ou à dormir ou après une activité physique quand on s’écoule dans un fauteuil. Pas de plaisir à bouger, parler, chanter, réaliser des choses, faire un bon petit plat cuisiné. Tout est corvée. Au niveau plaisir, je n’avais que les miettes de ce que j’aurais du éprouver pour ce qui m’est arrivé de bien dans ma vie.

DOULEUR
Forte diminution de la sensation de douleur.
On s’aperçoit d’une douleur normalement sauf que cela nous pousse pas à vouloir s’en débarrasser...
Ne pas aller chez le docteur quand on est malade. Rester a souffrir de son mal de dent au lieu d’aller chez le dentiste. Rester à avoir froid au lieu de trouver son pull. Pas baisser le volume quand la télé me casse les oreilles.
Par contre ca empire l’état de fatigue et d’angoisse. Je suis donc obligé rationnellement de me surveiller.
Malheureusement, plus l’état empire, moins je suis capable d’avoir de la volonté pour me sortir de là.

CRISES
J’avais quelquefois des crises incroyables d’angoisse ou de haine. Ces crises me paraissaient justifié sur le moment mais en fait c'était pour des détails ridicules ou des reproches. Il m’arrivait de disjoncté complètement et d’être " déconnecté " de la réalité. Je réagissais plus du tout à rien, ce qui avait un effet désastreux sur les personnes qui m’aimait (le fait de voir l’être aimé complètement froid et vous ignorant). Ma mère s’était mise à pleurer une fois et ca m’avait rien fait du tout. Je ne ressentais plus aucune émotion même si je restais conscient de ce qui se passait. Cela pouvait durer plusieurs heures. Apres cela revenait progressivement et je mesurais alors toute l’horreur de ce qui venait de se passer. Je me sentais super mal car je me souvenais de tout. Par contre ce coup ci les émotions etaient là. Mais les choses avaient dégénéré bien au delà de ce que je pouvais supporté malheureusement.
Le froid peut déclencher une crise de ce style avant même que je m’aperçoive que je suis mal. Je deviens incapable de prendre une décision ou de trouver une solution pour me mettre au chaud, je sais plus parler. Si on me demande ce qui va pas, la simple question m’oblige à réfléchir et me fait souffrir. Je commence à m’énerver si quelqu'un me ramène pas tout de suite à l’abri mais le fait de m’énerver et de parler empire mon état. Je deviens complètement ligoté et je déteste très fort la personne avec moi, surtout si elle me demande un service ou de tenir un truc. Et après je suis complètement déconnecté, je sens plus rien. Une fois, je suis resté à marché pendant deux heures dans une ville au hasard parce que j’arrivais pas à m’arrêter ou à regarder un plan ou à réfléchir comment je pourrais retrouver mon chemin. J’aurais même pas pu demander de l’aide à quelqu'un. Il aurait fallu qu’il devine tout seul sans rien me demander. Or il m’aurait plutôt harcelé de question ce qui était insurmontable dans ce moment là.


Comment n’ai-je pas pu me rendre compte de tout cela me direz vous ?

En fait c’est parce que cela transforme ma façon de pensée insidieusement. A chaque moment, j’ai l’impression d’être moi même et de réfléchir comme j’en ai l’habitude. Par exemple, je ne me dis pas " tiens je manque d’énergie pour tel chose " mais par contre, il se trouve que " je n’ai pas envie " de faire cette chose tout à coup. Pire si j’en ai pas envie, je n’y pense même pas et je refoule l’idée à peine arrive-t-elle à mon esprit. Je peux pas faire la différence. C’est toujours moi qui décide dans tout les cas. Je peux pas me remettre en cause dans ce que j’ai envie ou pas. Un autre exemple qui illustre bien ce problème d’altération du jugement est celui-ci : Pendant la phase de mise en place du régime, je voulais noter l’effet que produisait sur moi un écart. Cela se traduisait ainsi au niveau de mes pensées " je dois repérer les symptômes ", " je dois repérer les symptômes ", " oh et puis j’en ai marre "… J Bien souvent, les effets se produisaient en une heure, mais je n’avais suffisament de recul pour m’en apercevoir que 5 heures apres. Bizarrement mon taux d’activité avait chuté ou je recommencais à vouloir regarder la télé !
Je voudrais signaler que ce n’etait pas des choses elle meme que j’avais peur, mais de devoir les faire. Il y a une nuance. J’aimais bien les gens, mais concretement je fuyais le contact social. Cela me rendait tres malheureux mais d’un autre coté, discuter était trop eprouvant pour moi. Il y a une nuance à saisir.
Ma vie n’était pas aussi noir que je l’ai décrite. J’ai surtout parlé des moments les pires. Maintenant je vais beaucoup mieux grâce au régime. Je n’ai presque plus peur. Je suis détendu. J’aime bien rire avec les autres. Je n’ai plus peur du trajet pour aller voir un amis ou de demander un billet de train au guichet par exemple. Je mange beaucoup moins qu’avant sans faire spécialement attention. Je profite mieux de la vie et suis beaucoup plus disponible pour mon entourage. Les services rendu ne sont plus à sens unique et je sais rendre la pareille dorénavant. J’ai l’impression d’avoir un passé car les souvenirs me reviennent en mémoire spontanément. Je ne stresse presque plus à l’avance et gère les problèmes quand ils se présentent au lieu d’anticiper le pire à chaque fois. Que des petits détails qui ne se voient peut-être pas de l’extérieur mais qui, pour moi, change tout. Ce n’est pas une question de capacité intellectuelle pour ma part. J’ai tout de même réussi toutes mes études sans l’aide du régime, il ne faut pas l’oublier.
Il s’agit de bonheur, tout simplement.

Blouf

PS: Dans la famille du coté maternel, il y a une personne ayant une fibromyalgie et deux aillant des problemes de thyroides à ma connaissance.






DavidMon fils David a presque 4 ans au moment où j'écris ces lignes, c'est un enfant quelque peu différent des autres. Cette "différence", je ne lui donnerai pas de nom car je n'aime pas mettre des étiquettes sur quelque chose d'aussi abstrait et subjectif que l'évaluation comportementale d'un enfant et cela d'autant moins qu'aucun médecin n'a pu porter de diagnostic qu'il ait lui-même maintenu par la suite.

À ce jour, je dirai simplement que mon fils présente un retard de langage par rapport aux autres enfants de son âge. Consciente qu'il revient de bien plus loin, je suis relativement optimiste quant à l'avenir mais je ne sais pas encore vraiment de quoi il sera fait.

J'ai souvent eu l'envie de partager cette expérience avec d'autres parents au travers d’un témoignage que je voudrai toutefois prudent. En aucun cas, je ne voudrai qu'une interprétation de ce récit soit vu autrement que pour ce qu'il est. Ce témoignage ne constitue pas une affirmation de ma part quant à l'efficacité des diverses approches que j'ai pu entreprendre mais simplement le désir de relater des faits suffisamment troublants. Toutefois, ne voulant pas occasionner des espoirs chez des parents connaissant les mêmes difficultés et qui pour autant n'obtiendraient pas les mêmes résultats je n’oublierai pas de signaler que chaque enfant est différent et réagit différemment.

De plus, comme tous les termes ont été employés, pour expliquer cette "différence " chez mon enfant (épilepsie, syndrome de Landau Kleffner, aphasie, forme d'autisme, autisme débutant, TED) et qu'aucun n'a pu être considéré comme définitif, je m'en tiendrais purement à mes propres constatations dans les diverses étapes du développement de David.

Forme d'Autisme, c'est en mars 99, David a presque 2 ans et demi, que ce terme est lâché brutalement par une pédopsychiatre. Je reste sans voix, je ne comprends pas " forme d'autisme " qu'est ce que cela veut dire? David ne peut pas être autiste, il a toujours évolué d'une façon très précoce et en tout, les souvenirs repassent très vite devant mes yeux. Il tenait assis à six mois, marchait à un an, a dit ses premiers mots vers cet âge-là. À quinze mois il connaissait toutes les parties de son corps et faisait au revoir, les clins d'œil, les marionnettes etc.. Elle se trompait, il ne pouvait pas avoir une forme d'autisme, il avait parlé, joué, rigolé, touché à tout, fait le clown, imité son frère etc.. Bien sûr, si j'étais là, c'est qu'il s'était passé quelque chose que je ne comprenais pas, il avait commencé à changer vers 15 mois, puis avait cessé de parler vers 18 mois. Tout s'embrouillait dans ma tête, je suis rentrée, j'ai regardé les photos, j'ai appelé la pédiatre, non elle n'y croyait pas non plus, il fallait être sûr, faire des examens neurologiques pour voir s'il n'y avait pas une autre cause à ses problèmes. Je reprenais espoir.

En avril 99, David passe un IRM et un EEG en raison de phénomènes « d’absences » observées. L’IRM cérébrale montre un hypersignal localisé dans la région hippocampique droite ainsi que des anomalies de signal diffuses dans la substance blanche. Le tracé de l’EEG est caractérisé par la présence d'ondes aiguës crochetées. L’enregistrement de sommeil ne met pas en évidence de pointes-ondes continues, ce qui élimine le diagnostic de syndrome de Landau Kleffner. Par contre, il existe des anomalies d’organisation du sommeil avec un endormissement en sommeil paradoxal et un tracé mal structuré. La signification pathologique de ces anomalies n’est pas claire pour le neurologue qui ne peut interpréter et il me demande ce que pense le pédopsychiatre du comportement de David Moment très difficile, il ne relève pas négativement le diagnostic d'autisme et son regard inquisiteur est insupportable.

Oui c'est vrai, mon fils va de plus en plus mal, depuis ses quinze mois, il n'est plus le même, il est devenu capricieux, coléreux, impossible à canaliser, il ne parle plus depuis l'âge de dix-huit mois et utilise mon bras pour atteindre un verre d'eau. Dans les six mois qui ont suivi, son comportement n'a cessé de se dégrader, il s'est replié sur lui-même allant parfois jusqu'à refuser qu'on le touche. De deux ans à deux ans et demi, la situation devient catastrophique, il est absent, ailleurs, il joue sans cesse avec les mêmes jouets, de la même façon, il ne s'intègre pas aux groupes d'enfants de la crèche, il a tendance à s’occuper seul dans des activités assez stéréotypées. Il se réveille plusieurs fois par nuit, devient difficile à nourrir, sélectif et exclusif dans les aliments qu'il consomme, ne s'intéresse à rien, refuse d’entrer dans un square ou il y a d’autres enfants, fuit les regards allant même jusqu’à cacher ses yeux devant le regard d’un inconnu et ne manifeste plus aucune joie en notre présence. Je le vois de jour en jour partir dans un autre monde, un monde à lui seul, je suis impuissante, je sais qu'il y a quelque chose, mais quoi ?

Ce quoi fera l’objet de multiples recherches et de contact auprès d’autres parents mais, un an plus tard, au moment où j'écris ces lignes, mon fils n'a plus aucun trouble du comportement, ses rires ont remplacés ses cris stridents, il chante dans son bain, comprend tout, compte jusqu'à vingt, connaît les couleurs, les formes, réclame les copains pour ses sorties du week-end, il aime la compagnie, l'école, le centre de loisirs et, malgré un langage encore restreint, il arrive à composer de vraies phrases, à manifester oralement tous ses désirs et je craque quand il dit : "tu veux un gros bisou ou un petit bisou". Il réussit assez bien dans les activités qui demande de la logique et a la volonté d'apprendre.

L’IRM et l’EEG ne montre plus aucune anomalies et s’il reste encore beaucoup à faire pour comprendre comment fonctionne le métabolisme de mon fils, je sais tout au moins qu’il n’est plus autiste mais aussi qu’il y a sans doute une différence fondamentale entre « être autiste » et avoir un « comportement autistique ».


LE TRAITEMENT :


Anomalie de signal dans la substance blanche ; le soir même, je fais des cauchemars sur ces termes dont je ne connais pas la signification. Le matin de l’IRM David avait été testé sur une éventuelle intolérance au lactose afin de préciser l’origine de la diarrhée chronique qui durait depuis près d’un an. Ce test s’était révélé positif, dans mon sommeil, mon inconscient avait tourné cela au cauchemar, je rêvais de mon fils s’endormant avec son biberon de lait et que celui-ci se déversait dans son cerveau. Aujourd’hui, avec le recul, je sais que ce rêve issu de l’inconscient ou de l’instinct avait un sens tout autre mais un lien avec ce qui se produisait dans l’organisme de mon enfant.

Dès le lendemain je suivi les prescriptions du gastro-entérologue et supprimai toute source de produits laitiers. Ce qui me surpris le plus, c’est que David (qui avait pour mauvaise habitude de se réveiller toutes les nuits et même plusieurs fois par nuit) dormit ce soir là comme un bébé et toute les nuits qui suivirent. Je ne voulus pas en tirer de conclusions hâtives, j’étais perplexe d’autant que la diarrhée, quant à elle, n’avait pas cessée pour autant.

Ce fut par un hasard extraordinaire qu’un mois plus tard je pu être mise en relation avec une maman dont les deux enfants avaient connu le même développement précoce que David, la même régression, au même âge et qui me fit le récit de son historique et de celui de dizaines d’enfants qu’elle connaissait. J’écoutai avide de comprendre, ce fut bref, rapide, claire et je l'ai cru tout de suite, cette histoire était incroyable mais je n’eus aucun doute. Elle m’orienta sur de nombreux site Internet expliquant très bien tout cela et sur les nombreux témoignages des parents.

Cette théorie était la seule qui pouvait expliquer le comportement alimentaire de mon enfant et les crises qui s’ensuivaient. La majorité de ces enfants (80% me dit-elle) souffrent de la perméabilité intestinale, dans ce syndrome, les dommages à l'intestin permettent à des bactéries, à des toxines et à des particules non digérées de passer dans la circulation sanguine. La perméabilité intestinale pouvait mener aux allergies alimentaires et à la diarrhée chronique et même à la constipation alternative. Elle m'expliqua sommairement les rôles des peptides alimentaires du gluten et des produits laitiers. Ces protéines, ne sont pas entièrement assimilées sous forme d'énergie utilisable (acides aminés) et restent sous la forme biologique de peptides qui ont une action « opioïde » par nature. S'ils passent la barrière intestinale, ils deviennent une véritable morphine pour le cerveau.

Ces peptides opiacés provoquent une dépendance affectant la transmission neurologique, et pouvant induire ensuite des difficultés de comportement et de langage, très caractéristique en autisme, dyslexie et déficit d'attention. Ces enfants sont dans l’état d’un « drogué » à cause d’une déficience immunologique qui empêche le système digestif de décomposer convenablement le gluten et la caséine (protéines contenues dans les produits laitiers de toute origine animal), il s’ensuit des compulsions vers cette forme d'alimentation par effet de manque. Ceci parce qu'une première bouchée leur donne l'impression d'améliorer un état dépressif ou même un sentiment d'euphorie et de bien-être. Malheureusement ces sensations ne durent pas. Une ou deux heures plus tard, elles sont suivies de dépression, d'anxiété et d'abattement qui les poussent à consommer de nouveau l'aliment dont ils deviennent totalement dépendant. Ils régressent, se perdent dans leur monde et perdent aussi toute capacité intellectuelle ainsi que l'accès au langage il s’ensuit les troubles du comportement qui confirment le diagnostic d’autisme.

Tous les articles (venant de l’étranger pour la plupart) racontaient la même chose, tous les témoignages de parents qui avaient essayé ce régime d’exclusion encourageait à l’entreprendre au plus vite pour son effet des plus bénéfique sur le comportement, le langage et les apprentissages. Le régime libre de gluten et de caséine pouvait éliminer ces substances dangereuses du système de l'enfant, il devait être strict à 100% strict, et plus l'enfant le commencerait jeune, plus les résultats réels seraient rapides. Chez des enfants plus âgés les résultats pouvaient être impressionnants, mais pouvaient prendre une année complète avant de se manifester.


Cette théorie de : « dépendance compulsive vers une forme de drogue » expliquait bien des choses, aussi invraisemblable qu’elle était, elle ne l’était pas pour moi.

A maintes occasions, j’avais été sidéré de voir mon enfant avaler une baguette de pain et en réclamer une heure plus tard. Il pouvait sortir de table après un repas copieux, il devenait comme fou s’il voyait un bout de pizza. J’avais comme cela des tas de souvenirs presque choquants. Par exemple la fête de fin d’année de la crèche où tous les enfants regardaient le Père Noël et attendaient leurs cadeaux. David était déjà au buffet et avalait canapé sur canapé, son cadeau il ne l’avait même pas regardé, il mangeait. Il avait commencé avant tout le monde et deux heures plus tard, alors que plus personne n’avait plus faim, il mangeait encore. Aucun adulte n’aurait pu en avaler autant, j’avais peur qu’il en soit malade et j’essayais de l’éloigner du buffet, il hurlait. Il avait fait la même chose, une semaine plus tard, à la fête de fin d’année de ma société, cela avait commencé à 15 heures et il avait mangé jusqu’à 18 heures, sans arrêt. Il avait l’air heureux juste après, à l’époque j’aurais dit, rassasié, aujourd’hui je dirais « chouté » mais alors complètement, à en éclaté de rire sans raison, comme ivre.

Des souvenirs comme cela, j’en avais tant, surtout aujourd’hui ou j’essayais de me les remémorer, j’étais convaincue qu’il y avait une part de vérité dans tout cela car effectivement il n’était pas aussi vorace quand il s’agissait de pomme de terre ou de riz, qu’il refusait même parfois carrément jusqu’à ce que je lui fasse une assiette de pattes, qu’il mangeait toujours. ! !

Autiste, un bien grand mot pour un si petit bonhomme, je me devais d’essayer, de faire cela pour mon fils, je n’avais pas grand chose à perdre et peut-être tout à gagner. Il ne consommait déjà plus de produits laitiers depuis le test d’intolérance au lactose que j’avais remplacé par du lait de riz enrichi en calcium, il me restait donc à contourner le gluten ce qui n’allait pas être une mince affaire dans la mesure ou c’était la base de son alimentation.

Au début, j’étais perdue, mais petit à petit j’arrivai a composer des menus équilibrés avec un support féculent (riz, pomme de terre), un légume, une viande et une compote de fruit comme dessert. J’avais plus de mal pour le petit déjeuner, mais je finis par y arriver avec des galettes de riz ou des gâteaux fait maison à base de farine de châtaignes ou de farine de riz car il me fallait contourner blé, seigle, orge, avoine qui contiennent du gluten.

Ne voulant que les avis soient faussés, je ne dis rien à ma famille vis à vis de ce régime et je notai chaque jour sur un agenda ce qui se passait. Au début David semblait aller plus mal, plus grincheux, plus opposant, comme je m’en inquiétai auprès de mon amie, elle me répondit que c’était normal, qu’il y aurait un période avec un effet de manque, qu’il fallait que l’organisme reprenne ses repères. Je continuais donc en considérant mon fils en cure de désintoxication, le mot semblera lourd à certains mais c’est comme cela que j’ai ressentie les jours qui suivirent.

J'attendais avec impatience des événements plus encourageants. Il ne furent pas long à venir, j'en garde le souvenir très précis. C'était un samedi après-midi, je regardais David comme si j'avais vu un fantôme, il ne faisait pourtant rien d'extraordinaire, il jouait avec un bateau, il le faisait naviguer. Mais pour moi c'était magique, depuis près d’un an je n'avais jamais vu mon fils jouer avec ce bateau, il passait invariablement ses journées à manipuler de petits animaux, toujours et toujours. Ce jeu si pauvre m'avait désespéré plus d'une fois. En peu de temps, il se mit à regarder des livres, à écouter des histoires, à pousser un petit train. Et puis il y eut ce mot "merci" qui me rempli de joie, le premier qu’il prononçait depuis un an. Alors je lui demandais ou était son nez et il mit son doigt dessus. J’enchaînais et tes yeux ? Ta tête ? Ton ventre ? Tes mains ? Tout, il montait tout, j'en aurais pleuré, il les connaissait avant, mais depuis longtemps, il ne voulait plus participer à ce petit jeu.


Nous étions en juin 99, David suivait le régime sans caséine depuis deux mois et sans gluten depuis un mois, ses progrès étaient spectaculaires mais je n’arrivais pas à m’en réjouir totalement car David devait passer un IRM de contrôle après injection de Gadolinium afin de préciser les anomalies constatées sur celui d’avril. J’étais anxieuse, tendue, je craignais que cet examen ne mette en évidence quelque chose d’irréversible par rapport à l’hypersignal localisé dans la région hippocampique.


J'attendais, avec une angoisse indescriptible, qu'il se réveille de l’anesthésie générale et que le radiologue nous fasse son rapport. Ce fut un moment magique, rien, il n’y avait rien, je n’en revenais pas, j’insistais, Rien, vous êtes sûr ? Pas d'hypersignal, pas d'anomalie dans la substance blanche ? J'étais si surprise que je ne pus m'empêcher de poser encore une question. Et dans la région hippocampique ? Elle souriait, mais non, il n'y a absolument rien là non plus. N’y avait-il jamais rien eut ou le régime y était il pour quelque chose.

Je revis le neurologue avec ce résultat, pour lui il était évident qu’il n’y avait jamais rein eut, que c’était une défaillance de machine trop ancienne. J’ai tenté de parler du régime mais je me rendis vite compte qu’il n’avait pas bonne presse en France. Pourtant, tous les neurologues connaissent l'efficacité du régime cétogène dans les cas d'épilepsie réfractaire aux antiépileptiques, ils le conseillent en dernier recours mais il est admis et il n’a d’autres preuves de son efficacité que celle d’avoir été tenté avec succès alors pourquoi n’en était-il pas de même avec le régime sans gluten sans caséine ? Sans doute parce que peu de parents en connaisse l’existence et le tente. Ou bien parce qu’il n’était pas étayé par suffisamment de preuves scientifiques ou encore parce qu’il peut paraître improbable que l’on puisse sortir d’un trouble aussi profond que l’autisme par le seul fait de supprimer deux aliments, j’étais consciente de tout cela et je compris qu’à moi de prouver que David avait bien une pathologie de perméabilité intestinale, le reste ne voulait rien dire.

J’étais consciente aussi que ce mécanisme ne pouvait faire appel qu’à une fonction métabolique complexe et qu’il me faudrait passer par des analyses qui mettraient en évidence des défauts enzymatiques, des carences vitaminiques, des déséquilibres divers, des allergies alimentaires et un système immunitaire défaillant.

Je repris donc tous les textes Internet et je dressais la liste de toutes les anomalies métaboliques retrouvées le plus souvent chez les enfants ayant un comportement autistique. Je fus moi-même surprise de voir que ce trouble « soi-disant » psychiatrique était largement documenté à l’étranger comme un désordre biologique mais effrayé par la liste impressionnante que cela représentait.

N’ayant aucune formation médicale ou biochimique, il me fallu me familiariser avec beaucoup de termes et de marqueurs organiques. J’imprimais tout ce que je pouvais et je lisais jusqu’à deux heures du matin pendant le sommeil de mon fils.

Je finis néanmoins par dresser une liste non exhaustive des examens prioritaires et je choisie de commencer par ceux pouvant expliquer la diarrhée chronique. Persuadée en cela que David évoluerait davantage si on en déterminait l’origine.

L’Autisme est un symptôme, j’en étais convaincue, les textes le disaient. « Symptôme qui signale que quelque chose intoxique la personne au point de déranger le fonctionnement normal de son cerveau ». Il me fallait trouver ce qui intoxiquait mon fils et cela au delà du gluten et de la caséine si c’était le cas. Il paraissait évident que les enfants autistes étaient sensible à certains aliments et je pris donc rendez-vous dans un service d’allergies alimentaires ainsi qu’un rendez-vous dans un service de maladie métabolique et me procurait le nécessaire pour réaliser le test de perméabilité intestinale.

Le tout fut réalisé en juillet 99. Le résultat de l’examen de perméabilité intestinale arriva peu de temps après, il me conforta dans la certitude que mon fils présentait bien cette pathologie et que le régime n’avait pas été instauré en vain, il avait trois fois la norme maximum.

Pour les allergies alimentaires, j’étais plus ou moins sceptique car David n’avait jamais fait de réactions cutanées, toutefois, je voulais en être certaine. Dans le même temps je reçu les résultats de la coproculture (demandée parce qu’une grande majorité des enfants autiste ont des candidas ou des bactéries intestinales dans des proportions non négligeables).

Les micro-organismes, (champignons comme le Candida-Albicans), ils sont les plus rapides à envahir le corps et peuvent s’installer sur toutes les muqueuses. S’ils s’installent dans l’intestin, il se forme une paroi qui empêche l’absorption normale des aliments, des vitamines, etc. Les aliments sont à moitié digérés. L’enfant ne présente pas d’allergies visibles comme des éruptions cutanées mais des intolérances alimentaires provocant des troubles du comportement et des dysfonctionnements du cerveau. Là encore, mon enfant était concerné, et on retrouva candida-albicans et salmonelles et un traitement fut mis en place.

Fin juillet 99 avec toutes ces recommandations, la diarrhée chronique cessa enfin et mon fils devient propre. Il allait de mieux en mieux et prononçait de nouveau une vingtaine de mots. Il restait encore beaucoup à faire au niveau socialisation car il cachait encore ses yeux devant le regard d’un inconnu et les médecins, dans le doute, évoquaient encore le diagnostic de « trait autistique ». J’avais compris depuis longtemps qu’il faudrait me battre sans leur aide et qu’il était bien facile de faire ce genre de diagnostic alors que, justement, je consultais pour savoir pourquoi mon enfant avait des traits autistiques.

Je suppose qu’ils n’avaient pas fait tant d’années d’études pour simplement répertorier des symptômes sur un papier, surtout que j’énumérais moi-même les problèmes de socialisation. Mais je devais me rendre à l’évidence, ils n’en savaient pas beaucoup plus que moi sur l’autisme et le prix Nobel était encore à la disposition de celui qui en trouverait la clé.

Il paraissait évident qu’il fallait dire les clés car l’autisme semblait un gigantesque puzzle impliquant des mécanismes complexes dont vraisemblablement une part de génétique ou de prédisposition génétique.

Le régime n’était pas la clé qui ouvrait toute les portes, il permettait de limiter de façon importante les problèmes de déficit d’attention et de comportement ainsi que l’absence de langage mais il ne guérissait pas de l’autisme, il était un des nombreux éléments qui traite les effets et non la cause.

Quant à moi, revigorée par les progrès de mon enfant, j’étais prête à mettre à son profit tous les éléments connus à ce jour pour faciliter les apprentissages et à défaut d’avoir la cause, je voulais limiter les dégâts et pour cela, il fallait que l’organisme fonctionne au mieux de ses possibilités, j’attendais donc avec impatience les résultats du bilan métabolique qui pouvait orienter sur des carences ou des déséquilibres.




En septembre, il est accepté en première année de maternelle malgré un langage encore très rudimentaire, ce qui me remplit de joie car on m'avait initialement orienté sur Handicap Petite Enfance.

Aujourd'hui personne (dans le milieu médical) ne peut répondre au pourquoi de la régression, des troubles envahissants du développement ni à la reprise des acquisitions sous ce régime, pas plus qu’à la normalisation de l’EEG et de l’IRM. Quant au régime sans gluten sans caséine si j'y fais allusion, on m'affirme qu'il n'y a pas de preuves scientifiques de son efficacité.

Ma seule constatation est que le moindre écart provoque des semaines difficiles avec réveils la nuit, irritabilité, cris, régression dans le langage.

Si je crois toujours que ce régime apporte énormément à mon fils au niveau concentration et apprentissage, je remercie aussi les gens qui l'ont aidé dans le milieu scolaire et l'ont accueilli comme n'importe quel enfant.

Quand l’amour d’une mère est plus fort que la maladie


David AUJOURD'HUIDavid a aujourd'hui un peu plus de neuf ans, il est en CM1 comme n'importe quel enfant de son âge.

Je pense que je ne porte pas sur lui le même regard qu'une mère qui n'aurait jamais connu tout cela, j'ai l'impression de l'avoir mis au monde deux fois et je le trouve formidable.

Du comportement autistique, il ne reste rien. Il suit toujours le régime SGSC et il nous a même convaincu de le suivre aussi.




Réponses à “Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie”BOISSON dit :
15 juin 2006 at 13:44
Bonjour,
Je suis la maman de Raphaël, qui depuis quelques semaines est traité à la Ritaline. Je cherche à comprendre pourquoi. Est ce les instit qui ne supportent plus les enfants “pas comme les autres” ou y a t’il un autre problème ? En lisant des forums, et divers études, il y a une chose qui m’a choquée, le chocolat… Effectivement, mon fils mange énormément de nutella. Serait ce la clé de l’énigme ? Merci de me donner votre opinion.

latarche dit :
19 juin 2006 at 13:13
bonjour,
Je suis Maman d’un petit garcon agé de 3 ans.
Mon enfant présente un développement moteur et intellectuel trés satisfaisant et pourtant il souffre de grosses constipations depuis sa naissance.
Nouveau né, je consultais deja mon medecin pour des selles explosives alors que je l’allaitais.(il poussait tres fort, rougissait et une selle “explosais” jusqu’au cou-il fallait alors le changer entierement-)
a 5 mois (fin de l’allaitement),48 h apres le sevrage complet et environ 1 semaine apres l’injection d’un premier vaccin pentavac, mon bébé a débuté une tres forte constipation.Les selles etaient dur comme du ciment, d’un diametre effrayant pour un si petit garcon et tres longues.
Les pediatres à l’epoque ne trouvant pas de solution ont préféré penser que le probleme etait dans la tete de la maman.
Aucun traitement n’etant efficace , un medecin m’a proposé de lui donner autant d’IMPORTAL qu’il en faudrait pour avoir des selles.
Nous sommes monter à 6 doses adulte!!
aujourd’hui, il consomme tous les matins 1 dose adulte de DUPHALAC soit 15 cc.
Nous avons essayé l’ostéo, la methode NAET (en cours),la psychotherapie familiale…
Peut etre pourriez vous l’aider en nous proposant une nouvelle méthode de médecine..
Je garde espoir pour qu’un jour mon petit garcon puisse se lever le matin sans avoir besoin d’aucune adjonction medicamenteuse pour aller faire “caca”
merci sandrine

Maud dit :
29 juillet 2006 at 9:44
vous pourriez essayer en pharmacie la tamarine qui est un produit naturel qui est généralement très bien pour les gens constipés, mais voir avec votre médecin car c’est déconseillé en dessous de 12 ans, toutefois vu votre cas … a dose réduite c’est peut être possible. Avec la tamarine
le séné agit sur les muscles intestinaux en stimulant le péristaltisme (mouvements involontaires des intestins qui permettent le déplacement du bol alimentaire); il soulage ainsi la constipation
Sinon vous pourriez lui faire prendre tous les jours une cuillère d’huile de paraffine ou d’huile d’olive toujours à jeun
la tisane de boldoflorine aussi donne de bon résultat et tout ceci sont des produits naturels

crismont dit :
18 septembre 2006 at 12:09
Pour Latarche
Même probleme et j’ai 36 ans
Duphalac, importal et tout autre magrocol … rien
Prendre All bran ou tout autre avec beaucoup de son tous les jours pendant 1 semaine/2
pruneaux en compote hépar 1 semaine / 2 arr^^et puis reprise
cuillère a café d’huile de paraffine (ansöil) 2 trois fois par semaine.
Le séné ça fait très mal pour les enfants j’en prend en cas d’estrême… besoin
Il y des résultats

Camille dit :
17 octobre 2006 at 16:37
Bonjour à la maman de Raphaël et à toutes les mamans qui ont des enfants “agités”. Je suis moi-même mère de 3 enfants dont 1 qui ne dormait que 4 heures par 24 heures. Quand il a eu 3 ans, j’ai rencontré le Dr CAUDAL et lu le livre conseillé sur les phosphates.
Depuis qu’il n’en mange plus ou presque puisqu’il déjeune à la cantine, sa vie et aussi la notre vie à complètement changée.
Je suis prête à répondre à toutes vos questions, maintenant que j’ai 4 ans d’expérience avec cette alimentation sans additifs.
Bon courage à vous.
Cordialement

sabine dit :
14 décembre 2006 at 11:15
Bonjour Camille.
Je suis la maman de Corentin qui vient de fêter ses 3 ans. Vers 2 ans, il a commencé a faire beaucoup de difficultés pour s’endormir le soir : bras de maman, cris, pleurs et finalement, il s’endormait d’épuisement vers 23h30 du soir. Puis cet été, il s’est mis à faire des colères monstrueuses qui se sont accentuées à la rentrée (sa 1° rentrée en maternelle et ma reprise de travail aussi !!) pour finir par se calmer petit à petit. Nous avons remarqué qu’il se mettait très en colère dès qu’il avait faim (heure du repas approchant, donc) ou quand il était très fatigué (heure de la sieste approchant). Il arrive à mieux se contenir mais il est encore très “caractériel” pendant ces moments-là : opposition forte à toutes propositions, même celles allant dans son sens, changement d’avis, comme de chemise….
Bref, parfois nos fins de journées ou nos week-end virent au cauchemar !!! Même s’il y a du mieux.
On vient de me parler d’intoxication au phosphate et je vais courir acheter des bandelettes test pour voir où il en est.
Mais, vous, comment avez-vous fait pour diminuer les phosphates dans l’alimentation de votre fils ?
Merci d’avoir lu jusqu’au bout mon “roman” et surtout merci de me répondre.

Evelyne Drevet dit :
12 février 2007 at 0:13
Mon petit vient de commencer la diète sans phosphate voilà deux jours. Il se trouvait à un peu plus de 8 de PH le matin à jeun et était devenu ingérable. Il accepte volontier cette diète car il m’a dit qu’il en avait “vraiment marre d’être mal et de se faire gronder par tout le monde”. Toutefois, il rechigne un peu pour les boissons. Il avait l’habitude de couper parfois son eau de boisson avec de la grenadine. Que puis-je lui proposer comme autre solution afin de changer avec l’eau minérale.
Merci de votre réponse … parfois un peu de douceur fait accepter le régime.
Je ne sais pas si c’est le fait du régime (2 jours, c’est peu) ou autre chose mais il a retrouvé le sourire.

Evelyne

Michelle dit :
22 février 2007 at 16:28
J’ai eu connaissance des méfaits des phosphates dans l’alimentation.
J’ai commencé à supprimer certains aliments.
Pouvez vous me donner des informations sur l’achats des céréales qui peuvent être utilisées ?
Mes enfants mangaient beaucoup de nutella.
Je leur ai expliqué qu’il n’y aurait plus d’achat de nouveaux pots.
Je reste à votre écoute pour toute information sur ce mode alimentaire et s’il y a un lien avec des enfants dyslexiques.

Michelle

Patricia dit :
22 février 2007 at 21:42
Bonjour, J’ai un garçon de 10 ans qui a été traité avec de la ritaline… sans changement… Je n’ai encore pas fait le pas pour l’alimentation sans phosphate… N’est-ce pas trop contraignant ? J’ai trois autres enfants… donc faut gérer tout ça…et y a-t’il des listes présices d’aliments à ne pas consommer ?
Merci de vos réponses…

Evelyne Drevet dit :
28 février 2007 at 23:47
Taper diète Hafer sur internet, il y a de nombreux articles qui peuvent aider. J’ai trouvé dans une coop-bio du sirop de menthe, des bonbons et des biscuits sans phosphates. Pour le reste, je cuisine désormais simplement avec des produits dont je vérifie les étiquettes et lorsque je ne trouve pas en grandes surfaces les produits, je m’approvisionne en coop-bio (attention verifiez les étiquettes car même là, il y a de la lécithine de soja). Nous mangeons tous la même chose et nous nous en portons bien. Jordan va mieux même si ce n’est pas encore miraculeux, il y a une amélioration visible.

Pour info, l’adresse courriel de Mme Dr. Caudal est: f.caudal@tiscali.fr, pédiatre de dijon qui m’a envoyé gentiment une liste. La voici : Pendant le test de la diète réduite en phosphates (4 jours).

Oter :

• E 322 : lécithine ( = phosphates ) de soja , de jaune d’œuf…dans les plats tout préparés , certains chocolats , cacaos , glaces et autre Nutella…
• E 338 : acide phosphorique dans le Coca-Cola… (0,7 g/l ce qui est énorme ) E 339, 340 ,341 dans les saucissons , charcuteries , fromages fondus …et E 442.
• E 450 , 451 , 452 : di ,tri et polyphosphates dans les fromages fondus de type Kiri , Petit Louis , Vache-qui-rit , Cancoillotte industrielle …et les charcuteries aux polyphosphates…
• La levure chimique ou poudre à lever ( type Alsa) qui contient du pyrophosphate…dans de nombreux biscuits , cakes , pains d’épices , gâteaux industriels .
• E 1410 à 1414 et E 1442 : diamidons phosphatés dans les cakes , biscuits .
• Le riz traité pour ne pas coller : l’incollable , le « parboiled » .
• L’acide citrique , synergique avec les phosphates , dans les Sprite , Fanta , Ice tea …diluer les jus de fruits industriels trop concentrés , éviter les jus d’agrumes même frais (orange , pamplemousse , citron , mandarine …) .
• L’acide malique , dans le vinaigre de cidre , ou E 296 , le vinaigre de pomme .
• Diminuer les oléagineux , les légumineuses , les jaunes d’œufs , le lait de vache ( qui contient six fois plus de phosphates que le lait maternel ) …si la consommation est très importante .
Tous ces additifs représentent des liants , émulsifiants , antiagglomérants , conservateurs , gélifiants , épaississants , stabilisants de l’agro-alimentaire…

Prendre à la place :

• Comme cacao du matin : Banania ou le moins cher du Leader Price…
• Comme chocolat en tablette : Grand Jury à 80 % de cacao , la plupart des tablettes du commerce équitable ( sauf chocolat dessert ) dans les grandes surfaces …les marques Montignac , Bonneterre , Le moulin des moines, La Vie Claire …dans le magasin diététique …
• Jus de poire , raisin , abricot , ananas …diluer les jus industriels .
• Bicarbonate de sodium pour faire lever les gâteaux , ou le sachet : « poudre à lever sans phosphate » en diététique .
• Comme charcuterie : Fleury-Michon , Madrange , Grand Jury , Herta c’est écrit : sans polyphosphates conformément à la réglementation .
• Comme céréale infantile : toute la gamme Biocarrefour est exempte de lécithines ( gluten et protéines de lait de vache ) , entre autres …
• L’antidote : le vinaigre de vin ( acide acétique ) à prendre tous les matins pendant une semaine : une c. à café dans un verre d’eau tiède avec du miel et aussi dans la sauce de salade , les cornichons ,les oignons au vinaigre …Le Ca-Mg en arko-gélules ou sous forme de Dolomite ( roche) à raison d’une à deux gélules ( ouvrir la gélule et mélanger le contenu avec un aliment au cours d’un repas possiblement phosphaté …pour faire un précipité neutre ) .

Evelyne

camille dit :
6 mars 2007 at 16:01
Bonjour Camille,
Moi aussi j’ai également un garçon de 6 ans qui est agité - problèmes scolaires (manque d’attention - ne forme pas ces lettres etc). J’ai commencé à lire le livre sur les drogues phosphatées mais mon fils n’aime pas vraiement ces produits sans gluten ni caséine !
Quelle marque de vinaigre de vin faut-il prendre ?
J’aimerai correspondre si c’est possible avec vous comme vous avez déjà suivie ce régime - par avance merci. (defrance@ensm-douai.fr)

Evelyne Drevet dit :
7 mars 2007 at 23:38
Ok à deux, nous serons plus forte.
je t’envoie un mail. Si tu as un soucis de réception dis le moi.
A bientôt

Evelyne

Michelle dit :
19 mars 2007 at 16:28
Je vous transmets mon E mail pour toutes informations sur l’alimentation sans phosphates.
J’ai supprimé tous les produits qui ne convenaient pas pour toute la famille.
L’ambiance est beaucoup plus calme.
Bon courage à vous. N’hésitez pas à m’écrire.
dominique12.bernard@laposte.net
Michelle

Céline dit :
2 avril 2007 at 17:49
bonjour.
Je suis maman de 2 petits garçons, tous deux hyperactifs, donc hyperémotifs. Le grand, qui, a 5 ans aujourd’hui, a eu de gros problèmes de constipation. On a passé des heures sur les toilettes, lui pleurant toutes les larmes de son corps et hurlant de douleur, moi pleurant tout autant, de le voir comme ça. Jusqu’au jour où quelqu’un m’a conseillé de voir un microkinésithérapeute (taper “microkinesie” sur google pour avoir les adresses). Ca a été phénoménal. 24h après, il était guéri. Nous avons eu 2 séances, mais dès la première, il n’a plus été constipé. Cela fait maintenant 6 mois. Et c’est normalement fait pour durer. Je viens également de commencer la diète Hafer grâce au Dr. Frédérique Caudal de Dijon. A suivre…..

lallement dit :
16 avril 2007 at 9:30
Bonjour,
J’ai un enfant de 16 ans hyperactif depuis tout petit, n’a fait ses nuits qu’à l’âge de 3 ans.
La vie n’a jamais été très tranquille, enfant très agité, ne reste pas concentré et a donc des problèmes scolaires et relationnelles. A été vu par un psy, qui a commencé à me parler de Ritaline et là je n’ai pas été d’accord donc nous sommes restés avec nos problèmes de concentration et tout ce qui va avec. Je serais très intéressée par les résultats de personnes qui ont suivi cette diète ainsi que l’anti-dote au vinaigre. Je vous remercie.

Evelyne Drevet dit :
30 avril 2007 at 15:00
Voilà 3 mois que j’ai commencé la diète hafer. Aujourd’hui, Jordan est 2ème en matières littéraires et 4ème en matières scientifiques. Il a bien admis le règime et n’a plus de problème à l’école. Plus de punitions et sa moyenne à l’école est montée. Au foot, il n’a plus de problèmes relationnels et s’est bien intégré à l’équipe. Et à la maison, on revit !!!! Jordan reste un enfant éveillé, actif mais joyeux, agréable et calin. Il admet les règles désormais et les suit. En fait, je m’aperçois très vite lorsqu’il fait un écart car son comportement change pratiquement immédiatement. Dans ce cas : soit je lui donne une cuillère de vinaigre de vin (mais il n’aime pas), soit une gélule de Calcium/magnésium. Mais, la plupart du temps, il respecte son régime. C’est donc très rare que nous devons lui en donner.
Pour Jordan, cette diète est très bénéfique et je trouve assez facile à faire lorsqu’on a pris l’habitude des produits permis (au début, c’est un peu galère car il faut éplucher toutes les étiquettes). Travaillant à temps complet, je me suis mise à cuisiner les week-ends et prépare les repas pour une partie de la semaine que je congèle.
Cela donne un peu plus de travail, mais l’essentiel c’est que Jordan aille bien maintenant.
Evelyne

catherine dit :
12 mai 2007 at 15:41
Ma fille étant hyperactive depuis toute petite (elle a 10 ans 1/2)nous avons essayés beaucoup de traitement dont la ritaline sans beaucoup de succès sur son comportement. Mon médecin actuel ainsi qu’un bio energéticien m’ont recommandé le régime sans phosphate. avant de commencer j’aimerais tester son ph avec les bandelettes mais à la pharmacie il ne connaisse pas, il m’ont demander de leur fournir un nom ou une marque. Quelqu’un aurait-il, donc un nom ou une marque à me donner pour que je puisse le faire commander, ainsi que des conseils pour ce régime sans phosphates. merci d’avance
catherine

Evelyne Drevet dit :
21 mai 2007 at 16:15
Tu trouveras des tests de ph dans les jardineries rayon aquarium. C’est ce que j’ai fait car c’est vrai que les pharmacies ne connaissent pas.
Pour la diète de 4 jours, c’est expliqué plus haut après pour le régime, c’est assez simple : j’ai supprimé les agrumes, et je lis les étiquettes. Tout ce qui est acide citrique, émulsifiants, conservateurs, E…, lécitine et phosphates, j’élimine. Je trouve les produits de base en coop bio (là aussi, il faut lire les étiquettes car il y a du phosphate et de l’acide citrique) et le reste, je cuisine à l’ancienne avec des produits naturels. J’ai proscrit tous les aliments préparés industriellement et les haricots car apparemment cela ne convient pas à Jordan.
Il faut savoir que lorsque Jordan fait un écart, cela se remarque immédiatement et malgré le vinaigre de vin (qui limite les dégâts), cela dure deux à trois jours. Jordan a pris conscience des réels bénéfices qu’il obtient en suivant son régime et fait de moins en moins d’écarts.
Bon courage.
Evelyne.

Val dit :
27 mai 2007 at 15:00
Bonjour,
J’ai découvert hier, en discutant avec une amie, du comportement de mon fils, les effets que les phosphates pouvaient avoir sur certains enfants. Toutefois, mon fils ne répond qu’à certains symptômes et j’aimerai avoir votre avis à vous qui vivez ça au quotidien. Quoiqu’il en soit, je souhaite de toute façon faire un test avec les bandelettes.
Mon fils à 4,5 ans. Jusqu’à son entrée en garderie, c’était un “bébé / enfant modèle”. Nous avons eu très peu de soucis avec lui, il était heureux, souriant, par contre très peu intéressé à la nourriture. A l’âge de deux ans, il est rentré en crèche et là, des petits soucis d’intégration sont apparus : brusquerie envers ses camarades, responsables, parents, crises importantes. Nous avons dès lors pris le parti de nous adresser à un spécialiste (pédo psychiatre) qui l’a suivi pendant plusieurs séances, en nous affirmant que ceci passerait avec le temps. Malgré tout, il aboutit maintenant à la fin de sa 1E et les problèmes d’intégration, de brusquerie continue. Sa maîtresse a également relevé un manque de concentration et une difficulté à tenir en place aussi longtemps que ses camarades.
Il est toujours suivi par un spécialiste mais, si notre fils semble content de suivre ces séances, l’évolution est longue. Le petit plus, les crises ont fortement diminué mais en lieu et place, il nous tient tête dès que possible.
Cependant, contrairement aux symptômes revenant souvent sur les sites traitant de ce problème, on relève des insomnies, des enfants constipés, or ce n’est pas son cas.
Bref, j’aimerais avoir l’avis de vous, mamans qui avez ou vivez ceci actuellement.
Merci d’avance.
Val

orlane dit :
27 mai 2007 at 15:27
Bonjour, je viens de commencer le régime sans phosphate et j’aimerais savoir s’il existe des yaourths sans phosphate, ainsi que des recettes de gâteaux à réaliser sans phosphate.
Merci d’avance.

Guyomarch Rémi dit :
12 juin 2007 at 23:35
Bonjour,
Je suis étonné de voir toutes les difficultés à gérer ces jeunes enfants dans la société. Néanmoins, il existe un laboratoire qui obtient d’excellents résultats (nutergia) car leur approche est très pertinente et correspond à ces excès alimentaires de phosphates catastrophiques pour le système nerveux et la flore intestinale.
Je pense également que notre acceptation à ce mode de vie ultra rapide et boulimique d’informations tue la véritable information. Le respect du rythme de chacun est important et la nature est là pour que nous puissions méditer sur nos incapacités passées à combattre un système de consommation pour servir un royaume capitaliste égoïste. Ces enfants hyperactifs n’accepterons pas ces conditions avec ou sans phosphates.

Evelyne Drevet dit :
23 juin 2007 at 22:25
Bonjour, c’est vrai que le système de consommation dans lequel nous vivons est une folie pure (on crée des besoins qui dans le fond ne sont pas nécessaires à notre bien-être). Les aliments industriels empoisonnent nos enfants : nous pouvons refuser cela en consommant différemment. Ma mère me disait toujours “lorsque on le veut, on le peut”. Quand au mode de vie qui nous est imposé, l’essentiel est d’être bien dans ce que l’on fait. Dans le temps non plus ce n’était pas rose. Les RTT n’existaient pas et les hommes, les femmes et les enfants fournissaient souvent un travail harassant et sous payé. Donc le “progrès” a ses mauvais cotés (que l’on peut éliminer) et ses bons côtés aussi. À nous d’agir. Le problème selon moi est la “non-information”. Il faut vraiment chercher pour découvrir les infos sur le danger des phosphates …etc… et je ne parle pas des grands scandales de ces dernières décennies (sang contaminé…)
Nos enfants hyperactifs sans phosphates feront leurs choix sachant peut-être mieux se méfier que nous (chat échaudé craint l’eau froide). À nous de leur faire prendre conscience des dangers de notre société en les intégrant dans celle-ci du mieux que l’on peut.
Evelyne

sabine dit :
22 août 2007 at 16:05
Bonjour, je viens de prendre connaissance de ce régime et bien évidemment je me dis que peut-être cela pourrait être intéressant pour ma fille âgée de 8 ans. Elle a beaucoup de difficultés scolaires, n’arrive pas à fixer son attention, remue sans arrêt sans être pour autant particulièrement hyperactive. Elle est suivie par une psy qui l’a beaucoup aidé à travailler sa confiance en elle, et en orthophonie car ma fille lit difficilement. Aucun thérapeute ne parle du syndrome des troubles de l’attention (TDAH) et pourtant il me semble qu’elle entre dans cette catégorie. J’ai commandé un médicament qui semble avoir fait ses preuves au Canada, substitut naturel de la Ritaline, le LTO3 à base de L-théanine une acide aminée. En avez vous entendu parler ? Je vais en outre me renseigner sur ce régime sans phosphates. Mais dites-moi si aujourd’hui vos enfants vont mieux. Merci beaucoup pour votre aide qui me sera précieuse.